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(#) Sujet: I don't know you - ft. Cara ♦ Dim 25 Fév - 21:12
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Cara & Clary
Le temps à New York commençait à un peu se réchauffer. Clary avait été bien heureuse de laisser tomber son manteau d’hiver pour une simple veste en cuir. Surtout qu’elle était totalement en train de refaire sa garde-robe, ces derniers jours. C’était Isabelle qui allait être contente d’ailleurs. Mais la jolie rousse faisait surtout ça pour elle. Elle avait envie de se sentir plus sexy, de paraître plus assurée, parce qu’elle l’était devenue, en fait. Elle s’assumait comme elle était, une femme indépendante, amoureuse, et déterminée. Et la rousse se sentait incroyablement bien depuis qu’elle vivait avec cet état d’esprit. Depuis que son père avait été capturé et enfermé quelque part où il ne pourrait plus faire de mal. Depuis qu’elle pouvait être entièrement avec Jace sans craindre le moindre problème. Enfin, bien sûr, il y avait toujours sa mère qui était totalement contre cette relation. Et la jeune Fairchild avait beau essayer de lui parler, de lui faire entendre raison, et de lui montrer que Jace n’était pas un monstre, elle ne voulait rien entendre.

C’était en partie pour cette raison que la rousse s’était rendue au commissariat ce jour-là. Elle avait envie de voir Luke, et de passer un peu de temps avec l’homme qu’elle considérait comme son père. Et pourquoi pas, s’arranger pour qu’il glisse deux ou trois mots au sujet de Jace à sa mère. Elle avait aussi un peu besoin de vider son sac à ce niveau-là, elle doit bien l’avouer. Et elle savait que Luke l’écouterait sans broncher. Et qu’il lui dirait aussi de donner un peu de temps à sa mère. Dans le fond, elle avait besoin d’entendre ça aussi. Elle l’avait quand même prévenue avant de venir, et ils s’étaient d’ailleurs donnés rendez-vous là tous les deux, comme ça avait souvent été le cas. Luke avait juste quelque chose à finir, et il rejoindrait Clary par la suite. Ça faisait quand même du bien à la rousse de revenir ici. Elle avait passée tellement de temps dans ce commissariat depuis qu’elle était petite qu’elle en connaissait absolument chaque recoin. Et elle connaissait aussi les gens qui travaillaient ici. Ils paraissaient quand même étonnés de son nouveau style quand elle traversait les couloirs, mais la jeune Nephilim gardait le sourire alors qu’elle les traversait d’un pas assuré.

Elle n’avait pas été très longue à arriver au bureau de Luke, qui n’était pas encore là, visiblement. En fait, la pièce était vide. Du coup, Clary avait pris l’initiative de s’installer au bureau de Luke, comme elle l’avait déjà fait des centaines de fois. Son regard n’avait pas tardé à dériver sur la photo qu’il y gardait, et qui datait déjà de quelques années. Un sourire effleura ses lèvres alors qu’elle se disait qu’ils seraient peut-être temps d’en refaire une nouvelle pour changer celle-ci. Mais elle n’eut pas le temps de se plonger plus que ça dans ses pensées. Même si elle n’avait pas entendu cette personne arriver, la jolie rousse sentait qu’un regard s’était posé sur elle, ce qui la força à relever le regard pour croiser celui de quelqu’un qu’elle ne connaissait absolument pas. « Bonjour ! » Clary n’était pas quelqu’un d’impoli, même s’il était clair qu’elle n’allait pas entamer elle-même cette conversation. De ce côté-là, elle n’était toujours pas très sociable et… Elle avait tellement l’habitude de venir ici qu’elle ne s’attendait pas forcément à ce qu’on lui demande qui elle était ni pourquoi elle était installée au bureau d’un officier de police, en vérité.
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Cara Peterson
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Sam 3 Mar - 6:35
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Cara & Clary
Les matins à la maison sont toujours les pires moments de la journée. La première chose à faire, dans mon cas, est de me dépêcher à me lever, car je suis bien la seule qui se réveille au son de mon alarme. Je me précipite donc dans la salle de bain, mais n’y passe que le temps nécessaire, ce qui est, dans mon cas, pas plus de 20 minutes. Une fois habillée et prête à descendre, je passe par la chambre de Trixie et la réveille. Les protestations s’ensuivent ainsi que les supplications, mais il n’y a rien à faire. Pas question qu’elle manque une journée de classe simplement parce qu’elle n’en avait pas envie. Moi-même, rien qu’à l’idée de faire quelques recherches afin de finaliser des dossiers laissés sur mon bureau, ça ne me donnait sincèrement pas envie de me présenter au boulot. Après qu’elle se lasse enfin, mon petit monstre part se préparer et j’en profite pour faire le petit déjeuner, mais aussi empaqueter nos lunchs. Ses pas lourds dans l’escalier m’alertent immédiatement de sa présence, ça et ses soupirs. Question de ne pas l’encourager dans son ruminement, je préfère garder le sourire et lui dire de venir s’assoir, question qu’on mange ensemble.

Cela ne nous prend jamais très longtemps avant de finir le repas, prendre nos sacs respectifs et monter dans la voiture. S’ensuit alors de drôles de discussions, des interrogations que j’essaie d’éviter, car elles sont un peu trop personnelles, ou alors ne sont pas du tout de son âge. « Maman, pourquoi est-ce que toi et papa ne vous parlez plus du tout ? Les autres filles à l’école disent que c’est parce qu’il te trompait avec… » Mes mains s’accrochèrent plus agressivement au volant. « Trixie, je préfère attendre que tu sois plus vieille pour que je t’explique. » Je mis ainsi fin à cette conversation qui tournerait certainement au vinaigre. Mais je jugeais mon ton de voix un peu trop froid, et, sur ce, je pris le temps de m’excuser. « Excuse-moi chérie. Maman a beaucoup de boulot qui l’attend, et comme toi, elle n’a pas toujours envie d’y aller. » Elle me répondit simplement en disant qu’elle comprenait, mais que les histoires d’adultes étaient bien trop compliquées. Je rigolais face à son commentaire, mais ne rajoutais rien de plus. De toute façon, on s’approcha de l’entrée de l’école. « Soit sage, mon ange. » dis-je en lui tendant son sac à lunch. « Toujours, maman! » Me rétorqua-t-elle avant de partir vers les portes. Je restais encore quelques secondes, afin de m’assurer qu’elle entre, puis quittait les lieux, conduisant cette fois en direction du commissariat.

Du traffic, bien sûr! Non mais quel choix de merde, que de déménager à New York et de travailler dans un lieu se trouvant trop près du centre-ville. La tentation de mettre les sirènes était grande, mais je me gardais d’effundre les règles. De toute façon, cela ne me prit que 30 minutes avant de stationner la voiture et faire irruption à l’entrée. Petit bonjour à tout le monde, certains collègues avec qui je parlais un peu plus que d’autres. Je m’arrêtais, sur mon chemin, à la cafétéria, question d’y déposer mon repas, avant de marcher à travers deux couloirs pour me retrouver dans la salle principale, là où se trouvaient la plupart des bureaux, dont celui du partenaire avec qui on m’avait placé, c’est-à-dire Luke Garroway. Je n’avais pas tellement eu le temps d’apprendre à le connaître, si ce n’était des photos qui traînaient sur son bureau. Et justement, en m’approchant du mien, je remarquais la présence d’une jeune fille aux cheveux roux. Était-ce … ? Luke avait des photos de lui, d’une femme et de cette fille, justement assise à sa place. Curieuse, et surtout choquée de savoir que n’importe qui pouvait faire irruption au commissariat sans qu’on ne leur pose de question, je m’avançais, ne m’arrêtant que lorsque je me trouvais juste devant elle, mon regard interrogateur qui la dévisageait presque. Aucune notion de mon arrivée. Franchement. Elle se croyait dans son salon ? Un peu de respect, tout de même, pour des gens de l’ordre. Heureusement, elle remarqua ma présence quelques secondes plus tard, m’interpellant à ce moment-là. « Bonjour. Détective Peterson. Dites-moi, comment vous ont-ils laissé entrer ? Il me semble que ce n’est pas un lieu public comme une bibliothèque. On parle d’un commissariat. » Je me croisais les bras, avant de continuer. « À en juger par les photos sur ce bureau, vous devez être de la famille du détective Garroway ? Ou du moins une connaissance. »


 
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Mar 6 Mar - 18:35
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Cara & Clary
Clary venait ici depuis qu’elle était toute petite. Elle avait grandi entre le commissariat, son appartement, et la boutique d’antiquité de sa mère. En plus, bien sûr, de la maison des Lewis chez qui elle mangeait très régulièrement. Enfin, tout du moins, c’était le cas avant. Maintenant, les choses étaient bien différentes, avec Simon qui avait été fichu dehors par sa mère, le Monde Obscure, l’Institut. Toute la vie de Clary avait changé, et par cela, ses habitudes aussi. Mais il y avait certaines choses qui lui manquaient tout de même. Comme le fait d’attendre Luke à son bureau avant d’aller boire un café avec lui pour lui raconter un peu ce qu’il se passait dans sa vie en ce moment. Et ils s’étaient décidés tous les deux à reprendre cette habitude qu’ils avaient délaissés au vu des circonstances. Maintenant que la paix était de retour, ils comptaient bien tous en profiter ; et ça faisait clairement du bien à la jeune femme de croiser à nouveau les collègues de l’homme qu’elle avait toujours considéré comme étant son père. Ça la rassurait aussi de voir que personne ne l’avait oublié, et que tout le monde remarquait qu’elle était vraiment en bonne forme. Il était vrai qu’elle allait beaucoup mieux, après les épreuves difficiles qu’elle avait traversées. Elle se sentait aussi beaucoup plus confiante. Beaucoup plus femme. Enfin adulte, même si elle restait encore jeune.

Elle s’était installée au bureau de Luke avant d’envoyer un message à Jace pour lui signaler qu’elle était bien arrivée, et qu’elle était en sécurité. Il ne lui avait pas spécialement demandé de la faire, mais Clary savait que son petit copain avait tendance à s’inquiéter, et elle préférait le rassurer avant de le voir débarquer ici. Petit copain… Ça aussi c’était nouveau. Tout comme la jeune femme qui venait juste d’entrer dans la pièce et que Clary ne connaissait pas. Elle s’était contentée de la saluer, surtout par politesse, parce qu’elle ne s’attendait pas à avoir une quelconque conversation avec elle. Après tout, elle attenait Luke. Et en général, personne mis à part Alaric ne venait lui faire la conversation quand elle se trouvait dans cette pièce. Décidément, beaucoup de choses changeaient ! Fronçant les sourcils, la jolie rousse s’était finalement laissée tombé contre le dossier de la chaise sur laquelle elle était assise. « Et bien, je viens ici depuis que je suis toute petite. Ça n’a jamais causé de problèmes, je ne vois pas pourquoi ce serait le cas maintenant. Surtout que le commissariat est un lieu parfait pour se sentir en sécurité. » Enfin, ce n’était plus tout à fait vrai pour Clary maintenant, mais bon… Elle s’était un peu sentie agressée par cette femme, alors qu’en soit, elle n’avait rien fait de mal. On ne lui avait jamais reprochée de venir attendre Luke ici, et ce n’était certainement pas maintenant que ça allait commencer, quand même.

Et elle n’aimait clairement pas cet espèce d’interrogatoire qu’elle était en train de subir. Si elle avait vu les photos sur le bureau, pourquoi lui poser toutes ces questions ? Elle devait certainement savoir qui elle était. Luke parlait souvent d’elle et de sa mère autour de lui, et c’était normal. Il l’avait toujours fait, tout comme elle était toujours venu ici. Le fait qu’elle ne soit plus une enfant posait problème, ou bien ? « Luke est mon père. En quelques sortes. » Elle le considérait comme son père, même s’ils n’avaient pas le même sang. En même temps, quand on regardait son véritable géniteur… Ouais, la rousse préférait clairement être associée à Luke plutôt qu’à lui, c’était clair. La jeune Nephilim avait finalement décidée de se lever. Et sans se départir de son sourire, elle avait tendu une main au détective Peterson. « Je m’appelle Clary. » Oui, elle était de bonne humeur aujourd’hui. Comme c’était le cas pratiquement tous les jours ces derniers temps. Merci à Jace pour ça d’ailleurs.
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Cara Peterson
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Mer 14 Mar - 4:01
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Cara & Clary
Grandir avec un père policier, c’est d’être éduquée un peu plus sévèrement. Il ne tolérait aucune erreur de ma part, surtout lorsque je sortais avec des amies. Il me répétait toujours les mêmes choses, et bien qu’à force, je pourrais réciter le tout par cœur, je m’efforçais de l’écouter. Il imposait le respect, autant au travail qu’en dehors. Ça, c’étaient ses collègues qui me le disaient. Facile de les croire, rien qu’en l’observant en public, quand on sortait au supermarché. La plupart des propriétaires de petites boutiques non loin de chez nous le reconnaissait au loin, le saluant au passage. Émerveillée, je souhaitais un jour pouvoir être ainsi reconnue. Non pas pour une raison aussi futile que le grand écran, mais bien parce que j’aurais servi ma communauté. Oh, ça me manquait, ces balades-là, avec la seule personne qui sut m’apporter tout l’amours et l’éducation qu’un enfant pourrait rêver. Oui, certes, en ne vivant qu’avec un père, je perdis beaucoup de ces tendances plus féminines, adoptant toujours un look bien trop garçon manqué. Oui, c’est vrai, quand les garçons me tapaient sur les nerfs, j’étais du genre à m’attaquer à eux à la place de leur dire d’arrêter. Ça ne fit pas de moi un mauvais enfant. Seulement une fillette plus … débrouillarde.

Les commissariats se ressemblaient, mais les règles n’étaient pas toujours les mêmes. Je me souviens parfaitement qu’à mes débuts à Los Angeles, il n’y avait personne qui entrait sans passer par le sergent affecté à l’accueil. Famille ou amis, chacun devait laisser son nom, sa trace, question de prouver sa présence et, qui sait, rajouter sur la liste de gens à secourir advenant un feu ou une attaque subite. Bon, dans mon cas, ça ne m’affectait aucunement, vu que j’allais chercher ma fille à l’école dès la fin de mon quart de travail. Puis mon ex-mari travaillait également-là. Le seul proche qui se permit d’arriver à l’improviste au commissariat fut ma mère, et sincèrement, j’aurais préféré qu’elle ne le fasse pas. Honte de ma vie, alors que mes collègues comprirent à quel point je venais d’une famille très dysfonctionnelle. En fait, maintenant que j’y pense, je préférais nettement la solitude et le silence à un petit groupe de collègues un peu trop bruyants. Au moins comme ça, je faisais plus attention à mon travail. Et c’est avec cette mentalité en tête que je crus enfin trouver la paix, à New York. Cavalier seul, m’occupant de mes cas toute seule et remplir mes dossiers sans qu’on ne me supervise derrière. Mais non. Des bâtons dans mes roues, alors qu’on me plaça sous la tutelle d’un détective du nom de Luke Garroway. Moi ? Non mais ils blaguaient! Qu’est-ce qu’il pouvait bien m’apprendre, non mais ?

En tout cas, je préférais me taire et suivre le courant, en forçant parfois ma bonne humeur, quoique je préférais toujours le travail en solo. Tout ce que je pouvais espérer, c’est qu’on remarque mon efficacité et mon cœur à l’ouvrage et m’autorise à continuer seule. Mes discussions brèves avec Garroway me permettaient de ne pas avoir à jouer le jeu trop longtemps. Malheureusement, on dirait que je me mêlais un peu trop à la vie privée du détective, alors que je fis la connaissance de la mystérieuse rousse des photos placées sur son bureau. « Ouais, je sais. Visiblement, à New York, on jette la plupart des protocoles par la fenêtre. Mais bon, à Rome, fais comme les Romains. Donc j’m’en mêle plus. Le détective sait ce qu’il veut, c’pas de mes affaires. » Je baissais les épaules, appréhendant déjà l’époque où Trixie atteindrait l’âge de cette jeune femme et sortirait bien plus souvent, et ce, sans nécessairement me le dire. Ah, la rébellion! Rien que d’y penser, j’avais déjà des cheveux blancs qui poussaient. « C’est bien pour ça qu’il a toutes ces photos partout. Je comprends mieux maintenant. C’pas comme s’il avait besoin de me raconter sa vie, en même temps. J’suis pas du genre à fouiner. J’aime bien ne pas me mêler de la vie des autres, en fait. » La dernière fois que je m’étais ainsi rapprocher de quelqu’un, ça s’était fini par une relation vouée à l’échec. Autant effacer, recommencer à zéro, et question d’éviter ce genre d’embrouilles, simplement ne pas s’autoriser à faire trop longtemps la conversation. Dans ce cas-ci, c’était une exception, seulement parce que bon, il s’agissait de sa fille, et elle viendrait sûrement parler à son père de moi. Porter ce masque me faisait mal aux joues. Un sourire un peu forcé, un je-m’en-foutisme qui se cachait derrière. Bordel! Tout ce que je voulais, c’était d’avoir la paix! N’était-ce pas possible ? « Cara. » Un peu sec, je l’avoue, et je ne serrais que vaguement sa main avant de sentir mon téléphone vibrer. Ce nom. Philip. Qu’est-ce qu’il me voulait, maintenant ? Avoir des nouvelles ? Autant dire qu’il voulait m’espionner, oui. Tu peux aller cogner aux portes, tant qu’à y être. Le monde est assez grand, qui sait si tu ne trouveras pas ton âme sœur, cette fameuse femme au foyer. Mes traits tirés, j’envoyais mon sms avec une dose de haine comprise. Qu’il n’apparaisse pas par ici, autrement je le tuerais de mes propres mains.


 
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Dim 18 Mar - 17:25
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Clary avait eu une vie tellement tranquille ces derniers temps qu’elle en avait oubliée à quel point certaines personnes pouvaient être désagréables, parfois. Surtout que dans ce cas présent, elle n’avait rien fait de mal, et elle avait juste l’impression d’être traitée comme une petit fille de huit ans. Etant donné qu’elle en avait dix de plus, ce n’était pas forcément très bien appréciée. Surtout qu’elle venait ici depuis… Et bien toujours, à vraie dire. Sa mère n’avait jamais vraiment eut les moyens de lui payer une nourrisse, et quand elle était plus jeune, qu’elle finissait l’école, elle venait ici. Avant de rencontrer Simon. Puisqu’elle n’avait absolument nulle part d’autre où elle, vu que sa mère travaillait. Cette femme aurait peut-être préférée qu’elle passe sa fin de journée dans la rue seule, sans protection, et sans pouvoir faire ses devoirs ? Ou que sa mère se ruine au point de faire venir les huissiers chez eux ? La rousse ne la pensait pas aussi cruelle, mais bon. Elle ne connaissait pas toute son histoire non plus, cette femme. Et bien heureusement, d’ailleurs, quand on regardait bien. S’il y avait bien une chose que la jeune femme avait apprise, c’était qu’il fallait mieux garder les Terrestres dans l’ignorance du Monde Obscure.

Elle n’allait quand même pas laissée sa bonne humeur se faire plombée de cette façon. Et en fait, Clary avait même gardé le sourire malgré les paroles qui pouvaient être blessantes de la femme qui se trouvait en face d’elle. Et puis, on pouvait dire qu’elle s’était plutôt habituée aux réflexions ces derniers temps. A l’Institut, elle avait été servie, en étant la fille de Valentin. Ça avait fini par lui passer au-dessus, quand ça venait de quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. « On forme surtout une grande famille, ici. » Ouais, c’était le terme exact. Une famille au sens large du terme. D’ailleurs, un nouveau collègue de Luke venait de passer juste à côté des deux femmes, et s’était arrêté pour saluer chaleureusement Clary. En précisant bien que ça faisait bien trop longtemps qu’elle n’était pas venue. Et elle le savait très bien. Ça lui faisait quand même plaisir de constater que les gens étaient toujours aussi contents de la voir, en tout cas. Elle qui croyait avoir laissée sa vie de Terrestre derrière elle, au final, elle n’y était pas obligée. Elle pouvait toujours gardée ces petites choses dans son quotidien. Enfin, le seul truc qui lui manquerait vraiment, ce serait d’aller voir un bon café avec Simon, vu qu’il ne pouvait rien avaler d’autre que du sang. Mais ils se trouveraient bien une autre tradition, tous les deux.

En tout cas, cette femme devait travailler avec Luke depuis un petit moment déjà, vu qu’elle avait déjà pu voir les photos qu’il gardait sur son bureau. De vieilles photos, pour la plupart, la plus récente étant celle de la remise de diplôme de Clary, qu’elle avait prise avec Simon. Mais des photos qui exposaient clairement un cadre familial, même si ça se voyait clairement que Luke n’était pas son père. Elle aurait bien aimé, mais bon. On ne choisit clairement pas ses parents. Au moins elle pouvait choisir ceux qui faisaient partie de sa vie, et c’était certainement le plus important. « Oh vous savez, notre vie n’est pas très passionnante. Mon père est mort avant ma naissance, et Luke a pris soin de nous depuis. Ça ne va pas plus loin que ça. » Du moins, c’était la version officielle, aux yeux des Terrestres. La vérité était bien plus complexe. Et la rousse allait d’ailleurs assistée au procès de son père, à Idris, dans quelques jours. Petit détail qu’elle préférait exclure de ses pensées pour l’instant, parce qu’elle savait que ce ne serait pas quelque chose de simple pour elle. Mais qu’elle allait malheureusement devoir y passer. « Ravie de vous rencontrer, Cara. » Bon, ok, pour l’instant leur conversation n’était pas géniale. Mais ce n’était pas parce qu’elles n’étaient pas forcément parties du bon pied qu’elles ne pouvaient pas faire quelque chose pour s’entendre un minimum. C’était important aux yeux de la jeune femme, qui observait donc Cara envoyer son message. Et elle n’avait pas l’air franchement ravie. Du coup la rousse se disait que ce serait peut-être une bonne idée de la distraire un peu. « Ça fait longtemps que vous travaillez dans la police ? » C’était peut-être pas la meilleure question du monde, mais c’était littéralement la première qui lui était venue à l’esprit. Alors qu’elle aurait peut-être dû regarder son téléphone à ce moment-là, vu qu’elle avait reçu un message de Jace. Message qui resterait sans réponse, pour le coup.
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Cara Peterson
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Mer 11 Avr - 3:18
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Cara & Clary
Je ne me rendais pas toujours compte de mon comportement désagréable envers les gens de mon entourage. En fait, la seule personne à qui je faisais attention, c’était ma fille. Mon langage corporel et mon ton de voix changeaient immédiatement dès que je m’adressais à elle. Cependant, quand je me retrouvais à devoir discuter avec des collègues de travail, la conversation était brève et presque ennuyante. Mettre de la distance, ne pas revivre les embrouilles de mon passé. Voilà la raison de ma froideur apparente, et la source de frustration de Luke, mon soi-disant partenaire. Je croirais presque l’entendre me reprocher mon attitude, me réprimander car je n’avais aucun esprit d’équipe. Il n’avait aucune idée de mes raisons. En fait, c’est ce que je croyais, mais il pouvait avoir été lire mon dossier, apprendre le pourquoi de mon déménagement à New York. Peut-être était-ce justement parce qu’il était au courant qu’il me poussait à bout. Son histoire semblait tout aussi compliquée que la mienne, si ce n’était pas plus, rien qu’à en juger par cette famille recomposée. S’il avait connu des dilemmes similaires aux miens, je pouvais mieux comprendre pourquoi il continuait à me rappeler à l’ordre. Cela ne lui donnait pour autant raison. Qu’il se mêle de ses problèmes, et je continuerais à m’occuper des miens.

Visiblement, la fille de Luke avait une attitude semblable, vis-à-vis mon sarcasme. De la bonne humeur, du positivisme … non mais ils prennent quoi, pour voir la vie en rose? J’aimerais bien, moi, faire comme si ne rien était. Ce serait tellement mieux, de pouvoir fermer les yeux sur un mariage en miette, sur un divorce couteux et sur un enfant à charge. J’aimerais bien, ne voir que les bons côtés de ces changements soudains. Pourtant, je n’arrivais qu’à revoir les moments les plus mémorables avec mon ex, et me répéter que j’étais réellement naïve. Je réanalysais chaque mot, chaque situation et me demandait si je n’avais pas pu voir le chemin que l’on emprunterait avant tout le drame. Bordel, j’aurais dû réagir avant! Quelle sotte! C’est ainsi, sous toute cette haine accumulée, que j’entendis l’entendre parler de famille et ne pus m’empêcher d’afficher du dédain. Au même moment, un collègue de boulot passa et salua Clary, lui faisant un peu la conversation. Je préférais l’ignorer, tout simplement, pendant qu’il finit de parler. Lorsqu’il nous quitta, je pus enfin m’exprimer plus librement. « Une famille? J’ai ma fille, c’est ma seule vraie famille. Pour le reste, ce sont des gens avec qui je travaille. » Mes barrières toujours dressées, je ne participais à aucune fête, aucune réunion, aucun évènement spécial organisé dans le commissariat. Le babillard du côté de la salle commune peut en témoigner, vu que mon nom n’est inscrit nulle part.

De tous les bureaux aux alentours, le mien était certainement le moins décoré. Pas de photos, pas de souvenirs ou de dessins de ma fille. Je préférais garder tout ça à la maison, les coller sur le frigo. Moins les gens en sauraient sur moi, et mieux ce serait. Comme ça, il n’y aurait pas de sujet de conversation, pas vraiment d’intérêt à venir me voir et me juger par les objets traînant sur ma surface de travail. Ce que les gens verraient, ce sont les multiples dossiers. Ils penseraient certainement que je suis dédiée au travail, et rien d’autre. Ce qui n’était pas tout à fait faux. « C’est important, d’avoir une figure paternelle dans la vie d’un enfant. » Une réponse très … banale, oui, mais au combien personnelle à mes yeux. Mon père, c’est lui qui me donna le courage de continuer, qui expliquait la raison de mon boulot actuel. Sans lui, je me serais certainement retrouvée dans une famille adoptive, avec d’autres enfants, à me questionner sur moi-même. « C’est ça. » Murmurais-je presque, n’aimant pas tant voir quelqu’un d’un peu trop heureuse. Ravie de me rencontrer, sérieusement? Pourquoi mentir? En fait, pourquoi est-ce qu’on s’obligeait à tant de fausse politesse? Dans mon cas, je préférais nettement dire les choses telles qu’elles sont. Mais bon, vu l’endroit où on se trouve et vu que son père est encore mon supérieur, je prends la décision de ne rien ajouter de plus, de simplement me diriger vers mon bureau. Mes plans interrompus lorsque mon téléphone vibra et que mes yeux tombèrent sur le sms de mon ex. Je m’emportais, lui écrivant probablement quelque chose que je regretterais plus tard. Clary sembla remarquer mes traits bien plus tirés, et mon regard tueur, si bien qu’elle me lança une question inattendue. « Quelques années. Je travaillais dans un autre commissariat, mais j’ai déménagé à New York. » Je ne partageais aucunement les détails. Ce n’était pas mon genre, et de toute façon, mon attention était toujours sur l’écran de mon téléphone, à attendre une réponse de l’homme le plus détestable du monde.


 
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Ven 13 Avr - 15:22
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Cara & Clary
Après tout ce qu’ils avaient traversés ces derniers temps, à cause de son père, Clary et son entourage de manière général ne pouvait clairement pas s’empêcher de profiter un minimum de cette période de quiétude. C’était comme s’ils craignaient qu’un nouveau malheur ne leur tombe dessus, et en réalité, c’était bien le cas pour la jolie rousse. C’était comme si c’était trop facile à ses yeux, et elle avait peur qu’ils finissent par se prendre le revers de la médaille. Le fait que son père n’ait toujours pas été jugé, et que des Membres du Cercle se baladent encore dans les rues y était bien pour quelque chose. Elle avait peur des conséquences qui pouvaient tomber, et que sa vie se retrouve à nouveau chamboulée à cause de Valentin. Il avait déjà fait énormément de mal, et pas seulement à elle. A Jace aussi. Et ils essayaient tous les deux de se reconstruire, ensemble. On pouvait dire qu’ils y arrivaient plutôt bien pour l’instant. Leur couple tenait bon, ils étaient heureux, et ils profitaient au maximum de la présence de l’autre dès qu’ils le pouvaient. Elle ne voulait pas que ça change. Elle voulait continuer sur cette vie-là, intégrer au fur et à mesure le Monde Obscure, conserver sa place à l’Institut, et penser à son avenir sans avoir peur que son passé ne la rattrape.

Et bien sûr, la famille aurait toujours une place plus qu’importante à ses yeux. C’était d’ailleurs pour cela que la jeune femme était ici. Pour rendre visite à Luke, qu’elle considérait comme son père, et pour lui parler de sa mère, et essayer d’arranger les choses. Pour qu’elle accepte enfin son petit ami et qu’elle apprenne à le connaitre en retirant ce préjugé qu’elle avait sur lui par rapport au fait que Valentin l’avait élevé. C’était fatiguant, et elle avait l’impression de se retrouver déchirer entre les deux. Sa famille de sang, sa mère, qu’elle aimait énormément, et sa famille de cœur, son amour, le seul homme qu’elle avait aimé dans sa vie et qui était capable de la rendre heureuse. Une partie de son passé, et son avenir qui ne semblaient pas vouloir coexister. Luke était littéralement son dernier espoir, et c’était donc avec un peu de nostalgie que la jolie rousse évoquait la famille. Elle était d’ailleurs ravie de ne pas avoir à s’étendre sur sa situation, même si un avis extérieur n’aurait pas été de refus, la collègue de son père de cœur n’était visiblement pas très encline à rendre ce genre de service. C’était franchement dommage. « Oh, vous avez une fille ? Quel âge a-t-elle ? » Elle devait être petite encore, de l’avis de Clary. La collègue de Luke semblait plus jeune que lui. Après bien sûr, elle pouvait se tromper. La jeune Fairchild n’avait jamais été très douée pour deviner l’âge des gens de toute manière. Elle avait déjà du mal à retenir celui de sa mère, qui à ses yeux paraissait toujours aussi jeune… Et puis, cette femme avait pu avoir sa fille très tôt aussi, ou très tard, donc se baser sur son âge, c’était pas forcément le bon plan non plus.

Visiblement, les enfants avaient lancé un sujet de conversation un minimum intéressant. Même si Clary était encore jeune pour en avoir, et qu’elle n’en avait pas, la notion de famille, elle connaissait plutôt bien, et ça depuis toute petite. La figure paternelle, malgré l’absence de son père, elle l’avait eu, grâce à Luke. Et elle ne le remercierait jamais assez pour ça. Il avait été le père qu’elle avait toujours voulu, et elle se sentait idiote, mais aussi coupable, d’avoir espérée un jour rencontrée son père biologique. Maintenant qu’elle le connaissait, elle aurait espéré savoir qu’il soit mort plutôt que l’inverse. « Faut-il encore que cette figure paternelle soit positive… » Et là, la jeune femme pensait à Jace, et aux dix premières années de sa vie aux côtés de son père. Alors que ses yeux se fixaient sur l’écran de son téléphone, sur la photo qu’on pouvait y voir, de tous les deux, elle repensait à cette histoire horrible qu’il lui avait racontée avec le faucon. Et elle ne savait pas tout ce qu’il avait subi. Elle n’était pas certaine de vouloir le savoir d’ailleurs. Ce genre de détails ne faisaient qu’attisé un peu plus la haine qu’elle avait à l’égard de son père.

Changer de sujet était certainement quelque chose de préférable, et puis de toute façon, il fallait bien faire la conversation en attendant que Luke n’arrive, non ? Ce serait impolie de la part de Clary que de faire comme si la collègue de son père n’était pas là, et ce n’était pas du tout son genre. Elle aimait bien apprendre à connaître un peu les gens, elle avait toujours été quelqu’un de sociable. « Oh c’est vrai ? Où est-ce que vous viviez ? Désolée si la question peut vous paraître indiscrète mais… J’ai jamais quittée New York. » Et c’était vrai. Bon, ok, elle allait bientôt se rendre à Idris, mais c’était pas vraiment pour y faire du tourisme, donc bon… Peut-être qu’elle devrait prendre des vacances en fait. Avec Jace, et partir, une semaine ou deux, dans un endroit où elle n’était encore jamais allée, à l’autre bout du monde, loin d’ici, loin des souvenirs douloureux qu’ils pouvaient avoir dans cette ville. Ouais, c’était plutôt une bonne idée, et puis ça leur ferait certainement du bien. Surtout qu’en ce moment, ils n’avaient pas tellement énormément de travail, il faut dire ce qui est… Deux personnes en moins n’allait clairement pas changer grand-chose.
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Ven 20 Avr - 6:07
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Regretter ses choix, ça ne s’applique pas seulement à des périodes du passé, telles que l’adolescence ou l’enfance. Même adulte, on revoit certaines décisions prises, et on se rend compte de la gaffe après-coups. Dans mon cas, je croyais bien faire, en quittant Los Angeles. Faire mes valises et quitter ce recoin des États-Unis, ce fut comme me libérer d’un poids, du moins aux premiers abords. Ce n’est qu’une fois sur la route, avec tous les papiers qu’il nous fallait, à moi et Trixie, pour relancer notre vie à New York, que je me mis à réfléchir. Je perdais tout mes points de repère, les endroits que je fréquentais quotidiennement. Je ne reverrais plus ces gens ayant connu mon père et moi. Certains voisins m’ont vu grandir, se disaient fiers de voir que j’étais également devenue une policière. Comment pourrais-je en oublier ma pauvre petite puce, elle qui avait trouvé sa place à l’école, qui s’était fait des amies. Oh, les fêtes que l’on fit à la maison! Malgré toute l’amertume que me donna le divorce, je ne pouvais fermer les yeux sur les bons moments passés avec ma fille, dans cette ville que je connaissais de fond en comble. La Grande Pomme n’aurait certainement jamais cette place de choix dans mon cœur. De l’instabilité, autant pour Trixie que pour moi.

Mon angelot d’amour ne le savait pas encore, mais en vrai, elle était bien plus forte mentalement que sa mère. Ou du moins, elle ne laissait pas transparaître les effets qu’eut la séparation. Lui en parler me faisait sentir coupable, donc j’évitais ce sujet comme la peste. Pourtant, il refaisait surface de temps à autre, que ce soit à la maison ou même ici au travail. Bon, pour ce dernier, il ne s’agissait jamais d’une approche directe. Souvent, mes collègues me demandaient où était le père de ma fille. Je préférais dire qu’il nous avait quitté avant même sa naissance. S’éterniser sur le passé, ce n’était pas bon pour le cœur ni sur le moral. Et déjà, le mien se trouvait à plat, rien qu’à l’idée de me présenter ici à chaque matin et partir enquêter accompagnée d’un surveillant. Non mais franchement! Pourquoi on m’avait foutu avec Luke? Mon dossier ne suffisait-il pas à convaincre que j’étais apte à travailler seule? Ou est-ce que ce commissariat fonctionnait différemment des autres?  Garder les apparences, faire preuve d’un minimum de respect, sans pour autant chercher à plaire. Mon but? Être remarquée sans pour autant qu’on ne vienne me déranger. Sinon, ça finirait en conversations, comme ce fut le cas maintenant. Au moins, j’apprendrais de mes erreurs. Je ne viendrais plus jamais la voir, cette rouquine. Elle pose trop de questions. « Oui, j’ai une fille. Beatrice. Elle a 7 ans. » Je n’aimais pas divulguer son prénom, et encore moins entendre celui-ci sortir de ma bouche. Beatrice. Pas dans les premiers choix de mon ex, mais je sus emporter la manche. Mais je ne l’appelais ainsi que lorsqu’elle s’était mis les pieds dans le plat. Autrement, c’était Trixie, mon angelot ou ma puce.

Une corde sensible, comme suite de sujet. Mon père, cet homme au cœur d’or, tué par un de ces connards de voleurs. J’aurais bien aimé qu’il puisse être encore présent dans ma vie. Sa sagesse m’aurait certainement fait comprendre les embrouilles du mariage avant que j’en sois venue à ce point moi-même. Et il serait probablement là, en train de raconter à Trixie ses aventures comme policier. Il me manque, terriblement. Malheureusement, en venant ici, cela signifiait que je ne pourrais plus visiter sa tombe aussi souvent. Ma mère aura-t-elle le moindre respect pour lui, afin de placer quelques fleurs de temps à autre? Aucune idée. Je devrais lui en parler, mais ça, c’est seulement si j’arrive à lui adresser la parole. Depuis le divorce, je ne voulais pas la voir, question qu’elle ne se mette pas à parler de son propre mariage, que je voyais maintenant les choses de son point de vue. « C’est sûr. On n’a pas tous la chance d’avoir un père aimant. Mais la vie est ainsi faite. Et malheureusement, c’est pour une raison qui nous échappera toujours. » Le temps d’un instant, on aurait dit que ce n’était pas moi qui parlait, mais bien mon père. Il avait toujours ces quelques phrases que je disais provenir de ‘biscuits chinois’, mais qui prirent tout leurs sens quand je grandis.

Elle ne grugerait certainement pas le mur de brique imaginaire que je continuais à maintenir, entre moi et les gens du coin. Certes, j’avais sorti ces paroles philosophiques, mais toujours sur un ton neutre. Je ne me permettais pas une seule once d’émotion en temps normal, mais là, encore moins. Luke ne me connaissait que vaguement, et je savais parfaitement qu’en débutant à travailler avec moi, il comprit que je n’étais pas du genre à aimer les conversations de voiture, quand on attend après un suspect. Je me la ferme, je ne pense qu’à l’objectif de notre sortie, et essaie de capturer quiconque se met à courir dans la direction opposée. Ce n’est qu’une fois avec ma fille que je laisse tomber les masques et révèle ma véritable personnalité. « Dans l’État de la Californie, du côté opposé à celui-ci, et ce, dans tous les sens. » Vraiment tout. Je n’arrivais toujours pas à croire que j’avais fait tant de kilomètres pour me retrouver ici. « Si tu n’as jamais quitté New York, alors tu vas te sentir dépaysée dans ton propre pays. C’pas pareil partout, et encore moins quand t’es du côté de l’océan Pacifique. Les gens vivent à un autre rythme qu’ici. Et sincèrement, c’pas la joie par chez vous. » Pourrais-je faire comprendre à Clary plus directement encore que je n’aimasse pas du tout dans cette ambiance maladive d’une ville froide? En tout cas, si elle n’avait pas compris, autant lui balancer un dictionnaire en pleine figure. Tiens, qu’elle aille dire ça à son père, question qu’il me foute un peu là paix avec ces maintes tentatives au sein de l’équipe du commissariat. Non, je ne sortirais pas avec le groupe, non je ne participerais à aucun évènement, et encore moins s’il est bénévole. C’est bien beau, tendre la main à son prochain, mais ma fille ne vivrait pas de l’air.


 
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Mar 24 Avr - 17:54
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Clary pensait de plus en plus à l’avenir au fur et à mesure que les jours passaient. Elle se demandait où elle allait bien pouvoir finir dans quelques mois, voir même dans cinq ans, quand elle réfléchissait vraiment beaucoup. Et quand elle se projetait aussi loin dans son esprit, elle ne se voyait jamais quitter New York. Elle se voyait toujours vivre ici, à l’Institut, être une Chasseuse d’Ombres comme les autres qui faisait son travail. Toujours avec Jace bien sûr, son avenir, elle ne le voyait clairement pas sans lui, et elle se voyait même l’épouser, dans quelques années. Ses visites à Luke seraient devenues une habitude hebdomadaire, tout comme ses visites à Simon. Elle avait une vision plutôt positive de son avenir, en réalité, ou tout du moins, elle essayait de l’avoir. Parce qu’elle trouvait qu’ils en avaient déjà assez bavé comme ça et qu’ils pouvaient aller de l’avant maintenant. Qu’ils avaient le droit de vivre leur vie comme ils le désiraient, et de se construire quelque chose de vraiment bien. De penser à des choses qui changeraient à la fois toute leur vie, et qui les rendrait heureux.

Après, elle ne pensait pas forcément aux enfants tout de suite, loin de là vraiment. Au vu de la situation avec l’Enclave, le procès de son père, sa place qu’elle devait encore se trouver complètement, elle ne se voyait clairement pas avoir des enfants maintenant. Et elle ne se sentait pas prête non plus à en avoir, en fait. Si ça arrivait, elle paniquerait certainement. Mais ça l’intéressait quand même de parler des enfants des autres. Elle les avait toujours adorés, tous autant qu’ils étaient. L’innocence d’un enfant était quelque chose de tellement précieux à ses yeux. « C’est très joli comme prénom. » Original dans ce pays qu’était les Etats-Unis. Quoique, à New York, les noms hors du commun, il y en avait plutôt pas mal. Il suffisait juste de regarder le prénom de Clary pour s’en rendre compte. Clarissa Adèle Morgenstern n’était clairement pas un nom qu’on entendait partout. Et même si la rousse avait tout fait pour se débarrasser de son nom de famille, aux yeux de l’Enclave, elle était une Morgenstern, alors elle allait devoir se taper ce nom jusqu’au jour où elle se marierait et prendrait celui de son mari. Sauf que Jace ne savait même pas à quelle famille il appartenait… Ça allait sérieusement devenir un véritable problème cette histoire de nom, dans quelques années.

Et le problème de base venait justement du père de Clary. Alors forcément, quand elle avait sorti cette phrase sur la figure paternelle, elle avait pensée à lui, et à l’impact pas du tout positif qu’il avait eu sur Jace. Il l’avait bouffé, d’une certaine manière, sur certains points, et la jeune femme voyait très bien que son petit ami avait encore du mal sur certaines choses. Elle essayait de l’aider, du mieux qu’elle le pouvait, mais parfois, elle ne savait pas ce qu’elle devait faire d’autre mis à part être là pour lui. Parfois, elle se sentait impuissante face à sa peine de ne pas savoir qui sont ses véritables parents, ou encore ses sentiments qu’il cache au plus profond de lui, parce qu’on lui a appris à fonctionner comme ça. « Je conçois pas qu’on puisse faire du mal à un enfant. » Et c’était certainement pour cette raison qu’elle détestait autant son père, en réalité. Qu’il l’ai fait souffrir elle maintenant, ou sa mère, passe encore. Mais Jace, alors qu’il n’était qu’un enfant… L’éducation qu’il lui avait donnée n’était pas quelque chose de saint. Lui casser les doigts pour apprendre à jouer du piano et briser le cou de son faucon devant ses yeux… Non. Elle ne pouvait pas accepter une chose pareille. Et elle ne pourrait jamais pardonner Valentin de tout le mal qu’il lui avait fait. C’était impossible.

Changer de conversation, s’évader un peu en parlant d’une autre ville que New York, c’était une chose qui convenait parfaitement à la jeune Chasseuse d’Ombres. Elle avait peur de se retrouver en colère comme pas possible et de rentrer à l’Institut avec une mauvaise idée en tête. Du genre rejoindre son père en cellule pour lui trancher la gorge. C’était clairement pas la meilleure des idées. « New York est une belle ville quand on sait où se rendre, vous savez. Si vous vous cantonnez à ce pâté de maison, ou même juste à ce quartier, vous ratez beaucoup de choses. » Après, Clary vivait ici depuis qu’elle était enfant, donc forcément, elle savait parfaitement où se rendre pour passer un bon moment, en fonction de ce qu’elle avait envie. Cette ville était tellement diversifiée qu’il y en avait vraiment pour tous les goûts, et c’était ça qui lui plaisait. Sans parler qu’elle était une artiste, alors rien que le fait de se balader dans les rues de la ville lui apportait de l’inspiration grâce à sa diversité. Elle ne se voyait pas quitter un jour New York autre que pour voyager, en réalité. Cette ville était la sienne, depuis toujours, et pour toujours.
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Sam 28 Avr - 6:55
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Je n’avais pas nécessairement l’âge de radoter, mais vu mon boulot, il m’arrivait trop souvent que de repenser aux enquêtes. Ça, et dès que Trixie dormait, eh bien, je me réservais un verre de vin, ressassant le passé. M’enfin, je ne faisais pas cela constamment, juste lorsque je sentais la pression des longues journées et le besoin d’alléger l’atmosphère. Le problème, c’est que parfois, je me permettais plus que la dose recommandée, et là, je commençais à fortement me critiquer. Pourquoi est-ce que j’ai pensé qu’une relation avec un autre policier soit possible? Rien qu’en regardant mon horaire du temps, on pouvait facilement deviner le manque de moments de détentes. Mais mes erreurs ne s’arrêtaient pas là. Une certaine partie de moi s’en veut, d’avoir mis au monde une fillette, incapable de lui consacrer plus que de temps, jonglant presque constamment entre le boulot et mon rôle de mère, et la forçant à être témoin d’une horrible dispute. Coupable de beaucoup de choses, même si celles-ci n’avaient rien de criminel, du moins aux yeux de la justice. Incapable de résoudre mes problèmes, je vivais dans le déni. Moi, retrouver un quelconque sentiment pour un homme? Non, je ne crois pas. Je ne voulais pas souffrir à nouveau et surtout, je souhaitais que ma fille ne revive pas cette fatidique scène, quand elle vit sa mère désemparée. Cette nuit-là, quand son père quitta la maison, ce furent probablement deux rêves qui se brisèrent. Moi, celle qu’elle décrivait dans ses quelques travaux écrit comme une super-maman, ne devenait rien de plus qu’une personne faible, incapable de surpasser sa peine.

Maintenant que j’y pense, je donnerais tout pour retomber dans mon adolescence. Sachant beaucoup plus sur la vie en générale, je ne me permettrais certainement pas les mêmes erreurs. Et bon, c’est vrai, je me préparerais mentalement à la possibilité d’avoir un enfant. Dans mon cas actuel, je me posais encore beaucoup de questions quant à ma capacité à prendre soin de Trixie. Trop sévère, ou pas assez? En tout cas, une chose était sûre, je ne passais jamais assez de temps avec elle. « Merci. C’est moi qui l’aie choisi. » Je me souviens encore de la longue conversation que l’on eut, pendant que j’étais encore enceinte. Philip voulait un prénom qui reflète ses origines hispaniques. Mais c’était moi, celle qui souffrirait pour la mettre au monde. J’avais mon mot à dire! Passant par toute une liste, on finit par s’entendre, quoiqu’un peu difficilement, sur ‘Béatrice’. Au moins comme ça, Philip aurait tout de même une fille portant un prénom pouvant facilement être prononcé en espagnol, et moi, j’aurais été au minimum consulté pour ce choix. Puis en faisant ça à la maison, on éviterait de s’arracher les cheveux devant les infirmières, pendant que je criais au meurtre. Une sensation de bonne entente, de couple heureux … qui ne perdurerait malheureusement pas.

Oh, je ne pouvais pas nécessairement cracher sur notre histoire d’amour. Au début, tout semblait si simple. Et même après la naissance de Trixie, c’était adorable que de les voir rire et courir à travers la maison. Je crus voir le portrait d’une famille parfaite. Un mirage, un mensonge. Je ne l’aurais jamais. Je ne pouvais m’appuyer que sur le peu de positivité qui m’habitait pour aller de l’avant. Essayer de véhiculer l’attitude de mon père, un homme bien, un homme juste, un homme … qui n’aurait pas dû nous quitter si soudainement. « Moi non plus, et pourtant, j’ai vu des choses qui te donnerait la chair de poule. » Les défauts d’être policière. Voir les scènes de crime, découvrir le meurtrier et rester bouche-bée devant la froideur de certains. Les pères. Je ne sais pas pourquoi, mais quand ils étaient les coupables, il me fallait toujours trouver un moyen de me calmer, question de ne pas les frapper de plein fouet. S’en prendre à un enfant, des victimes beaucoup trop faciles … ces gens infâmes n’avaient aucune once d’humanité. Des monstres qui ne méritaient pas mieux que de pourrir en prison.

Heureusement, je n’eus pas besoin de penser à ce genre de choses trop longtemps, puisque cette conversation impromptue divergea vers un sujet bien moins contrariant, quoique je ne sois du tout prête à révéler quoi que ce soit de ma vie personnelle à une pure inconnue. Bon, à vrai dire, je connaissais son père, et elle venait à peine de se présenter. Cela n’équivalait cependant pas à de la confiance. Il me fallait beaucoup plus que ça pour me mettre à parler à la rouquine comme si ne rien n’était. « Je préfère ne pas m’attarder en ville. Puis de toute façon, je n’ai pas tellement le temps. J’ai un horaire chargé et un dégoût pour les sorties. » Toujours aussi brusque. Non, en fait, ce ne fut pas toujours ainsi. Avant, je parlais plus ouvertement avec les autres et faisait la fête avec collègues de boulot et amies. « Rater? Je ne crois pas. Je préfère la paix de mon salon au brouhaha des rues. » Même cette fameuse soirée que Luke organisa pour les policiers du commissariat, je l’évitais en inventant une excuse banale. Moins je me mêlais à ce groupe de gens, et mieux je m’en porterais. Pas la responsabilité de me soucier de leur bien-être, et eux, ils ne viendraient pas fouiner dans ma vie personnelle.


 
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Mar 1 Mai - 12:44
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La famille… Clary ne pensait pas que ça pouvait être une chose aussi compliquée avant d’apprendre qui était véritablement son père, avant de le rencontrer, et de se rendre compte qu’il était loin de l’image qu’elle avait pu se faire de lui pendant des années. Sa mère ne l’avait jamais dénigré malgré les horreurs qu’il avait pu faire, et la jolie rousse avait développé une sorte de fascination à son égard. Elle avait toujours cru qu’il était un héros, mort au combat pour son pays, pour sa famille, avant même qu’elle ne voit le jour. Elle s’était bien trompée. Déjà parce qu’il n’était pas mort, mais parce qu’en plus il était bien loin d’être un héros. Il en était même tout le contraire. Il avait massacré des personnes innocentes, torturé son petit ami, blessé gravement son meilleur ami pour pouvoir se servir d’elle. Sans parler des expériences qu’il avait fait sur elle et sur Jace. Et son frère, qui n’était plus à présent. Les choses auraient pu être bien différentes s’il n’était pas devenu comme ça. Mais d’un autre côté, est-ce que la jeune Nephilim aurait vraiment aimée que les choses soient différentes ? Sur certains points, certainement. Elle aurait aimé pouvoir connaître son frère, ne pas affronter toute cette souffrance dans sa relation avec Jace. Mais elle aurait dû se passer de son amitié avec Simon, qui l’avait énormément aidé au fil des années. Elle aurait aussi dû se passer de Luke, qui avait toujours été un père pour elle. Alors au final, même si elle avait dû affronter tout ça, qu’elle avait cru à certains moments qu’elle n’arriverait pas à surmonter les épreuves… Elle était bien contente de la finalité des choses. Elle était entourée, aimée, son avenir n’était plus aussi flou qu’il avait pu l’être, et c’était certainement ce qu’il y avait de plus important.

Après, il y avait certaines choses qui continuaient à la mettre hors d’elle. Simple exemple, à chaque fois qu’elle se remémorait les horreurs que son père avait fait subir à Jace. Elle se demandait d’ailleurs comment il avait fait pour ne pas perdre pieds, et en réalité, elle ne pouvait que l’aimer d’avantage grâce à ça. Il possédait tellement de courage, une force incommensurable dont il ne se rendait même pas compte. Et il était toujours là pour les autres, pour sa famille, pour ses amis. Pour elle. C’était un homme bon, comme elle n’en avait jamais croisé, et elle ne comprenait pas comment son père avait pu lui faire du mal, surtout quand il n’était encore qu’un enfant. Elle ne comprenait tout simplement pas comment les gens pouvaient être aussi cruels. Pourquoi surtout. Ça la rendait dingue quand elle y pensait. « Plus grand chose me donne la chair de poule maintenant… » Une triste vérité, qu’elle n’aurait peut-être pas dû dire d’ailleurs. Il est vrai que ce n’était pas une chose commune. Il allait falloir qu’elle trouve une excuse. Mais comment expliquer tout ce qu’elle avait vécue au juste ? Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait que mentir, pour protéger cette Terrestre, parce que le Monde Obscure était quelque chose de bien trop dangereux pour eux. Ça, c’était une chose qu’elle avait bien comprit depuis que Simon était devenu un vampire. « J’ai… Été agressée il y a quelques mois. » C’est l’explication la plus simple qu’elle pouvait donner. Et d’un autre côté, ce n’était pas totalement faux. Clary avait été agressée psychologiquement pendant plusieurs mois par son propre père. Oh, elle n’en gardait aucune trace physique, mais ses blessures psychologiques, même maintenant, elles n’étaient pas totalement guéries. Mais elle s’en remettait, petit à petit, grâce à son entourage, à son nouveau travail. Et aussi grâce au fait que son père allait bientôt payer ses fautes.

Elle n’aimait quand même pas tellement aborder le sujet. D’ailleurs, depuis que la date du procès avait été révélée, dans quelques jours seulement, le sujet restait en suspens. Personne n’en parlait vraiment, même si la rousse sentait encore les regards des autres Chasseurs d’Ombres sur son dos. Elle s’était faite à l’idée qu’elle allait devoir supporter ses regards toute sa vie, ou du moins, pendant une bonne partie. Les gens allaient avoir du mal à oublier Valentin et son histoire, malheureusement. Parler de la ville se révélait être une chose beaucoup plus joviale que de parler de ce qu’elle avait vécu ces derniers mois. Surtout que New York, elle en connaissait tous les recoins. Elle avait grandi ici, elle vivait toujours ici, et si elle pouvait ne jamais quitter cette ville, elle le ferait. C’était ici qu’elle se sentait chez elle. « Quand j’étais petite, j’adorais aller au jardin botanique avec ma mère. On passait un bon moment toutes les deux là-bas, et ça nous faisait prendre l’air. Vous devriez essayer avec Beatrice. » Clary ne voulait en aucun cas donner un ordre ou quelque chose dans le même genre à Cara. Juste un conseil, une activité qu’elle avait appréciée partager avec sa mère quand elle était plus jeune. Et qui lui manquait énormément, surtout maintenant alors qu’elles étaient toutes les deux en conflit. La rousse aimerait bien pouvoir arranger les choses. Le problème était qu’elles étaient toutes les deux campées sur leur position. Et pas question pour elle de laisser tomber Jace. Chose que sa mère n’arrivait pas à comprendre. A croire qu’elle ne se rendait pas compte qu’il était la seule personne capable de la rendre heureuse, en fait. Elle les aimait tous les deux, plus que tout, et elle ne voulait pas en arriver à un stade où elle allait devoir faire un choix. Parce qu’elle savait très bien lequel elle ferait, et de toute façon, dans un cas comme dans l’autre, elle finirait par avoir le cœur brisé.
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Jeu 17 Mai - 6:15
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Vivre avec des regrets, c’est un fardeau qui pèse un peu plus à chaque jour. Rêver à ce que j’aurais pu faire différemment, si on m’en donnait la chance. Ma personnalité actuelle qui ne serait pas exactement pareille. Moins pessimiste, ça c’est sûr! J’aurais passé un peu plus de temps avec mon entourage, à discuter librement, à interagir comme s’il s’agissait de la chose la plus facile au monde. Le saut dans le temps qui était cependant impossible. Me contenter que ce qui m’attendais dans le futur, essayant de ne pas rester coincée dans le passé. Un boulot ingrat que celui de policière, surtout puisque parfois, je n’avais d’autre choix que de travailler sur un cas irrésolu, sur des dossiers datant de quelques années. Un d’eu que je traînais toujours avec moi; celui de mon père. Sa mort, toujours notée comme un meurtre non-prémédité. Inacceptable, surtout pour un homme ayant sacrifié tant de sa vie pour les habitants de Los Angeles, pour ses collègues et ses supérieurs. Le meurtrier jamais retrouvé, comme par hasard, alors que le dépanneur possédait des caméras de sécurité. Mes suspicions ne cessaient de se tourner vers des criminels désirant leur revanche. Malheureusement, les indices me manquaient, ainsi que le temps. Il fallait que je sois partout, que je joue les mères et les détectives de façon consécutive. Souffler, se reposer, ça n’existait pas chez moi.

De toute façon, comment pouvais-je relaxer, rien qu’en habitant maintenant une ville où le crime ne vous laisse jamais tranquille? Des scènes de crime qui vous donne froid dans le dos, j’en vis plusieurs à L.A., mais on dirait bien que la Grande Pomme me réservait encore des surprises. Le pire, le genre de dossier qui me révoltait réellement et qui me donnait envie de frapper un mur, c’était ceux liés aux enfants. Étant mère, je ne comprenais pas comment un être humain était capable de faire subir de telles horreurs à une âme si parfaitement innocente. Oui, c’est vrai, je pouvais facilement me mettre à la place d’un parent voulant s’éloigner de son enfant, que ce soit parce qu’il avait des problèmes d’addiction, ou simplement parce qu’il ne se jugeait pas très bon parent. Ça, je connaissais que trop bien. Rien que de me voir dans les yeux de ma fille, je me sentais réellement la pire des mères, lui ayant probablement détruit le rêve d’une fin heureuse, d’un happy ever after. Trixie dû apprendre, sans que je ne le veuille nécessairement, que les princes charmants, c’était de la foutaise, que l’amour heureux, c’est juste pour faire vendre du chocolat pendant la Saint-Valentin. Plus très insouciante, ma pauvre petite puce, exactement comme Clary, vu son commentaire étrange. Quoi? Une jeune adulte prétextant avoir vu assez d’horreurs pour ne plus être étonnée? Pas rare, comme sentiment, mais tout de même particulier pour quelqu’un de l’âge de la rouquine. Pour la première fois depuis le début de notre conversation, je laissais entrevoir un brin d’inquiétude, ce que la jeune femme dû remarqué, car elle donna presque immédiatement une courte explication. « Agressée? Vous en avez parler à quelqu’un? Vous savez, le pire que l’on peut, dans ces cas-là, c’est de garder ça pour soit. » Je ne me proposais pas, comme oreille attentive, non pas parce que je ne voulais pas l’aider, mais simplement parce que je ne la connaissais pas bien. Dans des cas pareils, nos proches sont les mieux placés pour nous tendre la main.

Luke semblait être de bon conseil; la rouquine se tourna probablement vers lui, lors de son agression. Un homme respectable, même si en soit, je l’évitais. Rien de personnel, juste moi et mes manies qui me poussaient à rester chez moi, à ne pas en révéler trop sur ma vie, sur mes problèmes. Ce ne fut donc pas nécessairement un soulagement pour moi, que de diverger vers un thème apparemment touristique. New York. Une ville qui plaisait à plusieurs, qui avait bien des attraits et qui, à une certaine époque de ma vie, m’aurait fortement plu. Cependant, je n’étais plus la jeune adulte d’il y a longtemps. Je n’imagine pas la Grande Pomme comme d’une grande beauté, ou d’assez intéressante pour visiter pendant le week-end. Ce que je cherchais, c’était de ne pas m’y sentir comme une étrangère, chose que je n’arrivais justement pas à faire. « Je suis sûre que ce sera sur la liste de lieux à visiter avec l’école. Elle ira là-bas avec ses amies de classe. » Les jardins, ce n’était pas vraiment mon fort. Certains défauts qui me rapprochaient plus du rôle de garçon manqué que de femme élégante. « On a nos soirées films qu’elle apprécie beaucoup. Puis elle a parfaitement compris que sa mère ne sort pas vraiment, depuis notre arrivée ici. C’est pour ça que je la dépose chez des copines, question qu’elle s’amuse un peu. » Je ne me sentais aucunement coupable de laisser d’autres parents s’occuper d’elle. Trixie passait du bon temps et trouvait finalement sa place. Mon souhait pour elle, en fait. Il lui avait fallu tout laissé de L.A. pour débarquer dans un endroit complètement différent. Pourquoi ne pas faire en sorte que sa transition soit la plus facile possible, et que son arrivée à l’école soit toujours faite sous la bonne humeur?


 
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Mar 22 Mai - 18:01
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Cara & Clary
Les actes de son père avaient poussés Clary à grandir bien plus vite qu’elle ne l’aurait voulu. Des horreurs, elle en avait vu, beaucoup trop par rapport à son âge d’ailleurs. Des morts, des tortures, elle avait elle-même ôtée la vie à plusieurs hommes, et même si elle savait que ce n’étaient pas des gens bien, cet acte avait quand même laissé une marque sur son âme. Elle avait du sang sur les mains. Son père était un monstre. Son meilleur ami était devenu un vampire par sa faute. Sa relation avec Jace avait été un désastre pendant des mois. Sa relation avec sa mère n’allait qu’en se dégradant. Au final, il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas, qu’elle se voile la face à ce propos ou non, les faits étaient là. Elle savait que tant que le procès de son père n’aurait pas eu lieu, elle n’arriverait pas à avancer. Mais elle ne se donnait tout de même pas le droit de se plaindre. Elle était entourée, elle était aimée, et elle aimait elle aussi. L’amour avait toujours été sa grande force, tout au long de sa vie. Ça la définissait, c’était ce qu’elle était. Une jeune femme qui ne voulait qu’aimer et rendre les gens heureux.

Parler n’était pas un problème pour elle habituellement. En même temps, en connaissant Simon depuis des années, la communication était une chose qu’elle connaissait plutôt bien, et elle avait toujours exprimée ce qu’elle ressentait. Sauf là. Et étrangement, si Cara n’avait pas relevée ce point, elle ne s’en serait certainement pas rendue compte. Elle n’avait pas parlée de ce qu’elle ressentait à propos de son père, comment elle se sentait par rapport à ça. A personne, pas même à Jace, même s’il avait bien vu la souffrance qu’elle avait ressentie ces derniers mois. Elle n’avait pas mis de mots dessus. « Je… Ça va. C’était pas bien grave. » Oh si, ça l’était. Etre la fille d’un homme qui avait voulu massacré tout un peuple, c’était grave. Mais Clary ne pouvait pas en parler à cette femme. Elle devait garder le secret, du moins à elle. Et elle en parlerait très certainement à Jace. D’ailleurs, elle lui avait envoyée un message pour qu’il vienne la chercher. Autant qu’elle lui en parle tout de suite, parce qu’elle se connaissait, elle finirait par se dégonfler sinon. Et elle savait qu’il l’écouterait, qu’il la laisserait vider son sac, et que la sécurité de ses bras lui ferait beaucoup de bien.

Mais en attendant son arrivée, et cette discussion qui serait très certainement forte en émotions, la jolie rousse préférait dériver sur un sujet qu’elle appréciait un peu plus et qui lui rappelait des bons souvenirs d’enfance. Elle en avait pas mal d’ailleurs, sa mère avait toujours tout fait pour qu’elle soit une petite fille heureuse, et même si elle lui avait menti pendant une bonne partie de sa vie, Clary ne pouvait pas nier le fait qu’elle s’était bien occupée d’elle. Et elle ne lui ferait jamais aucun reproche là-dessus d’ailleurs, surtout qu’elle n’avait pas d’enfants elle-même. Qui elle était pour juger ? Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était donner son point de vue de petite fille qui avait bien grandi. « Passez autant de temps que possible avec elle, même si c’est juste pour discuter ou dessiner des petits bonhommes. Elle s’en souviendra, je vous assure. » Clary s’en souvenait, malgré les conflits actuels qui planaient dans la famille Fray. Et si elle n’avait pas eu tout ça, elle ne se battrait certainement pas pour arranger tout ça, elle laisserait couler. Et même si c’était une cause perdue, peu importe ce qu’elle pouvait dire, la rouquine ne laisserait jamais sa mère derrière elle. Jamais.

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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Mar 29 Mai - 6:44
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Cara & Clary
Je ne voulais surtout pas que l’on me mette sur le même piédestal que mon père. Oui, j’avais, en quelque sorte, hérité de son rôle de policier, mais comparativement à lui, je n’avais pas le cœur à la bonne place. Lui, quand il se tourna vers ce métier, c’était surtout parce qu’il voulait protéger la ville, protéger les habitants, faire régner la justice. Ce ne sont pas ces idéologies qui m’ont guidé vers le badge, dans mon cas. Ma première intention, celle qui continuait de hanter mes nuits, c’était de comprendre la mort de mon paternel, de cet homme pourtant si aimé de la communauté. Un accident, un braquage auquel il voulut mettre un terme et qui s’est mal terminé. Une belle petite histoire, pour les gens qui ne se posaient pas de questions. Cependant, à mon avis, il y avait anguille sous roche. Peut-être avait-il mis en rogne un mafieux ou un criminel quelconque? Cette hypothèse expliquait mieux l’étrangeté de sa mort, quoique mes supérieurs continuaient à répéter qu’il s’agissait d’une calamité. Je ne pouvais rien faire, en vérité, car mon accès à certains dossiers était restreint. Je n’occupais pas un poste si prestigieux, on ne me confiait que les enquêtes les plus récentes. On me tenait occupé, voilà tout. Et cela m’exaspéra à un tel point que ce fut, en quelque sorte, un soulagement que de m’éloigner de cet air toxique. Au moins ici, je pourrais faire mes recherches sans qu’on ne s’en aperçoive aussi facilement.

J’avais appris à me faire discrète et surtout, ne pas donner ma confiance si facilement aux gens. Visiblement, dans ce commissariat, les gens voyaient les choses autrement. Une famille unie, des membres toujours là, présents les uns pour les autres … la poisse, quoi, quand ce que je voulais c’était qu’on me foute la paix, question que je puisse faire mon boulot et repartir à la maison à la fin de mon quart de travail. Même la fille de Luke me faisait la conversation librement, ce qui me rendait légèrement grognonne, vu que je n’avais aucunement l’intention de lui dévoiler quoi que ce soit à mon propos. Pourtant, la rouquine me dévoila des choses qui me touchèrent, qui me firent oublier le temps d’un instant ma froideur habituelle. Une agression? Normalement, les jeunes femmes ayant subi une telle horreur n’en parlent pas si librement. Elles en font part à des membres de la famille ou des policiers. Luke devait probablement déjà en être au courant … du moins, je l’espérais. « Pardon? Pas bien grave? C’est une blague! Toute agression est grave, peu importe l’identité de l’agresseur. » Normal, pour moi, que de m’inquiéter. C’était mon boulot, après tout.

Ce que je ne voulais pas, c’est qu’on vienne me parler de trucs un peu trop personnels, notamment ma relation avec ma fille. Je ne savais pas être mère, je n’avais jamais été du genre à lire des tonnes de livres à ce propos. Et maintenant que ma puce grandissait, je m’affolais de perdre le contrôle, de ne plus savoir quoi lui dire, exactement. Les sorties, j’en faisais parfois, mais voyait les autres mères, avec leurs enfants, et me demandait ce qui clochait, ce qu’il me manquait pour que ma relation avec Trixie soit aussi parfaite que la leur. Des crises, des moments de distance … non, je n’étais certainement pas faite pour le rôle maternel. « J’essaie, quoique je n’apprivoise pas du tout le rôle de mère. Certaines sont douées pour ça et d’autres laissent à désirer. J’préfère nettement me voir dans le deuxième groupe que le premier. » Des beaux souvenirs, je n’en laisserais que peu, à ma fille. Juste de me remémorer la nuit où ma querelle avec Philip explosa et le fit sortir de la maison en claquant la porte … je ne supportais pas de croire qu’elle avait tout vu, tout entendu.


 
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(#) Sujet: Re: I don't know you - ft. Cara ♦ Sam 23 Juin - 20:05
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Cara & Clary
Même si Clary avait du mal à l’admettre, ça faisait déjà quelques semaines, voir quelques mois qu’elle avait commencée à agir beaucoup plus comme une Chasseuse d’Ombre que comme une Terrestre. Elle arrivait surtout beaucoup plus facilement qu’avant à prendre du recul sur les choses. Au début, elle avait peur, elle se sentait perdue, elle souffrait. Et maintenant, elle avait fini par s’habituer à cette situation, elle avait pris du recul, énormément. Elle s’était rendue compte que, certes, son père était un homme cruel, mais que ce n’était pas pour autant qu’elle devait le devenir elle aussi. La rousse savait aussi que sa mère avait voulu la protéger de ce monde, et qu’elle ne lui en voulait clairement plus de l’avoir fait. Elle la comprenait tout simplement. N’aurait-elle pas fait la même chose elle aussi, au final ? Certainement que oui. Enfin, en ce moment, elle ne pensait clairement plus aux horreurs qu’elle avait traversée, ou tout du moins, très peu par rapport à ce que ça avait pu être. Elle pensait aux bonnes choses, à son bonheur actuel, sa relation avec Jace, ses petites sorties en compagnie de Simon, le retour d’Isabelle à l’Institut. Et bien entendu, ses visites à Luke.

Donc oui, ça faisait un moment qu’elle n’avait pas parlé de tout ça, qu’elle l’avait un peu laissé de côté, et à ses yeux, c’était clairement ce qu’il y avait de mieux. Il fallait qu’elle aille de l’avant, ça ne servait à rien de relater le passé. De toute façon, son père allait être puni pour tout le mal qu’il avait fait, autant à elles qu’aux autres personnes. Elle ne pouvait rien faire de plus. « Tout agression est aussi bonne à laisser dans le passé, une fois que c’est réglé. Et je sais à qui me confier. » Ce n’était pas pour rien qu’elle venait d’envoyer un message à Jace après tout. Bon, elle ne voulait pas forcément vexée la collègue de Luke non plus, mais elle ne pouvait pas parler avec elle de tout ça. Et ce serait assez compliqué d’expliquer ce qu’elle ressentait à Luke. Seul Jace pouvait totalement la comprendre de ce point de vue-là, vu qu’il avait été en partie élevé par Valentin. Et qu’il avait cru être son fils, lui aussi. Ils avaient ressenti les mêmes choses, les mêmes douleurs, les mêmes doutes. Ils ne l’avaient juste pas extériorisés de la même manière, c’était tout. Surtout que le blond avait bien sa manière à lui d’extériorisé les choses, même si ce n’était clairement pas la bonne. Mais elle ne pouvait pas lui en vouloir là-dessus.

Tout comme elle ne pouvait pas tellement en vouloir à sa mère de vouloir la protéger. Certes, elle ne s’y prenait clairement pas de la même manière, surtout là, par rapport à Jace. Mais la jeune femme comprenait quand même, qu’elle avait peur qu’elle se retrouve dans la même situation qu’elle avait pu être à son âge. Sauf qu’elle ne voyait pas que Jace n’était pas Valentin, et qu’il y avait encore du boulot pour lui faire comprendre ça. Mais elle n’abandonnait tout de même pas, parce que c’était sa maman, et qu’elle aurait toujours besoin d’elle, quoi qu’il arrive. « Elle sait certainement que vous essayez de faire les choses bien. Après tout le monde fait des erreurs, y a pas d’école pour devenir parent. Il faut juste qu’elle sache que vous serez toujours là pour elle, c’est tout. Elle vous pardonnera le reste après. » Et Clary parlait avec son vécu derrière elle, et le même pardon qu’elle avait accordée à sa mère après tous ses mensonges pendant des années. Cara ne devait certainement pas être au même niveau. Mais au final, ce que ressentait une fille pour sa mère, c’était bien quelque chose d’assez universelle, parce qu’elles savaient toutes que cette femme qu’elles appelaient maman était celle qui les avait porté, nourrit, et protégé pendant des années.

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