Blood of my blood |Liese|
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(#) Sujet: Blood of my blood |Liese| ♦ Dim 7 Jan - 15:31


“Blood of my blood.”


You are so young child, too young to understand this, but I shall tell you anyway and you’ll understand it later : limits, like fear pain and even love, are often an illusion.



Voilà bien pourquoi Nil aimait New-York : le temps n’y existe pas. De jour comme de nuit, la ville est toujours si animée qu’elle semblait ne jamais se reposer. On y trouvait encore des gens dans les rues, des restaurants ouverts, tout comme absolument tout. Même des expositions d’art dans l’Upper East Side. Au moins trois cette nuit-là, mais celle où se dirigeait l’ancien homme d’affaire von der Goltz était particulière : l’exposition d’œuvres privées directement sorties de la collection d’une des plus grandes fortunes américaines était bien quelque chose qui ne se ratait pas ! Malgré son attachement aux chiffres et aux relations, Nil avait toujours été un amateur d’art bien qu’il ne peignait pas. Certains artistes avaient un don…

La réception était huppée, tout le monde ici avait revêtu ses plus beaux costumes, ses plus brillants bijoux. Que de la haute société, et ceux qui ont réussi à se trouver une invitation par quelque manière que ce soit. Certaines personnes supportaient mal d’être mélangées à ce qu’ils appelaient la populace, mais ils avaient certainement oublié l’époque à laquelle ils vivaient : le XXIe siècle était le siècle où tout se mélangeait.

Ce fut au détour d’une allée remplie de tableaux avant-gardistes que Nil trouva enfin la véritable raison de sa venue. Cet homme qui semblait concentré à admirer les lignes rouges sur cette toile sombre, comme couverte de suie ou de charbon. Une œuvre violente, mais également éprise d’une grande finesse, d’un véritable œil pour les détails.

« Pavia Pedersen... » fit alors Nil en s’approchant assez pour se trouver à côté de lui. « Et moi qui croyait son œuvre cachée au monde entier pour l’éternité. »

L’homme à côté de lui eut un petit rictus, sans doute venait-il de s’apercevoir qu’il avait de la compagnie. Toutefois, cela se voyait sur son visage qu’il avait assez vécu pour que cela ne lui fasse plus de cheveux blancs. Il tourna un bref regard vers Nil, avant de revenir sur le tableau.

« L’éternité doit être bien courte, dans ce cas. »

Nil y répondit par un sourire.

« Vous n’êtes pas monsieur Morgenstern. »

« En effet, mais je suis ici à son nom. Y a-t-il un problème ? »

« Oh que non. Monsieur Morgenstern est un client dont je prends particulièrement soin, mais ce n’est pas un amateur d’art. Quelle tristesse, de ne pas être sensible à de telles merveilles de l’Humanité. Voilà bien trente ans que je suis sur ces affaires obscures, et pas une seule fois je n’ai vu d’œuvres aussi fortes, aussi poignantes que celles faites par des humains. Nous avons un don, ne croyez-vous pas ? »

« L’Humanité est malheureusement sous-estimée dans le monde obscur. »

L’homme hocha la tête avec dépit. Oh il n’était pas assez stupide pour croire que Nil était un humain également, mais il appréciait voir que son avis était partagé. Cela changeait des manières de certains, trop persuadés d’être supérieurs aux autres. Dans un sens, les Nephelims étaient les pires : il n’y avait pas pire syndrôme que celui du héros. Rien ne les différenciait vraiment de leurs ennemis, et pourtant, il y avait beaucoup d’argent à se faire sur de tels profits.

« De quoi mon client préféré aurait-il besoin, cette fois ? »

« De vos services, bien évidemment. De votre expertise, et de vos outils. Ce sont des temps sombres qui s’approchent, semblables à ceux de Pedersen… L’aube rouge. »

Oh l’humain n’était pas idiot, il savait bien ce que tout ça voulait dire. Valentin Morgenstern partait en guerre. Ce n’était pas trop tôt, depuis le temps qu’il préparait ses hommes, ses alliés. Peut-être avait-il finalement trouvé la Coupe qu’il cherchait avec tant d’efforts. Un sourire légèrement impatient vint parcourir les lèvres fines et sèches de cet homme, tandis que celui de Nil restait creux. Charismatique et professionnel, mais creux.

« Dites à monsieur Morgenstern que je m’occupe de tout. J’ai même une nouvelle cargaison pour lui. »

« Cela lui fera certainement plaisir. »

« Bien, si notre affaire est réglée, je ne voudrais pas vous déranger plus longtemps monsieur... »

« Von der Goltz. »

« Monsieur von der Goltz… Vous êtes un homme intéressant, sachez-le. J’ai hâte d’avoir affaire avec vous aussi, un jour. »

Il lui tendit alors une carte du bout des doigts, que Nil s’empressa de ranger dans sa veste. Cette entrevue s’était extrêmement bien passée. Christian L. Carls, donc… Certes cela pouvait s’avérer être ingrat de faire ses courses au nom de Valentin, cependant on y faisait des rencontres tout à fait intéressantes. Entrer dans les bonnes grâces de tous et chacun, n’était-ce pas là le meilleur moyen de se faire une place dans ce monde ? Une place à son nom, à ses propres couleurs. Carls s’en alla de son côté, venant rejoindre un autre groupe d’invités comme s’il était un simple humain dans cette masse. Un nouveau masque sur le visage. Comme chacun, sûrement… Ce n’était pas comme si Nil n’avait jamais porté de masque de sa vie ! Lui préférait rester un instant devant la peinture, après tout il avait tout son temps.

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(#) Sujet: Re: Blood of my blood |Liese| ♦ Dim 7 Jan - 21:03

Lorsque Liese était arrivée à New-York, il y a de cela plusieurs jours déjà, elle avait aussitôt senti cette vague de chaleur, comme si son cœur s’était réchauffé rien qu’en sachant que sa nouvelle vie allait commencer. Une troisième vie si on pouvait dire cela ainsi, difficile à dire. Passer de sa demeure au confort digne d’un palais à une vie loin de toute civilisation à la campagne pour ensuite venir dans l’une des villes les plus fréquentée de l’Amérique, c’était en soi quelque chose de nouveau, quelque chose qui donnait à chaque fois à la demoiselle l’impression qu’elle revenait dans une nouvelle vie. Pourtant, en seulement quelques jours, la brune s’était parfaitement habituée à ce nouveau climat, à tous ces gens qui l’entouraient à présents.  C’était incomparable à ce qui l’entourait lorsqu’elle logeait encore dans la demeure des von der Goltz : il n’y avait qu’hypocrisie et solitude alors que tout le monde entourait tout le monde. Mais on n’en avait rien à faire : Seul le plaisir et les biens personnels comptaient. Aucun rapport avec la vie à la campagne où le peu d’habitants que l’on pouvait y croiser répondait toujours présent pour leurs voisins, avec la plus grande sincérité et générosité possible.  Même l’innocente Liese avait eut du mal à s’habituée à tant de bonté, restant assez méfiante malgré le sourire à la fois franc et sincère de ses interlocuteurs. New-York, c’était un peu une sorte de mélange entre ces deux aspects, une ville animée et des plus diversifiées. Liese se rendait compte que c’était vraiment ce qu’il lui fallait : de l’animation. Plus rien à voir avec le sérieux du quotidien des von der Goltz, ni le calme de la vie à la campagne. Mais c’était nécessaire, une belle expérience que la demoiselle pourrait refaire une deuxième fois.

Mais pour le moment, elle avait d’autres projets en tête. Elle n’avait pas changé de vie ainsi, du jour au lendemain, sans raisons. Si elle s’était rendue dans cette ville, c’était avant tout pour retrouver son père prétendu décédé il y a de cela bien des années déjà. Alors quand Liese avait appris de la part d’un vampire qu’il était vivant, était devenu lui-même un vampire et qu’il n’avait jamais donné signe de vie, elle avait très mal pris la nouvelle, très mal.  S’il avait au moins prévenu qu’il était toujours vivant, même s’il ne voulait pas que le monde le sache, juste prévenir… Peut-être que Liese l’aurait déjà mieux pris, peut-être. De toute façon, elle avait pris l’habitude étant enfant que son père ne se souci pas de son cas, de ce qu’elle pouvait penser ou ressentir, qu’il ne soit pas à la maison. Alors qu’il ne revienne pas, peut-être que ça n’aurait rien changé pour elle. Mais avoir menti indirectement à tout le monde, alors qu’elle avait dû faire deux deuils pour le prix d’un à seulement treize ans, c’était une idée qui ne lui plaisait pas. Oh oui, des raisons de lui en vouloir, elle en a et c’est justement pour cela qu’elle avait demandé à devenir un vampire et qu’à présent, elle se baladait dans les rues de New-York en voiture. Plus encore, elle savait où elle se rendait, un lieu précis où seuls les privilégiés étaient conviés. Une soirée où seules les personnes ayant de grands moyens étaient présents.  Liese avait entendu dire que son père y serait certainement, elle s’en doutait. Alors, elle avait tout mis en œuvre pour pouvoir y être invitée. Quitte à charmer le fils d’un haut fonctionnaire des environs, à peine plus âgé qu’elle, du moins d’apparence. Et elle y était parvenue, Liese, elle était parvenue à se faire inviter à cette soirée par ce jeune gentleman à l’humour appréciable et agréable. Elle avait enfilé l’une de ses plus belles robes, tout en restant assez sobre. Elle avait les moyens après tout, son oncle veillant à distance à ce qu’elle ne manque de rien.  

Arrivée sur les lieux, la jeune fille descendit de la voiture doucement, regardant l’imposant bâtiment avec un petit sourire en coin. Enfin, elle y était. Enfin, elle allait peut-être revoir celui qu’elle était venue voir. Mais pour le moment, elle devait rester calme, devait profiter un minimum de la soirée. Le fils du fonctionnaire n’était pas fan de tout cela, clairement, mais obligé de s’y rendre pour son père ainsi que pour faire bonne impression grâce à sa fameuse présence, il avait bien dû se résoudre à venir passer un moment ici. Il y avait bien moyen. C’était un fait qui amusait assez Liese qui parvenait à le faire sourire, alors qui pestait le plus discrètement possible. Quand elle y pense, elle se dit qu’elle le comprenait facilement : étant enfant, la jeune fille n’aimait pas non plus les soirées, s’y ennuyait mais, elle affichait toujours ce petit sourire poli qui laissait entendre qu’elle était ravie d’être là. Et ce sourire, elle l’affiche une fois de plus, tout comme son partenaire, saluant avec distinction tous ces gens qui les saluaient également.  La jeune fille mit à un moment à s’habituer à la lumière de la pièce, lumière à laquelle elle n’était plus trop habituée, se baladant même limite dans le noir lorsqu’elle était chez elle. Elle échange un sourire avec son partenaire, avant de s’avancer à ses côtés pour saluer le père de ce dernier. Un homme charmant qui semblait bien sympathique.  Le trio était resté là, à discuter pendant un certain temps, parfois rejoint par une ou deux personnes qui venaient également les saluer. Et pendant tout se temps, à l’occasion, le regard de l’invitée balayait la pièce, à la recherche d’un visage familier…Un visage qui apparut après un certain temps. Alors qu’elle avait tourné la tête, un petit sourire vint étirer ses lèvres avant que celui-ci ne s’agrandisse lorsqu’un autre invité vint lui poser quelques questions, comme pour mieux la connaitre.

Mais parler, ça devient lassant, même si le jeune homme avec qui elle était venue semblait tout autan s’ennuyer, bien qu’il tentait de passer le temps avec un peu d’humour, un humour bienvenu dans de telles conversations. Et puis, elle avait à faire, Liese. Il fallait qu’elle retrouve la personne qu’elle avait attendu. Alors, dans un sourire charmant et dynamique, la brune interpelle le jeune homme, son père et un ami de celui-ci, de façon à pouvoir se libérer.

« Pardonner moi mais, j’ai besoin de me dégourdir un peu les jambes et peut-être profiter à l’occasion des œuvres qui nous entoure. Je ne tarderais pas, je vous le promets »

Ils lui renvoyèrent un sourire entendu, la saluant. Un petit baiser sur la main et la demoiselle pu enfin quitter la conversation pour s’avancer dans les couloirs du bâtiment, observant au passage quelques œuvres. Puis, au détour d’un couloir, Liese ne laissait plus que son ouïe travailler, ne manquant pas d’entendre un nom qui lui était si familier. Bingo. Elle avait vu juste et ses sources se sont avérées fiables. Tout en arrivant dans le fond du couloir, elle salue un invité avant d’observer l’œuvre qu’admirait encore celui qu’elle n’avait plus vu depuis des années. Elle mit quelques secondes à découvrir le nom de son auteur, tout comme le nom de l’œuvre mais cela ne lui disait rien, absolument rien.

« Je ne connaissais pas cette œuvre. Ni même celui qui l’a fait. » dit-elle pour elle et l’homme qui se tenait à côté d’elle.

C’était là encore le moyen le plus naturel de l’aborder et cela semble fonctionner vu qu’il semblait avoir concentré son attention sur elle. Regardant le tableau, elle commença à sourire légèrement, ce genre de sourire aimable que toute personnes polies se doit de faire lorsqu’elle aborde quelqu’un. Liese tourne alors doucement la tête vers son voisin, passant son regard une nouvelle fois sur la peinture avant de la reposer sur cet homme qui serait presque intimidant… Presque. Liese ne l’était pas tant que ça.

« Je parie que vous aimez l’art, Monsieur. Vous devez mieux vous y connaitre que moi. »

En même temps qu’elle lui parlait, une seule question hantait son esprit : allait-il la reconnaitre au cours de cette soirée ? De cet échange ?
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(#) Sujet: Re: Blood of my blood |Liese| ♦ Lun 8 Jan - 20:31


“Blood of my blood.”


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Nil ne parut pas surpris d’entendre cette voix juste à côté de lui. Il avait entendu cette femme arriver, il n’avait cependant pas beaucoup réagi à sa présence, restant concentré face au tableau qu’il avait sous les yeux. Pour lui il ne s’agissait que d’une jeune fille qui avait été amenée ici par ses parents, comme un grand nombre de demoiselles de son âge. Comment aurait-il pu se rendre compte qu’il s’agissait de son propre sang ? Depuis ses plus jeunes années il n’avait pas entendu le son de sa voix.

« Pavia Pedersen était un artiste suédois du dix-neuvième siècle. » se prit-il finalement à expliquer.

Ce n’était pas parce que cette jeune fille s’était retrouvée ici qu’elle n’avait pas le droit d’obtenir une réponse à ses questions, même si elle ne les avait pas prononcées ainsi.

« Issu d’une famille aisée, il a tout perdu lorsqu’un scandale sur sa famille a éclaté. Il a alors commencé à peindre pour vivre, et est mort à trente-huit ans, victime du froid de la rue. Ses peintures n’ont été reconnues que post-mortem, et valent aujourd’hui plusieurs millions de dollars chacune. »

Face à l’ironie d’un tel sort, il ne pouvait pas s’empêcher de ricaner légèrement, sans moquerie ni réelle joie. La vie était réellement faite ainsi : de contradictions et d’injustice. Comme Mozart, Pedersen avait fini dans une fosse commune, oublié de tous. Seules ses œuvres avaient permis au monde de se souvenir de lui, et à présent, presque l’intégralité de ses peintures se trouvaient dans cette collection, exposée à la fine crème de Manhattan. Le sort était véritablement injuste parfois. Il baissa alors le regard vers cette jeune fille. À peine plus vieille qu’une adolescente, les longs cheveux bruns, elle avait une de ces postures si droite qu’il comprenait bien vite qu’elle faisait elle-même partie de la haute société. Cependant il y avait quelque chose sur son visage qui le dérangeait. C’était peut-être idiot, d’ailleurs il ne voyait pas ce qui pouvait le gêner… Une drôle d’impression. Il fronça très légèrement les sourcils avant de se reprendre : il ne faudrait pas que cette jeune fille se fasse d’idée, ce n’était certainement pas le moment de déclencher un scandale. Et puis Nil était un assez bon acteur et menteur pour ne pas se laisser lire sur le visage.

« Paul Khlee disait “L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible”. Ne voyez-vous pas ces lignes ? Les mouvements nerveux de l’artiste sur la toile ? Ils sont brefs, rapides, mais hésitants. Voilà deux siècles que Pedersen a trépassé, mais pourtant, ses émotions sont toujours là, gravés sur une fine toile de lin. Exposées aux yeux de tous, même des inconnus. »

Il resta silencieux quelques instants avant de finalement reprendre.

« Vous êtes bien jeune pour vous retrouver dans une telle exposition nocturne. Bien ignorante également. Accompagnez-vous quelqu’un ? »

Ce qui serait surprenant, compte tenu que personne ne semblait la chercher. Reposant ses yeux sur le tableau devant lui, il lâcha un léger soupir. Oui, cette jeune fille lui était familière. Pourtant, il ne côtoyait que rarement des demoiselles aussi jeunes. Certaines faisaient partie de la fine fleur américaine, d’autres s’avéraient parfois être des vampires, des femmes chasseurs de surnaturel… Comment les appelait-on déjà ? Oh oui : shadowhunters. Un nom qui manquait cruellement de finesse, il fallait l’avouer.

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(#) Sujet: Re: Blood of my blood |Liese| ♦ Dim 14 Jan - 0:05

Comme si sa présence n'avait rien d'étonnant tout en étant une nouveauté, cet homme de fière allure fit entendre le son de sa voix sans trop tardé, visiblement prêt à donner un petit cours de culture artistique à Liese qui ne bronchait pas, écoutant chaque mots qui lui étaient adressés.  Elle avait caché derrière une grande neutralité un certain sursaut, certainement du à l'idée d'entendre cette voix à la  fois grave et claire. A vrai dire, la jeune fille avait depuis longtemps oublié le son de la voix de son père. Ô oui, depuis longtemps. Déjà enfant, elle avait l'impression qu'elle n'entendait que rarement  son père parler  alors oui, elle avait toute ces raisons aujourd'hui de ne pas reconnaitre cette voix, d'en être surprise. Mais elle n'avait rien montré, avait rapidement reprit ses esprits afin de regarder la peinture face à elle, écoutant le discours de son père disparu avec  une attention toute particulière.  Et à la fin de ce dernier, elle ne peut s'empêcher d'hausser les sourcils une fraction de seconde, un petit air désolé adresser à un éventuel esprit qui passerait par là, si l'on estime que celui de ce peintre pouvait  posséder son oeuvre. Quand on y pense, ce genre de situation peut arriver à n'importe qui. N'importe qui pourrait se retrouver sans rien, même les personnes qui se pensaient les plus riches et puissantes. Mais en un sens, aux yeux de la jeune fille, sa famille avait été tout aussi pauvre que cet homme,  mais pas au niveau de l'argent. Liese affiche alors un sourire en coin,  jouant un  peu avec des doigts sans s'en rendre compte pour autant.

«La mort aime souvent se jouer de nous. Autant que nous on aime se jouer d'elle dans la limite du possible. Mais tout le monde n'a pas cette chance.»


Après quelques secondes, Liese tourne la tête vers son interlocuteur, un air cordial et poli sur le visage, bien qu'un petit rire très bref s'était échappé de ses lèvres à l'appellation des mots "jeune" et "ignorante".  D'un geste lent, la brune hoche la tête face à la question du vampire.

«En effet. On m'a invité afin que je joue les bonnes compagnie mais j'avais besoin de me dégourdir les jambes.» Elle marque une pause, haussant avec nonchalance les épaules. «Mais vous avez raison : je suis loin d'être la personne la plus instruite qu'il existe dans l'art de la peinture. A vrai dire, j'ai toujours été plus portée pour la musique et la danse. Ma mère mettait un point d'honneur à ce que je sache jouer d'un instrument et que je puisse être parfaite dans une salle de bal.»

La jeune fille parlait d'une voix calme, sans quitter ton léger sourire qui cachait une soudaine tristesse. Sa mère : c'était bien là la personne qui lui manquait le plus au monde. C'était elle qui l'avait bercé, en avait pris soin, lui avait donner tout l'amour et toute la protection qu'un enfant pouvait avoir besoin et même au-delà. La perdre avait été un véritable déchirement. Cette pensée rappelle soudain à Liese pourquoi elle était ici. Bien-sûr elle s'en souvenait déjà mais le but s'était fait encore plus présent dans son esprit.

«Vous me semblez être habitué à ce genre de soirée vous, en revanche. » dit-elle soudainement, plus par politesse qu'autre chose. Du moins d'apparence. «Pardonnez-moi, je suis peut-être trop curieuse ou indiscrète. Si vous le souhaitez je vous laisse tranquille !» réplique-t-elle d'un air désolé.

Elle n'avait pas l'intention de partir, pas maintenant en tout cas.

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(#) Sujet: Re: Blood of my blood |Liese| ♦ Mar 16 Jan - 14:46


“Blood of my blood.”


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Jeune, mais sûrement pas stupide. En entendant ses mots, Nil esquissa un petit sourire discret avant de regarder une nouvelle fois le tableau. Cette jeune fille devait avoir quoi ? Seize ans ? Dix-sept ? Les filles de cet âge-là ne disaient pas de telles choses sur la mort, elles n’en comprenaient pas le sens. Elles n’avaient pas non plus ce regard profond, bien plus que n’importe lequel humain qui ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. Il lui semblait avoir déjà vécu si longtemps... trop longtemps. Assez du moins pour ne pas réagir à sa petite provocation d’« ignorante ».

Cette impression dérangeante continuait à persister. Cette familiarité... Tandis qu’il continuait à caresser les lignes du tableau avec ses yeux, toute son attention était retenue par les mots de cette jeune fille.

Elle jouait à un jeu. Elle semait des miettes. Nil n’était pas un débutant dans l’art de la conversation, tout échange dans ce genre de lieu avait évidemment un but intéressé. Personne ne rencontrait personne par hasard. Qui es-tu, jeune fille ? Pourquoi viens-tu converser avec moi qui t’es étranger ? Qu’attends-tu de notre discussion ? Elle parlait de sa mère, de la musique et de la danse. Cela aussi, cela lui semblait familier. Angela appréciait particulièrement la musique, de son vivant. En particulier Tchaikovsky dont elle se régalait de ses nombreux ballets.

« La seule musique capable de toucher, d’émouvoir et d’atteindre est celle qui a jailli du fond d’une âme artistique animée par l’inspiration. » dit-il lentement, citant le célèbre compositeur.

Peut-être reconnaîtrait-elle ces mots. Du moins, il y comptait. Cela ne ferait que confirmer ce qu’il commençait à soupçonner. Le vampire lia alors ses mains dans son dos, fermant un instant les yeux avant de les rouvrir.

« Votre curiosité est tout à votre honneur, quoiqu’un petit peu trop abrupt. Sachez qu’en ces lieux, tout n’est que sous-entendus et vérités détournées. Cette réception ne fait pas exception. Voyez-la comme une fausse aux serpents, et devenez un serpent. »

Ses mots étaient amers et pourtant, il gardait ce regard tranquille sur le visage, comme si rien ne pouvait l’ébranler, ou l’effrayer. Il se souvenait encore de l’époque où il trouvait ce genre de soirée absolument révoltante, contraire à tous ses principes. Mais il avait appris à l’apprécier, et même y voir des ressources non négligeables.

« N’ayez pas peur. Ces sourires, cette hypocrisie, c’est une danse. Et comme toutes les danses, cela peut s’apprendre. »

Elle qui avait appris la valse et autres mondanités de salles de bal, cela devait lui parler. Et peut-être que cela pourrait la mettre plus à l’aise dans ce genre de lieu. Bien sûr, il n’avait pas répondu à ses questions, mais là aussi, cela faisait partie du jeu. Le Noble Jeu, comme l’appelait son père. Ah, il n’aurait pas dû repenser à cet homme... Pendant un instant, il avait senti ses traits se tirer, mais il tâcha de maquiller tout ça en se retournant vers la jeune fille et lui tendre la main, paume vers le haut pour un baise-main.

« J’en oublie les bonnes manières, je suis navré. Je suis Nil von der Goltz, un simple invité à cette splendide réception. À qui ai-je l’honneur ? »

Son sourire s’étira, bien impatient d’avoir la réponse de cette si mystérieuse jeune fille.

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