SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too
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SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too
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(#) Sujet: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Sam 30 Sep - 18:25


At dawn I would be there. At midnight too
Calixte & Dimitry




Droite. Droite, droite, gauche. Uppercut droit. Frontale. Repos… Recommencer, encore et encore jusqu’à ne plus sentir ses doigts, ne plus rien sentir. Jambes droite, gauche, gauche… Et merde bordel. Droite, droite, encore, et encore puis la gauche… J’entend les coutures sauter, le cuir s'éventrer, et… Fuck. Bordel. Encore un. Le sable s’étale sur le sol de la salle d’entraînement. Les mains sur les hanches, les gants en cuir serrant mes doigts, la tête tombant entre les épaules. Bordel. Encore un… En quoi était fait ces pauvres sacs de frappe ? Je me redressais, étirant mes épaules, étirant mes noueuse omoplates. Je retirais le velcro de mes gants, les jetant à terre comme de vulgaire chiffons. Je décrochais le sac vide, l’emmena dans les containers à l’arrière puis revint pour nettoyer tout la merde étalé au sol. Bordel… J’avais envie de frapper ma tête contre un mur, de taper mes poings aussi. Pourquoi étais je aussi instable qu’à cette époque ? Pourtant je n’avais pas de crocs plantés dans mes veines, pas de Yin Fen dans le système. Non. Et pourtant j’étais proche, si proche de cet état. Non. J’étais dans le même état. Pourtant je ne consommer plus, et mise à part cette rechute minime avec Raphaël, rien ne s’était passé à part…. A part. Lui. Lui et son corps. Lui et… Bordel. C’était donc à cause de lui. Est ce que je pouvais réellement lui jeter la pierre. Après tout j’étais consentant dans toute cette histoire.  

Nettoyer, c’était fait. Je pris une douche, froide, tentant de remettre en place mes neurones, ma cervelle, tout, chez moi. Rien ne marcher correctement. Je n’avais pas envie que cela recommence, que je sois désobligeant, d’être hors de contrôle. Je ne voulais pas tendre le bâton pour me faire battre, surtout pas. Je frissonnais, j’avais du mal à me réchauffer en sortant de cette eau si froide. Je fermais les yeux pour me concentrer, pour lancer le système sans utiliser mes runes. J’étais assis dans la cabine de douche, la tête rejetée en arrière, les yeux fermés, repensant encore et encore à ce qu’il c’était passer il y a quelques jours, à lui, à nous, à nos corps. Mon poings vint se planter dans le mur, écrasant avec forces mes phalanges, détruisant le carrelages blanc. Je saignais mais qu’est ce que j’en avais à foutre. La douleur me garder éveillé. Bordel… Était ce des larmes qui coulait sur mes joues ou l’eau ruisselant de mes cheveux mouillé. Qu’est ce que le destin tenter de me dire, de faire… J’étais crispée, je ne savais plus quoi penser de ma situation, de ma main blesser, de mon âme perturbée. Et puis j’ouvris les yeux, mes yeux bleue, plutôt gris dut à mon humeur. Ma respiration était saturée de spasme. Ouais. C’est sûre, j’avais pleurer… Je calma dans un premier temps m’a respiration. J’avais peur de retomber dans cette spirale nocives, vicieuse et infinie. « Bordel… »  Je ne trouva que ça a dire avant de le relever, rincer ma main du sang et des débris de carrelage. J’entourais difficilement mes hanches d’une serviette et rejoint ma chambre pour attraper ma stèle. Je savais pertinemment que ça allait être douloureux. Je traça de ma main libre un Iratze sur mes phalanges et laisse agir, titubant pour me poser sur le bords du lit. « Ah… Bon sang… » La douleur était lancinante, un instant, puis s’évanouit comme si on avait injecté dans mon sang une dose de morphine. Je m’allongea tenant ma main dans l’autre, laissant ma stèle se caler contre ma hanche, apportant une touche surprenante de froid. Les yeux ouvert, regardant le plafond blanc, je laissais agir la rune et repensée au messages que m’avait envoyé Dimitry. Je ne regrettais pas, pas même de lui avoir dit de ne pas hésitez. Quelques un des ses messages était assez cocasse et amusant à lire…

J’esquissais un sourire et écarta les bras. Je pris une profonde respiration et me redressa avec souplesse. Je ne resta pas très longtemps dénudé. Une tenue de combat vint rejoindre mes fesses et mon torse. Je récupéra ma tablette de travail, relisant mon rapport non fini. J’avais lu son dernier message et m’étais endormi sans même m’en rendre compte. Je lui avais dit de passer aujourd’hui, je ne savais pas si le ferais. Apporterait-il ce qu’il rester dans les caches de Herschel ? Je ne pouvais même pas le savoir… Je n’allais pas lui envoyer un message, s’il venait, tant mieux, mais je n’allais pas lui demander de ramener ses fesses. C’était lui qui décidait et je ne m'imposait pas. Jamais. Je pris une grande respiration, chaussa mes bottines noir en gore-tex et rejoigna la bibliothèque pour faire un point sur mon enquête. J’étais seul et je le resterais pendant un moment dans cette pièce. Mon portable posait sur la table en chêne vernis, des dizaines de dossier, une tasse de café gentiment apporté par Lex. Je devrais peut être envoyer un message à Willow pour la remercier pour le café. Il fallait que je cherche un appartement maintenant. Lex saura certainement me renseigner, je devrais lui demander prochainement… Je finissais de rédiger ce rapport quand je reçu un sms. Le vibreur s’enclencha. La sonnerie de notification m’indiquait que c’était un message. De qui. Etais ce du loup ou de ma soeur ?

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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Sam 30 Sep - 20:15
At dawn I would be there. At midnight too.
Une heure que le jeune loup tourne en rond comme s'il était en cage, son regard ambré fixant l'immense bâtiment à quelques centaines de mètres de là. Une heure qu'il fait les cent pas et s'énerve tout seul comme un grand, foudroyant du regard les terrestres le regardant de travers, heureusement aucun d'eux ne lui adresse la parole et ils se font assez rares. Il tourne et vire sur une ligne invisible, une démarcation qu'il a lui même tracée. Serrant dans ses bras les dossiers qu'il a dû aller récupérer pour les apporter là, Dimitry n'a qu'une seule envie les réduire en confettis en faire de la charpie. C'est de leur putain de faute si plus rien ne va depuis l'autre jour ! À cause de ces fichus dossiers et du vieux loup qui les a laissé chez lui avant de disparaître ! Oui sans eux, jamais le Shadowhunter ne serait venu à son appartement, jamais ils n'auraient couchés ensemble même si là le loup est tout aussi fautif que le Nephilim. Oui il n'aurait jamais connu Calixte sans ça...Un couinement lui échappe et ses épaules s'affaissent, son regard perdant un instant cette lueur de colère et de fatigue.

Depuis sa rencontre avec le Shadowhunter, Dimitry n'a que peu dormi comme l'attestent les immenses cernes sur son visage. Il a aussi dû sortir de la ville pour aller en forêt et laisser la transformation se faire, laisser le loup prendre le dessus et se défouler à sa manière. Laissant derrière l'animal une traînée de cadavres d'innocents lapins ayant maintenant les tripes à l'air. Oui il s'est défoulé sur de pauvres lapins à cause de cette rencontre, le pire c'est qu'il n'en éprouve aucuns remords. De quoi ? De cette rencontre ou de ce défoulement ? Les deux susurre sa conscience. Tiens, t'es de retour toi. Oui je suis là et tu sais aussi pourquoi tu as fini par picoler plus que de raisons mon vieux. Ferme ta gueule genre now ! Dimitry a bu oui trop même essayant de tout oublier dans l'alcool mais peine perdue alors que ses pensées revenaient toutes vers Calixte sans qu'il sache pourquoi. Sans que tu ne veuilles savoir pourquoi parce que nous on sait, scandent les petites voix dans sa tête.

Dimitry a picolé comme il ne l'avait pas fait depuis deux ans, depuis cette morsure mais eh se bourrer de nouveau la gueule ce n'était pas bien grave n'est-ce pas ? Il a déjà été transformé, il ne risque plus rien de ce côté là. Ce qui est grave par contre ce sont les sms qu'il a envoyé à Calixte. Bordel même seul dans son appartement en les relisant une fois dé-cuité, il ne savait plus où se planquer de honte. Les conneries qu'il a pu débiter passent encore mais certains autres mots non surtout l’entièreté du premier sms puis le mon ange. Bon dieu mais qu'est-ce qui lui a prit d'écrire ça. Oh c'est juste moi qui t'ait envoyé un message en fait, rigole son inconscient.

Une promesse. Le jeune loup a promis au Nephilim de passer avec les documents et même s'il peut être très con, il tient toujours ses promesses même celles faites sous le joug de l'alcool. Il va assumer ses conneries oui, ce n'est pas pour rien qu'il se retrouve proche de l'Institut. Il soupire au moins n'a t-il pas eu besoin qu'on lui explique le chemin, le vieux loup l'avait déjà fait, lui avait expliqué ce qu'il en était. Dimitry sait mais ne veut pas savoir pourquoi il hésite et tourne en rond là, d'ailleurs il se stoppe et prend une profonde inspiration, il peut le faire ! Oui il peut arriver à faire comme si de rien était et garder à l'esprit que même s'il ne veut pas lire les documents qu'il a dans les bras, il veut au moins savoir pourquoi Calixte les voulait. Surtout depuis qu'il a croisé cet autre Shadowhunter qui lui a parlé d'une guerre. Le loup cherche à avoir autant d'informations que possible pour démêler le vrai du faux. Oui voilà même s'il ne pourra plus jamais être journaliste-reporter, il peut quand même continuer de mener l'enquête et une partie de lui, qu'il ne muselle pas, a envie d'aider Calixte.

Le truc c'est que maintenant il doit affronter Calixte, son regard et certainement son jugement mais aussi le reste des Nephilims parce qu'il est clair qu'il va en croiser là alors qu'il s'apprête à entrer sur leur territoire. Le loup va devenir l'agneau lancé en pâture à une meute de loups sauvages. Une autre inspiration et Dimitry détache une de ses mains des dossiers pour attraper son téléphone. Direction d'abord le pas de la porte de leur putain d'Institut ou plutôt le parvis juste devant, ça sera déjà la première étape ! Une fois qu'il est au pied des marches, le loup déverrouille son téléphone, part dans sa messagerie et rapidement il rédige un texto et l'envoie. "J'suis devant la porte avec les dossiers..." Plus qu'à ranger son téléphone et attendre, enfin si le Nephilim vient le retrouver, s'il est présent...Dimitry n'ayant donné aucune heure de passage ni même confirmer qu'il allait passer, allez savoir ce que Calixte en a pensé et fait. Surtout qu'ils ne se doivent rien n'est-ce pas ? En tout cas faut pas compter sur lui pour aller plus avant, déjà que là il est sûr et certain que les emplumés sont tous au courant qu'il y a quelqu'un de stationner devant leurs portes...Yep, Dimitry le sent mal mais bon il n'a plus le choix et ne va certainement pas reculer.
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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Sam 30 Sep - 23:20


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Calixte & Dimitry



Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas avoir des sentiments après une rencontre pareil ? Non, soyons logiques. Je crois sincèrement que c’est impossible d’avoir des sentiments qui se créer en l’espace de soixante douze heures. Surtout après une partie de jambes en l’air. Qu’est qui clocher chez moi ? Hein ? Étais je réellement si con pour laisser mon esprit s'empourprais de cette façon ? C’était quoi cette douleur dans mon torse ? Pourquoi avais je si mal ? Mes yeux me piquaient comme si je n’avais pas dormi depuis des lustres ou bu avec conséquence… Et puis merde. N’avais je pas le droit ? Bientôt la migraine commencerait à saturer ma tête et je pourrais aller finir ma journée dans ce foutu lit, cachet et eau à volonté. Oui… La migraine s’installa et pourtant je me releva, m’habilla, partie travailler. J’avais certainement des cernes de la nuit passé. Agitée. Inexistante. Est ce que j’avais passer la nuit complète éveiller ? Est ce que j’étais sortis, pendant plus de deux heures, dehors, fumant clope sur clope ? Est ce que j’avais commencer à agir comme un drogué en manque de sa dose ? Bordel que oui...

J’avais frapper encore et encore ce sac. Et finit par lui faire rendre lui aussi son âme. Une vulgaire peau, déchirée, sans rien à l’intérieur. Bordel… Tout ce que je touchais je le détruisais. Et quand bien même je n’avais rien dans les mains. Quand bien même. C’était moi que j'auto détruisait. Je pris une grande respiration pour calmer mes nerfs.

Assis à ma table de travail, je regardais l'amoncellement de feuilles, dossiers cartonnés, dossier confidentiel que j’avais pour mon enquête. Les dossiers était rangés par ordre de priorité. Avec le changement il y a quelques mois d’Institut, et les multiples rencontres faites depuis mon arrivée, je n’avais pas eu le temps de lire quoi se soit qui me fut envoyée depuis Idris. De la lecture, j’en avais un paquet, et pas qu’un. Un stabilo, ma tablette de travail, mon mug et mon portable en place, je commençais ce travail en retard. J’allais bien trouver quelques choses dans toutes cette nouvelles masse d’information. Jusqu’à que… Les quelques notes de notifications de mon portable viennent briser le silence installé dans la bibliothèque. Je pris mon téléphone tout en prenant de l’autre main la tasse de café.

Je buvais le café, noir et sans sucre tout en regardant le message. Devant. Dossiers. QUOI ? Bordel… Dimitry était il réellement devant les portes de l’Institut ? Je n’avais pas oublier qu’il viendrait, non, je n’étais juste tellement pas sûre qu’il le ferais. Il avait vraiment de la chance. L’Institut était vide. Je ne savais même pas qu’elle heure il pouvait être. Je posa mon téléphone, le mug vide et pris la tablette. Je checka les vidéos des entrées et observa Dimitry, debout, un paquet de dossier sous le bras, attendant. Et merde. Les symptômes du drogués faisaient ils leur réapparition ? Je pris une grand respiration, pris mon portable que je mis dans ma poche arrière, sortis de la salle de travail, verrouillant l’accès et remonta par l’ascenseur pour venir ouvrir au jeune loup garous. Oui, il n’y avait pas un chat à l’Institut. Je regarda mon portable comme pour faire tilter mon esprit de l’heure qu’il pouvait être. Vingt heures trente deux. Oh. Holly shit… Missions, temps personnels. Je vis quelques personnes dans la salle des commandes, mais si peu qu’en temps normal.

Je passa le patio et l’antichambre et vint ouvrir les portes pour Dimitry. Je souris. « Salut… » Pas de temps à perdre, il faisait froid dehors et je n’avais pas envie d’y rester. « Suis moi, on va regarder ça dans un lieu plus adéquate.. » Neutre. Ce n’était pas un ordre. Absolument pas. Je voulais juste éviter de rester ici et surtout de le laisser ici. Pour les terrestre, c’était une ruine. Il n’y avait personne pour contrôler Dimitry et à la limite, je m’en fichais, je pouvais faire venir n’importe qui dans les locaux. Vive l’accréditation de rang 6 et les accords de l’Inquisitrice. J’appuyais sur le bouton pour appeler l’ascenseur, qui ne tarda pas à se montrer. Les portes s’ouvrit et j’y rentrais en sa compagnie, appuyant sur le bouton -3. Je me faisais violence et je suis sûre qu’il pouvait le sentir. Les portes se fermaient et nous descendîmes dans les profondeurs de l’institut. La salle de travail annexée à côté de la bibliothèque n’était pas très loin de l’ascenseur. Je sortis de cette boîte qui venait de me rendre claustrophobe au possible et marcha vers la salle non sans ajouter pour Dimitry : « Une tasse de café ? Je peux aller t’en chercher une le temps que tu t’installe… » Ca allait lui paraître bizarre et étrange que je le veuille ici mais je le savais curieux et fin analyste, et ce même si je ne le connaissais pas réellement. De plus il ne me lâcherais pas tant que je lui aurais pas révéler la raison de ma précédente visite… Pas vrai Dimitry ?  

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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Dim 1 Oct - 3:50
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Voilà. Le sms est envoyé, plus qu'à attendre. Dimitry est de plus en plus nerveux à mesure que les secondes défilent, d'ailleurs le loup est même sûr qu'elles se transforment en heures les garces. Et bien sûr il ne peut pas tenir en place alors il range son téléphone remet ses deux mains sur les dossiers et les serrent contre son torse avant de marcher de long en large et en travers devant le parvis. Et c'est quoi cette putain de boule qui se forme dans sa gorge ? Pourquoi est-il aussi pressé de voir Calixte ? Plus que le voir : le sentir, le toucher. Bordel il a peut-être que vingt ans mais n'est certainement pas une minette en manque de son mâle ! Il peut encore faire demi-tour et s'enfuir de là, non ? Non ça ne serait pas bien.

Le loup repense aux réactions du Nephilim l'autre jour chez lui avant qu'il ne parte, Dimitry avait eu pendant deux secondes la folle envie de rester devant sa porte d'entrée pour l'empêcher de partir. À vrai dire après avoir récupéré son téléphone, il s'était appuyé le dos dessus, observant chaque geste de Calixte, cherchant à décrypter ses réactions et cela sans dire un mot. Parvenant même à garder le visage fermé sans rien montrer. Donc oui il peut le refaire n'est-ce pas ? Bien sûr que oui il peut y arriver après tout il est ainsi, il sait voir les choses mais ne montrer que ce qu'il a envie, hors de question que Calixte ne remette ça en cause. Hors de question de se laisser atteindre même pour de beaux yeux bleus et un cul à se damner, sans parler du reste de son corps. Là dessus il ne se mentait pas dans les sms, il a vraiment adoré retracer les runes du Nephilim avec sa langue et même ses doigts. Le jeune loup va encore y avoir le droit de toute façon, ils se sont mis d'accord pour se revoir, pour du sexe. Pitié dites lui que ses putains de sms n'ont rien remis en question.

Mais qu'il est débile sérieusement, des beaux culs il y en a plein les rues, faut qu'il arrête de faire une fixette sur celui de Calixte. Oui c'est ça, il s'occupe des dossiers et après il ira se lever un mec ou une femme dans un bar quelconque et oubliera dans le corps d'un autre celui du Shadowhunter. Mais oui, mais oui on te croit, tu n'as aucune réelle envie de coucher avec quelqu'un d'autre ! Oh mais vos gueules maintenant ça suffit comme ça ! Ah ben tient quand on pense au Nephilim, il montre le bout de son nez ! Respire Dimitry ! Ne t'égare pas dans ses yeux ou à le reluquer ! Le jeune loup voudrait bien mais n'arrive pas à esquisser un sourire. "Salut." Suivi d'un simple hochement de tête pour lui signifier qu'il le suit. Bon premier contact fait. Plus qu'à passer les potentiels autres Shadowhunters en espérant que Calixte l’emmène ensuite dans un endroit plus privé dirons nous.

Tout en suivant le Nephilim, Dimitry hume discrètement l'air dans sa direction retrouvant rapidement les notes de son parfum naturel qui pourrait le faire ronronner de contentement. Ne cherchant pas à se restreindre, il laisse ses autres sens lupins se mettre à l'action. Oubliant totalement de chercher à savoir si du monde les voit ou non. Une fois dans l'ascenseur, le loup s'installe dans le fond, s'appuyant à la paroi avant de retrousser le nez, Calixte cache quelque chose il en est sûr et certain. Alors Dimitry le passe encore plus à la loupe, notant même à travers ses fringues à quel point le Nephilim est tendu. Ses prunelles, ambre, tournant même à l'émeraude pendant son inspection, son regard se fait lourd et perçant sur le corps de l'homme. Le loup a l'impression que le Shadowhunter est au bord d'une crise, de quoi il ne sait pas mais d'une crise. Il peut entendre son coeur s'affoler dans sa poitrine quand bien même il ne le peut pas vraiment. Bizarrement le loup semble calme mais claqué de son côté, à se demander comment il tient encore debout d'ailleurs. Alors que lui aussi est au bord de la crise de nerfs. Il se demande si...non il est certain qu'un rien pourrait les faire exploser tous les deux. Deux barils de poudre. Il n'ose imaginer les dégâts par contre.

- Je veux bien oui. Pas le droit de fumer ici j'imagine ?

Dimitry n'est toujours pas décidé à regarder autour de lui ce qu'il se passe ou ne se passe pas, entièrement concentré sur Calixte. Un peu trop d'ailleurs, comme si le Nephilim était devenu le centre de son monde. C'est le cas tu sais Dimitry. Je ne t'ai rien demandé saloperie de subconscient, retourne dormir ! Et d'un coup un détail le frappe sur le Shadowhunter. Un bref coup d'oeil autour de lui pour repérer une surface plane et il jette plus qu'il ne dépose les dossiers dessus. Tout ça pour approcher de Calixte et lui prendre la main, la relevant devant ses yeux pour observer ses jointures rougies. "Tsss" Lâche t-il dans un claquement de langue agacé alors que ses doigts viennent glisser sur ceux de l'homme voulant s'assurer par le toucher de quelque chose. Tout en reportant son regard sur celui de Calixte. "Qu'est-ce que tu t'es fait ? Et quand ? C'est récent n'est-ce pas ?" Il fronce les sourcils en attendant la réponse. Furieux. Après qui ? Après quoi ? Il ne le sait pas vraiment lui même. Ou plutôt encore une fois, il ne veut pas savoir, il ne veut pas voir qu'il s'en veut à lui même, à Calixte mais aussi à l'hypothétique personne pouvant avoir blessé le Shadowhunter.


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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Dim 1 Oct - 11:12


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Calixte & Dimitry



Analyser. Étudier. Décomposer. Observer. J’avais la joie d’être le sujet de ce cher loup. Je sentais son regard, je sentais comment il me regardait. J’avais l’impression d’être une proie. Ridicule, j’étais en position de force. L’ais-tu vraiment ? Je ne saurais répondre à cette putain de réponse. J’avais du mal à croire ce que j’avais sous les yeux, les symptômes avant-coureurs. Ma peau frissonner plus que de raison. Bordel, calme-toi, il ne va pas te bouffer. Calme-toi.

Pourtant à son arrivée, notre contact fut comme celui de deux personnes normales, réglo dans leur tête, neutre et professionnel, car oui, ce n’était que purement professionnel. Tss… Le serpent se tapit dans la nuit et bientôt il montrera les crocs. Et merde. J’avais l’envie de m’arracher la peau, d’aller courir un marathon ou de tuer encore un sac. J’étais bien trop instable pour rejoindre quelconques missions et mettre à profit mes émotions bordéliques dans un massacre de démons. J’étais bloqué.  À tenter d’essayer de me calmer, mes poils se hérissaient sur ma peau et la tension dans mes muscles se faisait ressentir comme si j’étais sur le point de me battre. Pourtant ce n’était pas délicieux, ce n’était en rien agréable. Bordel. Ce n’était pas l’envie du combat, mais de la frustration et de la peur que mon corps montrait à Dimitry. Et merde… Même Lex suspectera quelques choses, il viendrait me parler encore et encore, poussant à bout mes nerfs, m’affronterai et me foutrai à terre me demandant mon reste.

Dans l’ascenseur nous menant au sous-sol numéro trois, je massais doucement mes phalanges, car l’Iratze avait officiellement disparu et donc ne me faisais plus bénéfices de guérison. J’allais devoir me rabattre sur des cachetons. Cela m’en donner la nausée. Je faisais dos à Dim dans cet ascenseur, peut être pour un mieux me contrôler, peut être pour tenter de garder ce que j’avais intérieurement… Je savais reconnaître tout de même que mon partenaire de l’autre jour était lui aussi tendu. Étais ce le mot ? Quelque chose ne tournait pas rond non plus. Les portes s’ouvrent sur quelques rayons de bouquins sous scellé, des provisions. À droite une petite salle éclairée dont même la lumière passée sous la porte pour nous l’indiquait. Lex m’avait fait visiter l’endroit et depuis je venais travailler ici pour ne pas être dérangé. Jamais je ne l’avais été, même pas, Lex. Celui-ci me prévenait quand il venait. Je soupirais faiblement en ouvrant la porte avec le jeu de clé fournie, ouvrant au loup. «  Ok. Sucre, je suppose ? Fume si tu veux, ça fait longtemps que le détecteur est désactivé… » je revins sur mes pas pour aller chercher une tasse de café dans la cuisine annexe de la salle de détente.

Distance. Mon subconscient aussi me parler. Distance répétait il. Prend tes distances bordel. Il me fixe, comme la première. Comme la première fois, j’en frissonne et je ne sais pas si j’aurais du. Je ne peux m’empêcher de masser à nouveau mes phalanges. Je ne peux même pas les craquer, j’aurais l’impression de me briser les os. En l’espace de quelques instants, le loup qui me semblait être à des kilomètres vint me prendre cette main endolorie, où mes phalanges rougissaient sous la récente blessure que je m’étais infligée pas plus tard que ce matin. Le claquement de sa langue et le passage de ses doigts sur la zone endoloris me font fermer les yeux, remonter quelques instants ma lèvre supérieure. Lâche-moi Dimitry ait je envie de lui dire. Et pourtant je ne fais rien pour la lui retirer cette main, non je ne fais rien. Un frisson, un frisson me parcourt le dos, encore et encore, mais ce n’est pas à cause de lui. C’est la douleur qui revient au galop. Et puis je le vois bien son regard, passant de ma main puis me regardant quand je rouvre les yeux. Oh oui. Je le vois bien. Je la sens bien aussi la colère qui coule dans les veines de mon loup. Bordel. Non. Pas de mon. Ce n’est pas mon loup.

Je tente de reculer, enlevant ma main de ses doigts et sort ma stèle. Je trace avec subtilité une nouvelle Iratze. J’en ferme les yeux, doucement bien que la brûlure blanche ne me fasse pas si mal que ça… Je range le stylo de métal à sa place et rouvre les yeux pour lui faire face. «  Ce matin. Le carrelage de ma salle de bains ne voulait pas se taire… » est-ce une esquisse de sourire que l’on peut apercevoir sur mon visage. Il y avait trop de tension et trop d’envie. L’envie de capturer ses lèvres. Et merde. Ne recommence pas beau blond, ce n’est pas le moment, ce n’est pas le lieu… Je soupire et contourne le loup. Oui. Une bonne chose de s’éloigner de lui. Presse-toi, vite, siffle le serpent. Je rejoins la cuisine et prends une tasse sur l’étagère. Je ne sais même si Dimitry m’a suivi ici. Je posais la tasse sur le plan de travail, et comme chez lui, vint m’appuyer, les mains agripper sur le plan de travail, le dos rond, la tête entre les épaules… «  Bordel… » cette journée de travail était officiellement finie. Je n’allais pas pouvoir me concentrer sur mon propre comportement tout en observant le sien. Je regardais ma main, encore, observant les rougeurs diminuait, observant la rune faire son effet. J’étais dans de beaux draps maintenant. Prenant une longue inspiration, je repris la tasse et la remplis d’un café noir et épais. J’attrapais à quelques centimètres de la cafetière, un sucre et ouvrit en suivant le tiroir des couverts pour en tirer une petite cuillère. Le tout ajouté à la tasse, je refermais d’un coup de hanche le tiroir et me retourna pour le rejoindre.

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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Dim 1 Oct - 16:48
At dawn I would be there. At midnight too.
Dimitry a bien conscience de son regard scrutateur et un peu trop insistant sur le Nephilim mais il n'y peut rien. C'est plus fort que lui mais il doit le faire, il doit chercher à savoir et comprendre ce qui ne tourne pas rond chez Calixte. Même s'il n'est pas assez égocentrique pour penser que ça a vraiment un rapport avec lui, comment ça pourrait être le cas d'ailleurs ? Ils ne se connaissent qu'à peine. Une petite poignée d'heures ensemble même si le plaisir charnel a été renversant, cela ne suffit pas. Pas plus que les quelques mots qu'ils ont pu échanger, bien que là le loup a eu l'impression de se livrer un peu trop à la douche partagée. Et même si cette rencontre lui a foutu la tête à l'envers au point de ne plus en dormir, c'est lui et rien que lui que ça concerne. Instable. Oui il l'est c'est bien cela le problème. Dimitry est un putain de loup instable qui se refuse à analyser les émotions contraire qui l'ont traversé l'autre jour et qui reviennent à la charge ce soir. Calixte est un Shadowhunter, un ange, il est dans ce monde là depuis sa naissance et puis comment pourrait-il se laisser perturber par un loup ? Dimitry n'est certainement pas le premier que le Nephilim rencontre et ne sera sans doute pas le dernier ! Tant que tu es le dernier avec lequel il couche, tout va bien Dimitry n'est-ce pas ? Le loup secoue la tête pour chasser cette pensée qui n'a rien faire là et qui est fausse bien entendu !

Mais si ça le concerne pas du tout pourquoi a t-il l'impression de sentir de la frustration et de la peur de la part de Calixte ? Et pourquoi l'idée même qu'il pourrait lui faire peur, lui fait mal et comprime sa cage thoracique ? Le jeune loup est sûr et certain qu'il lui manque une tonne d'information pour arriver à comprendre ce qu'il se passe. Alors autant faire comme si de rien était n'est-ce pas et continuer son analyse. De toute manière il ne veut et ne peut pas arrêter d'observer Calixte. Le décor ? On l'a déjà dit mais rien à foutre, heureusement il a encore la faculté de répondre comme si tout allait bien, comme s'il ne risquait pas d'exploser en deux secondes ou de s'effondrer de fatigue. Dimitry le sait, il tire trop sur la corde et ça pourrait mal finir.

- Un sucre oui s'il te plait. D'accord.

Dimitry n'a pas forcément envie de fumer tout de suite mais ça risque d'arriver. Oh wait...Comment Calixte sait qu'il prend du sucre dans son café ? Le Nephilim a t-il noté cela l'autre jour dans son appartement ? Malgré le fait que le loup lui tournait le dos à ce moment là. Et puis le jeune loup remarque et percute de ce détail quand le Shadowhunter se masse les phalanges. Et plus rien d'autre n'a alors d'importance, son instinct prend le dessus -mais lequel ? Le protecteur voyons, quoi d'autre ?- et le fait s'approcher en deux secondes pour lui prendre la main. Lui si brutal se fait plus que doux pour passer ses doigts sur les traces de la blessure. Son regard est furieux reflet de ce qu'il ressent alors qu'il reporte ses yeux dans ceux de Calixte. D'autant plus qu'il le sent parfaitement bien ce frisson de douleur qui traverse son vis à vis. Alors le loup serre les dents. Qui. A. Osé. Toucher. Son. Nephilim. Non il ne pense pas ainsi, pas du tout voyons, pas consciemment en tout cas sinon c'est lui qui reculerait là et qui prendrait peur.

Dimitry ne peut rien faire d'autre que d'attendre la réponse en le laissant se reculer. What the hell. Ses prunelles se reportent sur les gestes de Calixte, sur cet objet qu'il tient en main, sur le dessin de...Oh une rune. Le loup plisse les yeux pour observer, fasciné en le voyant faire si bien qu'il perd un peu de cette colère qui l'habite. Il devine que ça doit être une rune de soin et pourrait presque en faire la tête parce qu'il ne peut pas soigner le Nephilim lui même. Ridicule. Tu es ridicule Dimitry. Remontant son regard miel sur le visage de Calixte, répondant du tac au tac avec un sourire sans joie. "Ton carrelage est mal éduqué, va falloir y remédier." Bien sûr qu'il comprend ce que ça veut dire, qu'il sait que le Shadowhunter s'est fait ça tout seul. Violemment en plus pour avoir encore autant mal. Mais pourquoi ?! Voilà la vraie et seule bonne question, celle qui pourtant ne franchira pas ses lèvres. Pas alors qu'il sent cette tempête dans l'air autour d'eux, il y aurait des éclairs qui en sortirait qu'il ne serait même pas surpris. Tous les deux sont tendus et c'est un euphémisme.

Soulagement. Le loup accueille avec joie ce répit que lui offre le Nephilim en quittant la pièce. Un long soupir franchit ses lèvres avant qu'il ne passe nerveusement une main dans ses cheveux, les foutant encore plus en bordel qu'ils n'étaient il y a quelques secondes. Analyser. Bon il n'est peut-être pas entièrement responsable de l'état de nerfs du Shadowhunter, voir peut-être même pas du tout mais cette tension entre eux deux va vite devenir insoutenable. Parler. Trouver les bons mots. Voilà ce qu'il doit faire, il doit prendre sur lui pour désamorcer cette bombe. Dimitry attend que Calixte soit de retour dans la pièce, le laissant déposer le café. Oui il devrait le remercier mais à la place.

- Je me doute que je suis pas responsable de ton état mais je sais aussi qu'il y a un malaise plus que tangible entre nous. Je suis désolé Calixte si je t'ai vexé ou je ne sais quoi, ce n'était pas mon intention. Je sais que des fois j'agis comme un con, que je provoque les gens, j'ai toujours été impulsif et ça ne s'est pas arrangé depuis la morsure. Je sais ce n'est pas une excuse enfin bref si tu ne veux pas me dire ce que j'ai pu faire, ce n'est pas grave mais j'en suis vraiment désolé quand même.

Tout en parlant, Dimitry s'est de nouveau approché, se faisant violence pour finir de parler alors qu'il n'a qu'une envie c'est d'embrasser le Nephilim. Oui lui qui n'aime pas les baisers a envie de sentir les lèvres de Calixte sur les siennes, de quémander l'accès à sa bouche pour que leurs langues dansent ensembles. Envie d'évacuer cette tension par un baiser passionnel. Bordel le voilà bien tiens. Il résiste peut-être au baiser mais pas à poser ses mains sur le torse de Calixte sans le quitter des yeux une seule seconde. Je t'en prie Calixte, dit moi ce qu'il y a, dit moi que j'ai encore le droit de te toucher, de t'embrasser et plus encore. Dit moi à quel point j'ai fait le con et sur quoi ? À mon appartement ou avec les sms ? Ou les deux ?
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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Dim 1 Oct - 22:02


At dawn I would be there. At midnight too
Calixte & Dimitry


Et si tout ce qui se passait maintenant aujourd’hui n’était que la peur rationnelle de perdre le contrôle. Perdre ce peu de contrôle que j’avais réussi à avoir après mes aventures japonaises ? Perdre ce contrôle, obtenu, après des années de solitude avec seul but dans mes pensées, chercher mon paternel. Si je perdais le contrôle, une once, un trait de cet équilibre qui dit que je pourrais garder les pieds sur terres, retrouver mon père, enquêter, superviser, être un chasseur, réputée pour son travail et son tempérament d’acier et de sang froid ? Hein ? Si tout ça était foutu en l’air ? Vous pouvez penser que c’est un manque de confiance d’avoir peur ainsi, d’avoir peur au ventre d’une personne qui peut vous rendre bien, optimiste, doux et appréciable. Oui. Ce n’est pas raisonnable. Cette peur n’a pas de raison d’être, elle ne devrait pas être ici, pas la moindre chance qu’elle reste ici. Bordel. Cette spirale va me rendre fou. Mais. Mais, ne suis je pas fou, déjà ? Fou de ce que je peux être, fou de lui ? Est-ce possible ? J’ai l’impression d’être dans une cage, retenue, torturé. Laissez-moi sortir entre colère, tristesse et arrogance. Laisse-moi sortir. Étais ce mon subconscient qui voulez être libéré. Le temps n’avait plus de seconde, le temps n’avait de minutes. Tout sembler flou… Étais je drogué ? Était je sous l’emprise de ce poison, encore, toujours ? J’étais coincé dans un rêve…

J’avais peur. Peur d’être seule. Peur de ne plus l’avoir. Pourtant on ne définit pas une relation en ouvrant les jambes de quelqu’un. Votre mère ne vous a t-elle rien appris ? Le calme s’installe, me torture, comme le sel de la mer sur une plaie. Je sens les larmes me monter mais vite, je dois les tarir. Il ne doit jamais voir que je suis au bout et que ma crise continue, comme un cercle, m’enfonçant encore un peu plus vers le fond, comme une pierre accroché au pied, m'entraînant dans les profondeurs d’une eau si froide… Que ça cesse ! Ma tête hurlait et pourtant je rester neutre, sans autres expressions qu’un homme dépassé et fatigué, se demandant s’il fallait continuer à se retenir…

Ma mémoire fonctionnait merveilleusement bien, c’est bien pour ça que j’étais reconnu par mes paires durant les enquêtes. Rapide. Observateur. Attentif. J’avais l’impression que ça l’étonnait… Non. Je dois rêver. Je ne sais pas, je ne sais plus si ce que je vois est la réalité. Ma respiration est saccadé et mes spasme matinaux reviennent m’emmerder. Fuck. Casser vous ! Mon sourire pâle sur mon visage, ma voix se retenant de lui répondre, car je ne sais pas quoi lui répondre. Cela aurait put être drôle, du moins il l'aurait pris ainsi en temps normal, mais nous n’étions pas en temps normal. Non. Nous ne l’étions pas. Ma main douloureuse déforma quelques instants mon visage. Je n’étais certainement pas très beau à voir. D’ailleurs quand je me soignais, je ne voulais pas croisé le regard du loup et pourtant, mes yeux dérivèrent sur lui, comme si mon esprit cherchais à se rassurer, à savoir qu’il y avait quelqu’un. Alors Dim. Tu pense toujours que les Néphilims sont les meilleurs partout et qu’il se foute du monde entier ? La brûlure fut si douce comparé à la douleur vive de mes phalanges. Une douce douleur… Cette douleur, je devais la bouffais, entièrement, l’ingérais et ne pas la ressortir autrement qu’en pleurs lorsque je serais seul.

Je ne le comprenais pas. Je ne comprenais même pas la situation actuelle. Je peinais à contrer la migraine qui taper, encore, et encore, frappant ma cervelle avec un marteau. D’ailleurs la douleur de la migraine n’était que dérangeante, mon corps me faisait comprendre que la douleur était ailleurs, et c’était dans mes mains. Je ne le comprenais pas. Toujours pas. Il n’en voulait pas non ? Il ne voulait pas de tendresse, pas de câlin, pas d’attention ? Il avait fuit quand j’avais voulu lui en donner… Pourquoi était-ce lui, qui en offrais ? Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Etais-ce parce que j’étais mal que je ne comprenais pas rationnellement ce qu’il se passait ? Ou c’était peut être parce que j’étais con. Ouais. Certainement. Et pourtant, pourtant, je laissais faire. Je l’observais, ce loup, jeune et pourtant si protecteur avec moi, prêt à tuer celui qui m’avait fait ça, prêt à être là. Se rendait il compte de son propre comportement ? Ce mélange, subtiles, de tension et de tendresse me retourner l’estomac. Je ne savais pas sur quel pied danser. Réellement. J’étais perdu, et Dim était mon labyrinthe. Je sentais la tension ambiante. La sienne, la mienne, et puis… C’était moi qui étais égoïste à ne pas mettre tout cette merde que je pouvais confirmer de côté. J’avais l’occasion de voir avec une autre paire d’yeux l’enquête que je poursuivais et j’étais un égoïste fini. Un vrai petit enculé.

Je l’écoutais, je l’observais, là, devant moi, se reprochant des choses qui ne devrait pas avoir lieu. Non. Non. Pourquoi tu te sentais coupable ? Non Dim… Je sentais l’envie dans mes veines, peut être un peu chez lui, certainement, contenu par rapport à moi et pourtant je ne faisais rien pour accéder au requête multiples de mon corps. Non. Je resterai sage. La tension se transforma en frisson. Est ce que je voulais réellement qu’il me touche, qu’il s’approche ? Je pris une inspiration, invisible. Ses mains, le contact chaud de ses mains sur mon torse. Mon tee-shirt était fin et je pouvais sentir la chaleur émanant de lui me parcourir et libérer un frisson. Encore un. J’appréciais le contact mais je me demandais sincèrement si je devais le laisser faire. Je ne comprenais vraiment plus rien. Lui qui ne voulais pas de contact il y a deux jours de cela, inversait les rôles avec succès. Deux voix se partager ma tête. L’une me disait d’accepter, l’autre de fuir. Que ce n’était pas le moment, et inversement… Il réclamer de l’attention et pourtant c’était moi qui en avait. Est ce que Dim se faisait il violence à lui même. Je ne sais quoi répondre quand il finit son monologue de quelques minutes. Non. Je ne sais pas quoi dire… Mes pensées se mélange, se détruise par ce flots d’émotions qu’il m’est difficile de trier à l’heure qu’il est. Je remonte ma main, droite, la pose sur son visage, doux, chaud, juste beau… Je caresse du pouce sa pommette, je regarde ses yeux, tente de démêler le vrai du faux, sans grand succès et puis je prend une grande inspiration. Je tenter de calmer mon coeur affolé, tenter de me calmer, moi, mon esprit et mon corps lâche. « Je ne sais pas, je ne sais pas si c’est toi, si c’est moi… » Oh bordel… Mon subconscient reprend la main et je ne peux plus rien faire « Je sais juste que j’ai besoin de toi… » J’ai envie de m’arracher la langue. Comment avais je put dire ça ? Comment avais put affirmer ça à une personne que je ne connaissais que depuis 72 heures, et ou les principales informations m’avait été donné par un dossier informatique ? J’étais vraiment con… Con.

Je repris une respiration longue, douce, me calmant, reprenant le contrôle. J’ouvre la bouche, la referme. Je ne sais pas quoi dire, je sais pas comment le formuler en tout cas. Non. Non. Ma main libre vient se placer doucement sur sa hanche, la caressant à traver le tissus de son tee-shirt. Les frissons recommence, encore, un a un. Ils viennent par vague… Je ferme les yeux quelques instants, et puis les rouvre lentement en demandant : « Ais je le droit… Ais je le droit de te dire que tu me rends complètement fou ? » Ce n’était pas gentil de ma part de lui dire ça. Mais c’était la réalité… Je baissa la tête, je me sentais honteux. Je retirais mes mains et reculais d’un pas... Ce que je venais de dire. Je tremblais. Bordel. On a vu mieux comme Chasseurs. J’étais honteux de dire ça, de moi, j’étais faible. « Je suis à cran… Tu le vois par toi même… Notre rencontre n’est pas étrangère à cette état… J’étais déjà à cran depuis un moment, c’est juste… Juste.. » Les mots s'emmêle. Je soupire et relève la tête. Je dois lui dire la suite, je dois me libérer de ce poids sur mes épaules, sur ma conscience. « C’est juste, que ce qu’il c’est passer avec toi m’a amener à un nouveau stade et je ne sais pas comment gérer. Je ne sais pas si je peux me fier à ce que je ressens, pour toi, alors que cela fait si peu de temps… » J’attendais qu’il m’en foute une, rigole, se mette en colère, me traite comme un moins que rien. Parfois l'honnêteté n’étais pas la meilleur des solutions. Non… Un frisson me parcouru. Non. Non subconscient de merde. Merde. Je me rapprochais en quelques secondes, posa mes deux mains sur son fin visage et posa mes lèvres sur les siennes. Pressant, doux, sensuelle, complètement différent de notre premier. Complètement. Il n’y avait que l’envie douce et tendre dans ce geste. Je le voulais depuis qu’il était arriver, je le voulais avant de partir ce jour là… Je lui offrais maintenant.



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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Lun 2 Oct - 11:56
At dawn I would be there. At midnight too.
Envoyer des signaux contradictoires, Dimitry n'a pas conscience de le faire même son inconscient ne le prévient pas de cela et se tient tranquille pour une fois. Exiger quelque chose et faire tout son contraire à peine quelques jours plus tard ne serait pourtant pas tellement étranger au fonctionnement du jeune loup. Mais lui vous direz qu'il n'y a rien pourtant, que s'il se montre doux avec Calixte ce n'est tout de même pas de la tendresse. Tout est une question de nuance et pour lui elles seraient très claires les deux nuances là. Mais de toute manière, il ignore sincèrement et réellement agir ainsi. Même ses pensées qui elles sont clairement contradictoires, il n'y prête aucune attention, de toute manière à quoi bon ? Il ne va pas régler son petit problème ainsi. Et puis il n'a aucun problème à régler d'abord. C'est juste un contretemps passager, un grain de poussière venant se loger dans les rouages de son cerveau rendu instable. Dimitry est sûr et certain qu'en laissant faire le temps et en enfouissant bien profondément les choses sous une tonne de déni, tout sera oublié, il ne peut pas en être autrement.

Et puis pour ne pas songer à ce qui s'agite à l'intérieur de son esprit, quoi de mieux que de focus entièrement sur le Nephilim en face de lui ? Pas grand chose. De toute façon c'est ainsi, Calixte est arrivé à l'intriguer suffisamment pour qu'il ait envie de le revoir, de coucher à nouveau avec lui mais surtout de démêler les agissements du Shadowhunter. Oui voilà Calixte est devenu le sujet d'enquête de Dimitry, il est un puzzle géant que le loup compte bien faire et en remettre toutes les pièces à leurs bonnes places. Rien de plus. Rien de moins. Est-ce bien clair les petites voix dans sa tête ? À partir de là, le reste n'a plus aucune espèce d'importance et tout ira bien pour lui même. Dimitry doit juste arriver à désamorcer la situation entre eux, quoi qu'il se passe, quoi qu'il ait pu faire ou ne pas faire. Alors le jeune loup parle et s'excuse sans savoir pourquoi, se disant malgré tout que ça ne peut pas être de sa faute mais on ne sait jamais.

Apaiser la situation. En apprendre plus sur le Nephilim. Trier le vrai du faux. Assembler et ré-assembler les pièces du puzzle. En calmant Calixte, il se calmera lui même. Se montrer adulte et posé, prendre sur soi pour que les choses se passent bien. Dimitry l'approche tout en parlant, il peut sentir que ses mots font de l'effet au Shadowhunter qui au passage remet en question tout ce que le vieux loup lui a apprit sur ceux au sang d'ange. Est-ce qu'il aurait trouvé un Nephilim différent des autres ? Peut-être, bien qu'il n'en connaisse pas vraiment mais le grand brun à la rune en z dans le cou qu'il a rencontré n'avait fait que le conforter dans ce qu'il pensait savoir d'eux. Mais Calixte semble différent. Dimitry ne sait pas vraiment l'effet qu'il peut faire au Nephilim et essaye de ne pas trop compter sur ses sens et ce qu'il pourrait sentir, cela pourrait être trompeur. Si encore il les maîtrisait à la perfection peut-être que mais ce n'est pas le cas. Enfin si, le jeune loup est certain d'une chose, il y a une tension entre eux, une tension sexuelle, d'envie. Celle là est plutôt facile à repérer et interpréter. Lui même veut bien s'avouer qu'effectivement il a envie d'embrasser Calixte.

Ses mains posées sur le torse du Nephilim, cela devient aussi facile de sentir qu'il semble y avoir deux forces contraires qui s'opposent dans l'esprit de son vis à vis. La dualité se reflète dans ses yeux bleus. De nouveau Calixte vient poser une main sur son visage et Dimitry le laisse faire ne cillant pas au contact même si une partie de lui l'apprécie. Mais cette partie on ne lui demande pas son avis. Enfin le Shadowhunter lui répond et le loup penche la tête d'un côté puis de l'autre doucement, son regard cerné ne quitte pas celui de Calixte. Soupesant cette confession, n'y accordant -en apparence- pas plus d'attention qu'un simple hochement de tête pour encourager Calixte à poursuivre, s'il a encore quelque chose à dire qu'il le fasse. Il a toute l'attention du loup.

La main sur sa hanche ne fait que peu de changement dans son esprit du moins, puisqu'à travers son tee-shirt le contact lui semble brûlant et sa peau frémit. Dimitry esquisse un vrai sourire cette fois aux paroles suivantes, le genre de sourire fier de lui. "Tu as le droit oui, c'est plutôt flatteur." Se retenant de partir dans un monologue pour vanter ses propres mérites qu'ils soient vrais ou exagérés d'ailleurs. Bon ce n'était peut-être pas la chose à dire puisque le Nephilim se recule d'un pas et baisse la tête. Dimitry bloque le soupir qui allait se manifester un peu trop vivement et...OK. Le loup ne s'attendait clairement pas à entendre ce genre de propos. OK. Il lui faut gérer maintenant. Enfin pas tout de suite. Son esprit n'a pas le temps d'analyser correctement ce qu'il a entendu que Calixte est sur lui, lui prenant le visage à deux mains et l'embrassant.

Dimitry en a un instant de flottement avant de répondre à ce baiser. Sa main gauche se glissant dans le dos de Calixte avant de le rapprocher fermement de lui. Sa main droite venant trouver naturellement place sur la nuque du Nephilim d'une pression à la fois douce et ferme, il le retient au cas où Calixte voudrait se reculer. Son cerveau se court-circuite et il n'agit plus que par réflexe, instinct, envie, barrez la mention inutile s'il y en a une. Le jeune loup ne cherche pas à mettre plus de brutalité dans ce baiser, peut-être qu'il le devrait s'il était en état de ne serait-ce que penser. Non Dimitry le poursuit même si très rapidement sa langue vient passer sur les lèvres du Shadowhunter pour réclamer l'accès à plus, pour que le baiser devienne plus profond et que leurs langues puissent danser ensemble.
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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Lun 2 Oct - 13:37


At dawn I would be there. At midnight too
Calixte & Dimitry



Est ce que j'étais différent sérieusement ? Je le ressentais depuis des années. L’enclave et ses pions aussi ne se privait pas de me le répéter. Encore et encore. Inlassablement. Comme si j'avais fais une connerie qui me suivrait jusqu'à la fin. Toujours aussi étonnant que je sois là. Toujours aussi surprenant que je puisse tenir les couilles de cette putain de haute sphère. Inquisitrice de merde. L'enclave n'a toujours pas compris. Ne comprendra pas. Ne saura pas. Tss… Je devrais sérieusement arrêter. J'ai l'impression d'être l'un des points de se connard de Valentin. J'étais différent parce que j'avais été jeter en pâture au plus fort et plus con des chasseurs. Est ce que je pouvais considérer réellement cette communauté comme la mienne.L'étranger parmi les siens. J'avais tellement le cul entre deux chaises en ce moment même.

Et puis lui. Son comportement. Sa capacité à être totalement différent. J'avais connu ça. À une époque que je ne souhaitais pas me rappeler. Tss. Quel était ce bordel diable. Ce mec était un danger pour moi. Putain de subconscient. Ta gueule. Non. Ce jeune homme était peut être la meilleur chose qui est soit arrivé. Qui nous soit arrivé. Ta gueule bordel. Et puis merde quoi. Sur quel pied je danse là ? Je ne comprenais pas ce qui se passait. On ne change pas de comportement en quelques nuit. Si ?

J'avais ce sourire pâle à nouveau. J'étais loin,très loin d'avoir évacué tout. Son sourire me décrocha un tic nerveux dans la nuque. Et puis moi aussi. Je débloquer grave à lui dire ça. Pourtant je savais que c'était la vérité. Oh bordel. Oui. J'avais tellement envie de plus. Est ce que je sentais la détresse en lui. C'était subtiles et pourtant bien présent. Je n'allais pas le laisser impunément être le centre de son attention. Non. Tu n'agis qu'avec un but. Et ça me fais chier sincèrement. Je voulais encore prendre la fuite. Le laisser la. En plan. Dire à Lex de l'évacuer, de se charger de lui. Tss. À quoi sa servait de fuir de toute façon. Se lancer. Faire le premier pas. Imposait sa volonté. Sa présence.

Ses lèvres. Douces. Si intéressantes. Le baiser doux, calme. Presque passionné. Sa main sur la nuque, ajoutant un peu plus de pression. Oui garçon. Continue. Continue. Est ce sa langue. Oh oui garçon. Continue. Je le fais reculer, un peu et encore, pour le plaquer doucement contre le mur tout en lui ouvrant les portes et l'accès à ma langue. J'avais envie de lancer la danse. Je dévie ma main sur sa nuque donnant un peu plus de pression moi aussi. J'en grognerais bien de plaisir mais je me retenais. Ais je fermer les yeux ? Je dut les rouvrir pour voir Dim. Bordel. Magnifique. Mes yeux appréciais la vue. Ma main sur sa nuque dévia, se détacha, rejoignant le mur blanc derrière lui.

Désolé Dim. Trop de chose. Trop… Je rompit le contact et baissa la tête. Je savais qu'il ne le verrais pas, ce mordillement sur ma lèvre. Oh bordel. Tout partait en couille. Je recula et me tournais, lui faisant dos. Je récupérais ma tasse et sortis pour la remplir. Était ce de la colère qui monter en moi. Je rageais tellement intérieurement sur moi même. Je frottais mes yeux entre mon index et mon pouce et marcha vers la salle de repos. Je n'y comprenais rien. Mes sentiments, mes émotions. Un bordel fantastique. J'arrivais et posa la tasse. Le mur le plus proche accueilli à nouveau mon poing. Un trou, des débris et du sang. Et bien-sûr la même main. Youpi. Je me cala contre le mur éventré, glissant et descendant m'asseoir au sol. Les genoux relevé, les mains posée dessus, pendante, sanguinolente.

Oh oui. Il sentirais, entendrais. Oui. Dim aller arriver. Et verrais la merde que je suis bordel… Un jolie nephilims de merde… Il viendrait. C'était sûre et certaine.


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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Lun 2 Oct - 18:02
At dawn I would be there. At midnight too.
En temps normal, Dimitry est très doué pour ne montrer que ce qui l'intéresse et ce qu'il veut bien montrer. Cachant énormément de choses sous du sarcasme et de l'impulsivité ou encore de la colère. Mais encore une fois, la morsure n'a fait que permettre à ses traits de caractère de ressortir encore plus. Pourtant il a eu enfance heureuse, entouré de l'amour de sa famille, lui même était presque tout le temps joyeux. Il n'avait pas de souci particulier et tout pour réussir dans la vie. Malgré tout il a toujours senti cette colère latente qui ne demandait qu'à sortir. Il pourrait travailler dessus, il pourrait chercher à se restreindre mais n'en a aucune envie parce que cela veut dire laisser sortir le reste et totalement accepter ce qu'il est devenu et ça il ne le veut pas. Il ne veut pas oublier tout ce qu'il a perdu à cause d'un connard de loup-garou incapable de se contrôler. Tout comme il a toujours eu ses goûts particuliers mais là dessus il est hors de question qu'il puisse changer, il ne le pourrait pas là par contre. Finalement le jeune loup est quelqu'un de complexe et ne se suit pas lui même à certains moments alors comment quelqu'un d'autre pourrait le suivre réellement. Surtout quelqu'un comme Calixte qui ne le connaît pas. Ou plutôt pas encore.

Mais cela est une autre histoire, pour le moment les faits défilent, tout comme les paroles qu'ils peuvent échanger. Et enfin ce baiser, contrastant tellement avec ce qui peut les agiter, surtout le Nephilim, un baiser calme. Serait-ce le calme avant la tempête ? Ou encore ce que l'on nomme l'oeil du cyclone ? Si Dimitry devait choisir une option, il opterait pour la seconde. Le loup sourit dans le baiser quand Calixte le fait reculer de cette manière, son dos venant rencontrer le mur alors qu'il accède à ce qu'il a demandé. Oh oui il en profite de ce jeu entre eux, de ce ballet entre leurs langues même si pour une fois il ne cherche pas à s'imposer, à prendre le contrôle. C'est inconscient mais le loup a envie qu'ils soient sur un pied d'égalité tous les deux. Lui ferme les yeux même s'il sent la main de Calixte se détacher et se poser sur le mur près de sa tête, il n'a pas besoin de sa vue pour savourer ce baiser entre eux.

Baiser que le Nephilim interrompt bien trop rapidement au goût de Dimitry. Ses doigts restent encore quelques secondes dans la nuque de Calixte alors qu'il rouvre les yeux pour l'observer, pour le voir baisser la tête ainsi. Avant que le Shadowhunter ne se recule et ne fuit ? Oui on dirait bien qu'il fuit...Le jeune loup soupire, restant appuyé contre le mur, il passe ses mains dans son dos et observe encore et toujours. Dimitry suit Calixte du regard jusqu'à ce qu'il sorte de la pièce. Qu'est-ce qu'il vient de se passer ? Pourquoi se casse t-il comme ça ? Surtout après ses paroles et son baiser. Sérieusement. Ok. Analyse de la situation, retour en arrière sur les paroles du Nephilim. Le loup n'est pas dans la merde ! Et...Mais putain c'est quoi son problème ?!

Oh oui il l'a entendu ce bruit sourd suivi du léger son que peuvent émettre des débris...Le loup hume l'air. Oui c'est bien l'odeur du sang qui vient de lui arriver jusqu'aux narines. Dimitry se décollé du mur et en quelques enjambées, il se retrouve dans l'autre pièce ayant tout le loisir maintenant d'observer les dégâts. Le jeune loup se passe une main sur les yeux avant de se pincer l'arrête du nez. Oh et puis merde il l'aura voulu ! Dimitry approche de Calixte restant droit au dessus de lui, tout son corps empeste la colère et ne parlons même pas de sa voix qui gronde et tonne.

- Tu es à cran ? Très bien ! Tu ne sais pas ce que tu ressens ? Parfait ! Mais tu n'as pas à te blesser ainsi ! Tu m'entends ? Deux fois rien qu'en une journée c'est déjà deux fois de trop mon vieux alors les conneries ça suffit ! Tu dis que tu as besoin de moi ? Je suis là ! Je vais pas me casser et fuir ! Tu veux parler ? Faisons le ! Tu ne veux pas ? Je vais pas te forcer ! Je peux parler pour deux de toute manière !

Dimitry se stoppe juste quelques secondes pour reprendre son souffle après avoir hurlé. Le sang tape dans sa tête, il le sait il hors de lui et sans aucun doute que les veines de ses tempes et de son cou ressortent là. C'est en sifflant qu'il tend malgré tout sa main à Calixte pour l'inciter à la prendre et à se redresser. "DEBOUT ! Maintenant Calixte ! Et ne me fais pas répéter !" Ou la prochaine fois c'est mon poing qui part dans ta gueule saloperie d'emplumé !
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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Lun 2 Oct - 22:02


At dawn I would be there. At midnight too
Calixte & Dimitry



Moi le calme. Moi, l’orphelin qui avait réussit à se sortir des avenirs funestes qu’on lui réserver. Moi, le chasseur qui avait prouvé à tous que je n’étais pas un simple chasseur. Moi, le fils de Luke O’Cahan, aussi talentueux, aussi simple, aussi doux que son paternel. Moi, celui qui pouvait plier l’Inquisitrice en échange de mon silence. Moi, Calixte. J’avais un comportement plus que normale. J’étais curieux. Attentif. Observateur. J’étais calme et serein. J’étais un homme accomplis en quête de son père, se découvrant grand-frère. J’étais un chasseur bon, doux, qui privilégient le contact et la diplomatie avec tous. Moi, le néphilim, qui ne se retrouvait nulle part. J’étais il y a encore quelques jours, un homme au tempérament et à l’attitude stable et résolus. J’étais solitaire, mais ça, je l’avais décider en enquêtant seul. Et puis tu es arrivé. Toi. Dimitry… Dans ma tête, je soupirais, de joie. Le coeur a ses raisons que la raison ne comprend pas. J’étais doux, si doux, et tendre envers lui que moi même je ne comprenais pas comment cela était possible.

Je soupirais. Le temps d’un instant, je m’imaginais dans une forêt, grande, avec des arbres si haut, qu’ils me donner l’impression de transpercer le ciel. Je ne voyais pas le ciel bleu, celui-ci était recouvert de nuages qui m’empêcher de le voir. Je courais, encore et encore, défoulant mon corps, défoulant mon esprit. Et puis je me stoppa, net. Il était là, debout, presque nu. Il était là, celui qui ne pouvais quitter mes pensées. Je fronça les sourcils, plissa les yeux. Dimitry, debout, au milieu de la forêt. Trente bon mètres nous séparait et pourtant je savais que je pourrais le rejoindre en quelques secondes. L’embrasser, l’enlacer, mordiller son cou, poser mes mains sur son visage, le serrer dans mes bras. Je voulais tant être prêt de lui. La vision disparut. Comme si le mirage s'effaçait en une poussière d’étoile et de sable…

J’avais apprécier ses lèvres, son corps, et la tendresse que lui aussi mettait dans notre échange… Ses mains sur mon torse, son odeur, sa respiration, le battement de son coeur. J’aimais toutes ses choses chez lui. J’aurais aimer dévier dans son cou, l’embrasser, le mordre, me sentir autant à lui qu’il l’était pour moi. Oui. J’aurais aimé. Tout ça était de ma faute. On m’apportait ce que je souhaitais sur un plateau d’argent et je foutez tout en l’air. Crétin. Idiot. Connard. Crie les voix dans ma tête. Oui. Vous avez raison. Vous avez raison. Je n’étais qu’une pauvre con, effrayé, fuyant. Comme d’habitude… Pas vrai…

Tout ça n’était qu’une répétition. Rien de plus. Avais je vraiment peur de perdre le contrôle ou bien de tomber amoureux pour être réduit encore en bouillie niveau sentiment, jeté, comme un indésirable ? Le contrôle, je le perdais déjà, je l’avais perdus l’autre soir avec Raphaël, comme un addict qui voit une possibilité, fonçant tête la première et se fout royalement d’autrui. En fait c’était lui qui devrait fuire… J’étais le mauvais gars, celui qui s’en fout. En moi, ma voix soupira. Arrête, tu es une bonne me disait elle. Si tu l’aime, tu dois lui dire, si tu veux être avec, tu dois lui dire. Accepte le jeu d’aimer et être aimer jusqu’à ce que toi ou lui ne veuille plus rien… Accepte Calixte. Cette voix… J’avais l’impression que Rita me parler et me disait de foncer. Je voyais ses yeux. Tu reprendra le contrôle en laissant tes sentiments s’exprimer pour lui...

La douleur me ramena sur terre. Oh oui. La douleur était fulgurante. Mon coeur s’emballa. Bordel. Le réveil était plus que douloureux. Des bouts de plâtre étaient coincé dans mes phalanges. La rune s’était éclipsée, laissant place à une profusion de sang et de peau lacéré. Pas très jolie a voir. Je l’entendais arrivé, furieux. Oui. Ses sens ne l’avait pas trompais. Ni son odorat, ni son ouïe ne lui avait fait défaut. Non. Absolument pas. Je ne releva même pas la tête. J’avais honte, et j’avais bien raison. Shame on you Calixte. Shame. Shame… Il trépignait, il était prêt à m’en foutre, comme un père face aux conneries de son père, comme un frère cadet aux conneries de son aînée, comme un fils aux conneries de son père. Je devrais lui dire, tôt ou tard mes sentiments pour lui. Je le savais maintenant… Rare était ceux qui pouvait me foutre pareil peur, me parler ainsi sans avoir quelconques représaille. Il n’y avait qu’une seule personne. Maintenant, c’était lui. Sa voix gronder, tel le tonnerre, et la foudre tomba sur moi. J’écoutais attentivement. Oui. C’était bien lui… J’étais un petit enfant à l’heure actuelle, qui avait besoin d’être chamboulé pour lui faire comprendre la vie. Je releva la tête, mes larmes emplissaient ma vue et j’essayais qu’elle ne roule pas sur mon visage. Non. Je ne voulais pas me montrer si faible face à lui… Je l’observais, lui, le loup qui avait réussi à devenir le centre de mon attention… Je ne pouvais rien répondre, et puis je ne le voulais pas. Je rejetais la tête quand il eu finit. Trop tard, les larmes étaient partis, roulant sur mes joues, coulant dans mon cou. Fait chier… Je pris une grande inspiration. Je voulais que ça cesse, je le voulais lui, je ne voulais rien d’autre.

Je ferma un instant les yeux et puis redressa la tête, regardant ma main détruite. Encore. Elle l’était plus que ce matin. Je dévia mon regard sur lui. Les sentiments étaient tellements étrange. J’attrapais sa main, et me laisser être relevé. Je ne voulais pas lâcher sa main, comme si par là, le lien avait été établi. Il ne l’était pas à double sens, je le savais, je le sentais. Quelque chose chez Dim était incohérent. Ma main pisser le sang et je dus me résoudre à le lâcher pour aller nettoyer toute cette merde. Je me retourna vers la l’évier et passa directement ma main sous l’eau pour rincer le sang. Je sortis en vitesse ma stèle et marquer sur le dos de ma main, une rune Amissio pour ralentir la perte de sang. J’allais devoir marquer une Iratze sur la plaie et je vous avoue que là, ça n’allait pas être une partie de joie. Je traçais la rune non sans grogner de douleur. Tant mieux, je l’avais mérité. Je respirais, tant bien que mal, la douleur m’avait arraché un hoquet d’une rare violence. Je bougea les doigts puis attrapa du papier absorbant. Je sécha ma main, beaucoup plus douloureuse. Bien plus que ce matin.... Je me demandais si j’allais devoir runner sur mon bras une rune de calme. Endiguer une nouvelle crise, que dis je, les empêchait de revenir. Je souffla, me retourna. Il me regarder. Je pris à nouveau ma stèle et malheureusement je devais tracé avec l’endolorie. Je traça la rune de calme, doucement. Une sensation de douceur et d’un grand apaisement se fit. Je manquais de me casser la gueule tant je fus décontenancé. Je pris une grande respiration et rangea ma stèle au ailes gravé à son emplacement. Je m’avançais, plus trop sûre de moi, mais pourtant je voulais faire ce que je m’apprêtais à faire. J’étais face à lui. Je sentais sa colère, mêlait à de l’inquiétude dans ses yeux, dans ses veines, dans tout son corps. Je posa ma main libre sur son visage, et m’approcha encore pour déposer un baiser sur ses lèvres. Je ne savais pas s’il me rejetait. La rune de calme devait certainement le faire flipper pour me voir changer de comportement ainsi. Je soupira… « Je suis désolé. Je suis désolé que tu ai dut assister à ça… Mais je te remercie Dimitry. » C’était la moindre des choses. Que pouvais je dire de plus ?  

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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Mar 3 Oct - 12:21
At dawn I would be there. At midnight too.
Possessifs ou plutôt territoriaux sont les loups, oui voilà, c'est pour ça que Dimitry a eu envie de savoir en premier lieu comment Calixte s'était fait mal. Il a décrété allez savoir pourquoi que le Nephilim était son territoire pour le moment et donc que personne ne pouvait lui faire de mal. Son territoire tant qu'il aura envie de coucher avec et tant qu'il n'aura pas résolu le puzzle que constitue l'homme. C'est pour cela aussi qu'il a laissé le Shadowhunter lui dire tout ça et l'embrasser. Oui cela ne peut qu'être cela, il n'y a rien d'autre derrière.

L'inquiétude qui le prend doit aussi être liée à cela, c'est elle qui le pousse à aller rejoindre Calixte dans cette pièce pour voir ce qu'il se passe. Inquiétude qui le prend aux tripes quand il voit le résultat et qui le fout hors de lui, Dimitry était prêt à se barrer et le laisse planter là mais non à la place il explose. Le Nephilim en prend pour son grade et qu'il ne résiste pas à cette main tendue ou alors ça sera encore pire. Intérieurement Dimitry couine et son coeur se serre en voyant les larmes sur le visage de Calixte et qui ne sont pas que des larmes de douleur ça il en est sûr. Putain de connerie d'instinct lupin de merde, tu vas me faire le package complet ou quoi ?

Oui mais non, le jeune loup n'est pas méchant dans le fond même s'il ne veut s'attacher à personne, il ne sait pas rester de marbre devant les personnes qu'il peut sentir en détresse. Et cela n'est pas nouveau chez lui, il a toujours été serviable à vouloir aider les autres. C'était aussi une des raisons pour lesquelles il voulait finir reporter-journaliste à l'international, pouvoir étaler au grand jour la misère du monde et ce que les hommes sont capables de faire. Heureusement Calixte se saisit de sa main tendue et Dimitry peut l'aider à se relever, il n'aurait pas aimé avoir à lui en coller une pour le secouer. Le loup pourrait souffler s'il n'était pas autant en colère alors qu'il sent son coeur battre à ses tempes. C'est pas dieu possible de se mettre dans un état pareil pour un homme qu'il connaît à peine ! Oh tu sais très bien pourquoi !

Culpabilité. Oui c'est vrai, Dimitry en ressent, comme il l'a dit, il n'est pas méchant mais maintenant il sait aussi qu'il est en partie responsable de l'état du Nephilim et ça ce n'est pas possible. Oui il est coupable merde et il fera ce qu'il faut pour que ça aille mieux pour Calixte. C'est sans doute pour cela qu'il lui a parlé ainsi, qu'il lui a dit qu'il n'allait pas fuir. Oui c'est pour cela qu'il n'a pas prit peur aux paroles que le Shadowhunter a eu un peu plus tôt avant leur baiser. Il fera face à ses responsabilités coûte que coûte. Ah c'est beau de te voir t'enfoncer dans ton déni, soupire rêveusement son subconscient. Ta gueule, je ne t'ai rien demandé à toi.

Dimitry laisse Calixte s'écarter et aller se soigner, lui croise les bras sur la poitrine, essayant de se calmer comme il le peut. Le jeune loup ne loupe aucun mouvement de l'homme, se retrouvant à avoir un frisson glacé qui lui parcoure l'échine et lui hérisse les poils du bras en entendant le grognement de douleur de Calixte. Dimitry serre les dents, ses mâchoires se crispent, il n'aime pas ça du tout pas plus que la suite. Se retrouvant à faire un pas en avant quand il voit le Nephilim déstabilisé par cette nouvelle rune qu'il vient de se dessiner sur la peau. Non et non, il n'ira pas à sa rencontre pour le retenir au cas où ! Jamais de la vie ! Putain arrête tu en meurs d'envie. Pfffff n'importe quoi. Dimitry le laisse approcher, il est tellement à fleur de peau que cette fois il marque un léger sursaut à la main sur sa joue mais pour autant il ne se soustrait pas à ce contact. Pas plus qu'il ne recule au baiser, allant même jusqu'à embrasser rapidement le Shadowhunter en retour. Calixte prend la parole et le loup redresse le visage, un air de défi sur ses traits, le défiant de mentir, le défiant de recommencer. Courte inspection de l'homme qui semble lui convenir puisqu'il termine par décroiser les bras, ses épaules se détendant légèrement et ses mâchoires se décrispant.

- Ce n'est rien Calixte. Le ton de sa voix sous-entendant malgré tout une mise en garde, un recommence moi ça et je t'étripe sur place. Non Dimitry ne le dira pas comme ça, ça sonnerait comme s'il était trop concerné. "Et puis c'est marrant de te foutre un coup de pied au cul même si j'aimerais mieux mettre autre chose dans ton cul." Ajoutant un sourire aguicheur en disant cela, avant de reprendre un peu de sérieux. "Sans oublier que maintenant au moins je sais que les Shadowhunters ne sont pas tous des machines dénuées d'âmes et/ou des cons prétentieux." Cette fois le jeune loup se recule même s'il a encore des choses à dire. "Par contre va falloir que tu m'expliques tes runes là que tu viens de tracer, c'est assez impressionnant quand même. Enfin tu peux le faire pendant qu'on retourne là bas, je sais pas toi mais j'ai bien besoin d'avaler ce café et d'une clope aussi." Pour finir par tourner le dos à Calixte pour repartir dans l'autre pièce, se permettant de fermer les yeux un bref instant et de souffler. Il aurait bien ajouté qu'en plus de ça, ils ont du travail mais pour l'instant le loup a bien besoin d'une légère pause de quelques minutes. Au moins le plus gros de la tension entre eux n'existe plus maintenant, c'est peut-être un mal pour un bien au final.
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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Mar 3 Oct - 14:55


At dawn I would be there. At midnight too
Calixte & Dimitry



La douleur me garder conscient. Me garder éveillé. Elle était là, la preuve irréfutable que mon esprit n’était tourner que vers lui, et seulement lui. Je rêvais pas. Et je ne me mentirais plus. J’avais beau avoir été honnête avec lui, lui dire que mon état avait empiré en le rencontrant, ce qui était vrai, lui dire qu’il me rendait fou, je me sentais coupable. Un coup de foudre était il réel ? Etais ce possible ? Je ne croyais pas vraiment aux âmes jumelles pourtant notre rencontre n’était pas anodine. La douleur s’envoyait en moi comme des décharges électriques, et tout ça par vague irrégulière… Dans un autre contexte j’aurais apprécier ses déferlements en moi, mais ce n’était pas le cas. Vraiment pas. Elle courait sur ma peau, hérissait les poils de mes avant bras, me donner la sensation gênante que si j’en avais trop en moi j’allais devenir totalement cinglé, un fou.

Et puis tout s’arrêta, diminua, partie. La migraine disparue, la douleur dans ma main s’évanouit. Les runes inscrites sur ma main, mon biceps et mon poignet. Iratze, Calme et Amissio. Même la brûlure de leurs inscription fut indolore. Mon cerveau avait dut émettre bien trop de souffrance pour en créer de nouveau. Je savais que Dimitry attendrait, m'observait, tenterait de se calmer face à la colère avec laquelle il venait de m’engueuler. Lorsque je fut déstabilisé, je l’entendis avancer, puis se retenir. Sérieusement ?

Je m’étais retourné, je l’avais moi aussi observer en retour et j’avais poser mes lèvres sur les siennes. Tendres. Doux. La rune de calme officiait avec brio et faisais contraster à merveille mon comportement récemment violent et celui avec lequel je l’embrassais. J’étais calme, mon coeur cessait de battre comme un animal suffoquant. La réaction douce de mon partenaire me fit sourire intérieurement et puis la tristesse m’envahit. Pas très longtemps, suffisamment pour que je sache que ce n’était pas réciproque. Peut être pas maintenant, peut être plus tard. Je n’avais plus la force pour me mettre en colère, et je ne le voulais pas.
Je ne pouvais détacher mon regard, mes prunelles de lui, comme si je savais intérieurement qu’il n’y avais plus que lui et seulement lui. Je l’écoutais. Quelques part je ne voulais plus vraiment parler de ce qu’il venait de ce passer mais je savais que cette histoire reviendrait sur le plateau. Le quand était la question la importante mais je n’eu pas le temps d’y réfléchir. J’étais un peu amusé de savoir qu’il avait toujours envie de moi et de me montrer autre chose que son côté passif la prochaine fois que l’on se reverrait. S'était établis. Je le savais. Mon bas ventre le savais, il en était même impatient. Bien qu’amusé par ce qu’il vient de dire, je préfère ne pas répondre.

Parcontre, ce qu’il dit en suivant à tendance à me faire froncer les sourcils et me faire plisser les yeux. Est ce un sourcil qui remonte sur mon visage. Je suis surpris qu’il puisse avoir pensé que nous étions ainsi. Qui avais pu lui raconter pareil ânerie ? Je n’eu pas le temps de répondre quoi que ce soit. Il avait dut voir ma bouche tenter de s’ouvrir et se refermer presque aussitôt… Je souris en coin. Qu’elle curiosité Dimitry ! Je baissa les yeux vers ses marques noires, qui faisait de moi un chasseur, qui me faisait être néphilim malgré tout. J’exprima un soupire et releva les yeux vers lui. « Si tu veux mais je préfère te prévenir… Ça risque d’être long de t’expliquer chacune d’entre elle, surtout si je ne peux te les montrer… » Comprendrais t-il le sous entendue évident ? Je ne pouvais qu’accepter de toute façon mais il m’étonnerait que Dimitry me voit nu aujourd’hui. Il y avait aujourd’hui trop d’émotions et bien trop de chose c’était passer pour que nous puissions passer à des choses plus intimes. C’était pourtant bien partis tout à l’heure et j’avais foutu tout en l’air…
« J’arrive, je me ressert en café.. » dis je en haussant un peu la voix alors que le jeune loup par déjà rejoindre l’autre salle.

La cafetière automatique se mis en route après que j’ai mis ma tasse dessous et ajouté la capsule de café. L’odeur vient frapper mes narines. Le liquide coule et je regarde, hypnotiser. Je soupirais, croisant les bras, et me tourna le temps que la machine finisse son travail. Je m’adossais contre le comptoir le temps d’un instant. Je regardais les traces de sang, le trou dans le mur, les débris à terres. « Tss… Qu’est ce que tu peux être con Calixte… » me dis je. Avant d’aller rejoindre Dim, je me devais de nettoyer mon bordel… Aldertree serait certainement furieux mais qu’est ce que j’en avais réellement à faire de lui.

Je ramassa en premier les débris, les jetant dans la poubelle de la salle de détente. Je fis couler de l’eau dans un seau trouver sous l’évier, ajoutant un peu de produit pour nettoyer le liquide rouge. J’avais perdus une quantité moyenne de sang sur ce sol. J’allais même devoir foutre en l’air mon tee-shirt. Pas maintenant, ça ferait trop plaisir à Dimitry, et encore, je n’étais pas sûre. Le noir cacher les tâches heureusement. J’attrapais la serpillière et commença à nettoyer tout le bazar que j’avais foutu. En quelques quinze minutes, il ne restait que le trou béant dans le mur de plâtre. Je cherchais une solution pour masquer ma percée. Elle fut rapidement trouver même si je me demandais comment j’allais planter ce clou dans le mur. Je regarda dans les tiroirs et trouva un objet plutôt contondant. Rêver, ce n’est pas un marteau. Je récupère le tableau, son clou et change l’emplacement de l’ensemble. Ni vu ni connu. Personne ne saurait. A moins d’avoir l’oeil et de venir souvent ici, personne ne saurait. Je récupérais ma tasse et soupira de contentement. La rune de calme avait officier en moi un changement réel de comportement. Mon précédent comportement reviendrais certainement dans quelques heures, mais j’avais tout le loisir de travailler en calme à présent.

Je marcha, ma tasse en main, et entra dans l’espace de travail, retrouvant Dimitry. Je sortis de ma veste mon paquet de clope et mon zippo, en sortit deux. L’une d’elle vint se coincer entre mes lèvres, l’autre, je la tendis au loup. J’ouvris le briquet et fit jaillir la flamme grâce à la molette. J’alluma ma clope puis tendit la flamme à mon partenaire pendant que je pris une grande inspiration de fumée. Le tabac eu l’effet d’une claque. J’appréciais ce tabac. J’expirais et vint m’asseoir. Je regarderais ma paperasse plus tard. C’était celle qu’il venait d’apporter qui m’intéressait. Je voulais savoir si Herschel avait conservé des documents de mon père. Peut être que je pourrais enfin avoir une piste. Une sérieuse cette fois ci. Je pris une gorgée de café, tenant entre mes doigts ma clope avec la même main. La reposant je regarda avec un sourire le jeune loup. « Je suppose que maintenant que le calme est revenu, tu voudrais savoir le pourquoi de ma visite chez toi… ? » Ca me semblait normale à présent. Il était en droit de savoir. Je comptais sur sa curiosité et son envie d’analyse. Alors Dim. Tu veux toujours savoir ?

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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Mer 4 Oct - 16:01
At dawn I would be there. At midnight too.
Non il ne le fait pas volontairement mais cela soulage Dimitry de voir qu'ils ne vont pas reparler de ce qu'il vient de se passer et encore moins des paroles que Calixte a eu pour lui avant de péter un câble contre ce pauvre mur. Quoi que c'est agressif un mur, vous avez pas idée mais bon celui-ci n'avait rien fait ou du moins pas pour le moment. Comment ça le loup divague ? Ah oui un peu. Donc il se retrouve soulagé de ça mais il sait aussi qu'à un moment ça reviendra sur le tapis, que cela soit par lui qui pétera un plomb ou par le Shadowhunter mais ça se produira tôt ou tard. Il ne sait pas s'il vaut mieux que ça arrive rapidement ou non, parce que oui il a bien compris ce que Calixte a voulu dire par ses "j'ai besoin de toi" "tu me rends fou" "je ne sais pas ce que je ressens pour toi". Un peu trop bien compris même et il trouve cela absolument ridicule, sérieusement aussi vite ? Il n'y a que dans les films qu'on voit ça, n'est-ce pas ? Et pourquoi tu te marre sale voix dans ma tête ? Le loup trouve cela touchant aussi d'une certaine manière mais aussi terriblement effrayant. Parce qu'il sait que de tout manière il n'a rien à offrir en retour. Ah oui, tu crois vraiment ? Ben oui bien sûr ! Mais non pour le moment, Dimitry va faire comme si de rien était surtout que le Nephilim semble vouloir faire de même. Ne comptez pas sur le loup pour repartir à la charge maintenant. D'ailleurs Calixte ne répond même pas à la moitié de ce que Dimitry peut maintenant lui dire, bien que ses expressions parlent pour lui.

- Oui, oui ne fait pas cette tête là, on m'a appris que tous les Shadowhunters sont les mêmes. Et celui que j'ai croisé..hier ? Avant-hier ? Je ne sais plus, je n'aurais pas dû me prendre une cuite au milieu. Bref celui que j'ai croisé était pile poil comme ça d'un hautain je te raconte pas. Quand il disait qu'il peut parler pour deux, il ne plaisantais pas le loup. Mais bon pour la suite de toute manière, il n'a rien à répondre si ce n'est un sourire en coin et bon d'accord peut-être que sa langue vient passer sur sa lèvre à cette idée fort alléchante de remettre la main et plus encore sur les runes de Calixte. "J'ai hâte d'avoir ton cours !" Ah ben si finalement il aura répondu même s'il donne l'impression de ne pas en faire grand cas, tout en s'éloignant pour repartir dans l'autre pièce. "Hm hm" Histoire de montrer qu'il a bien entendu que le Nephilim se sert un café avant de le rejoindre.

De retour dans la première pièce, Dimitry se stoppe avant de se plier en deux pour poser les mains sur les genoux et souffler bien plus longuement cette fois. Il est encore dans cette espèce de transe que lui procure ses accès de colère et dès qu'il va en sortir le mal de crane va débarquer. Mais il ne peut pas rester ainsi de toute manière donc. Le loup se force à respirer avant de se redresser pour cette fois réellement observer la pièce, sa décoration et les meubles pouvant s'y trouver. Finissant par poser ses yeux sur les dossiers qu'il a amené, grognant en voyant qu'encore un peu et leurs contenus finissaient en vrac sur la table. Compulsivement, Dimitry se met à les ranger à refaire une belle pile de dossiers, soupirant de soulagement quand ils sont enfin comme il le veut. Pour aviser que les papiers de Calixte du moins il pense qu'ils sont à lui sont dans un bordel sans nom aussi. Oh et puis zut ! Le voilà entrain d'en faire deux piles bien alignées même s'il ne sais pas ce qu'il y a sur les papiers et même s'il ne sait pas s'ils vont ensemble. Ils sont en ordres au moins ! Quoi ? Chez lui les livres et les papiers sont les deux seules choses toujours bien rangées !

De faire son rangement le calme, assez du moins pour qu'il sorte de l'état dans lequel il s'est mis à cause de Calixte. Mais d'ailleurs où qu'il est le Nephilim ? Il ne faut pas cent ans pour se faire un café quand même. Dimitry tend l'oreille vers l'autre pièce et hume l'air, finissant par entendre les bruits et sentir les odeurs. Bon apparemment pas de nouvelle crise en vue, juste du rangement et du nettoyage, le loup en rigole vu qu'il vient lui aussi de faire une sorte de rangement. Sauf que Dimitry ne va pas l'attendre éternellement avant de boire un café, surtout que celui que Calixte lui a fait tout à l'heure et toujours entrain de refroidir. Une table, le café sur la table, une chaise qui traîne et le loup réunit le tout pour se poser assis sur la chaise. Pouah en effet le café est quasiment froid mais c'est pas grave, pourtant il arrête son geste et fouille dans les poches de sa veste pour en sortir un tube d'aspirine. Tube qu'il ouvre avant de sortir deux cachets pour finir par les gober avant d'avaler le restant de café.

Finissant par poser ses coudes sur la table et calant sa tête entre ses bras de manière à se masser les tempes. Il lui semble qu'il se produit une seconde entre le moment où il commence à se masser les tempes et celui que choisit Calixte pour le rejoindre. Visiblement il était parti loin de la réalité, s'est totalement déconnecté de ce qu'il pouvait se passer. Reportant ses prunelles ambres sur le Nephilim, il accepte la cigarette et l'allume "Merci. Quitte à ranger là bas, tu aurais aussi pu te changer, ton tee-shirt empeste le sang qui sèche." Bon ça c'était histoire de dire que Dimitry sait pourquoi il a fallu du temps à Calixte pour le rejoindre. En tout cas, c'est la première fois que Calixte va pouvoir le voir sans aucune trace de colère sur le visage, dans les yeux ou même dans la voix. Sans doute que ses yeux envoient une lueur de son mal de crane mais il y a surtout une normalité, banalité à l'intérieur. Et de la fatigue oui ça aussi. Mais oui il semble calmé totalement. "Oh que oui. De toute façon je suppose que tu avais déjà compris que je ne t'aurais pas lâché sans avoir le fin mot de l'histoire." Accompagnant ses paroles d'un sourire franc bien qu'un poil joueur. Gardant sa tête calée au creux d'une de ses mains, le bras toujours accoudé à la table. Son autre main tenant la clope sur laquelle il tire tranquillement, son attention tournée vers Calixte dans l'attente de ce qu'il va pouvoir lui dire.
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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Lun 9 Oct - 17:42


At dawn I would be there. At midnight too
Calixte & Dimitry



A quoi bon rester ici, à parler d’une chose qui pourrait les mettres en pétard ? A quoi bon se torturait l’esprit, en venir au main et remettre encore une tension tel qu’elle l’étais tout à l’heure ? Non, sérieusement, en parler encore ici, maintenant n’étais pas une bonne idée. Absolument pas. Il y aura du temps qui passera, c’est sûre, avant que je ne me mette à vouloir en reparler concrètement. Peut être que l’eau aura coulé sous les ponts, peut être qu’avec le temps j’aurais mûrir, appris que la violence sur moi même n’est pas la solution à mes problèmes, que la parole y est plus comme la solution à ceux ci. Ma respiration avait repris le chemin durant un battement de coeur vers le chemin de la tension, celle là, déjà présente il y a quelques instants. La rune activé, complétant toujours son cycles, continuer à calmer et à annihiler la moindre onces de pression, de raideur, de nervosité, de trouble en moi pour ne pas reproduire les erreurs faites. Elle agissait comme les vagues, venant se briser sur les roches, le sable ou les falaises, elle envoyait une onde de douceur dans la totalité de mon coeur, dans ma tête, rassurant ma conscience et mon subconscient que tout aller bien. Je me demandais si ce n’était pas se mentir quelques parts… Un mal pour un bien. Mes pensées vers Dimitry aussi en étaient calmées. Oui, au plus profond de moi, je sentais les sentiments s’épanouir et pourtant je les sentais si lointain. Et si ils ne revenait jamais ? Je me sentis triste à cette pensée mais je préféré avoir quelques choses en tête. Une notion mis en recul, une autre venant, s’avançant…

J’étais plus proche de l’écoute en ce moment même. Je n’étais pas du genre à trop vouloir parler sans que l’objet de mes pensées se trouve encore dans la pièce. J’avais déjà fait un pas vers la sagesse, celui qui réfléchit à ses actions, celui qui reconnaît ses fautes. J’haussais tout de même un sourcil quand j’entendis qu’il avait rencontré un autre chasseur. Le sentiment d’accroche, d’appartenance vint faire son beau, me demandant qui il devait tapait… Je soupirais intérieurement et me disait sérieusement que j’étais même pas sûre qu’en face, les sentiments puissent être réciproques. Il avait donc rencontré un autre chasseur ? Hautain ? Humm… Beaucoup des miens l’étais. Je ne savais pas de base si j’allais lui en demander plus de toute façon. Peut être que je connaissais ce Nephilim, peut être. Peut être pas. Et puis je souris. Si impatient darling ? Un frisson me parcouru en me rappelant comment lui avait commencer les étudiés. Était-elle réelle cette décharge éléctrique dans mon corps en me souvenant de ce souvenir en particulier ? Je n’osais même pas me pincer pour connaître la vérité. Mon sourire malicieux, d’une fraction de seconde, était ma réponse. Je préférais rester silencieux, j’étais encore au stade du contrôle de mon calme…

Et puis j’ai ranger. Je le devais bien. C’était un vrai bazar de toute façon et je n’aimais pas le désordre. Je n’avais non seulement pas envie de laisser tout en plan mais surtout, je n’avais pas envie de me faire allumer par Aldertree ou un autre chasseur pour avoir foutu un boxon pareil. Je me disais qu’en faisant ce geste de ranger, nettoyer, et ordonner, je faisais preuve de sagesse. Je me disais surtout que ça me permettrait de commencer à me focaliser sur les choses importantes, celles du travail à mettre en place… Je ne m’arrêta qu’une fois le travail fini, attendant que le café coule à nouveau pour me resservir. Je me suis demandé en une fraction de seconde si je devais prendre le récipient de la cafetière. Je ne pouvais estimer pendant combien de temps nous allions rester dans cette salle à parler, analyser et travailler mais une chose était sûre, j’appréciais à l’avance la présence du loup à mes côtés…

Je ne tarda pas à le rejoindre dans la salle où je m’étais installé. Ma tasse dans une main, observant la salle et ne put m’empêcher de faire tomber mon regard sur le loup. Chut toi. Aller, dis lui que tu en as envie ! Tais toi… Bordel, est ce que je venais de me mordiller la lèvre s’en gêne et s’en m’en rendre compte ? Fuck. Je dévia mon regard sur les deux piles de documents à côté de la mienne… Je vois que Dimitry avait la même passion compulsive de ranger quand le bordel venait frapper. Je haussai un sourcil en l’entendant. Oui, j’aurais pu aller me changer, mais il aurait fallu que je remonte et je n’avais pas vraiment envie de le laisser ici, ni m'éloigner de lui… Ce sentiment étrange que je ressentais quand je m’éloigner de lui me prenait aux tripes, me prenais profondément à dépourvu. Je regardais le tee-shirt noir qui accueillait des traces de sang, de mon sang. Je ne les distinguais pas vraiment et ne sentais pas aussi bien les odeurs que mon partenaire lupin. Je soupirais, venant m’asseoir à la table bien chargée de documents… «  Tu aurais apprécié que je te laisse enfermer ici pendants vingt cinq minutes ?  » Oui. Le protocole m’obligeait à soit lui demander de me suivre, soit de l’enfermer… Enclave de merde bordel.

Je soupirais à nouveau, mais ajoutant un sourire pour détendre l’atmosphère. Je n’avais pas poser ma question de manière arrogante ou bien emplis de colère, non, j’avais posé cette question de manière neutre, presque sur le ton de l’amusement. Montre les piles. « Toi aussi tu range ? » Oui. J’étais taquin avec lui, mais je n’aimais pas être trop sérieux quand quelqu’un travailler avec moi. Je n’étais sérieux qu’avec la solitude. Je pris une inspiration de tabac, rejetant quelques instants après, la fumée blanchâtre, à travers mes narines. Je me leva le temps de fermer la porte, et vint me rasseoir, sortant une photo d’un homme, plutôt âgée, dernière photo de lui à ce jour, soit il y a quatre ans… Que pouvais je lui dire et retenir ? Je ne voulais pas passer ma soirée à lui raconter ma vie, je décidais donc d’aller à l’essentiel. Je posais la photo sur la table, refermant le dossier, et le posant sur le côté. «  J’enquête sur cet homme.  » Je regardais avec un regard étrange, certainement, la photo de mon paternel disparus depuis des années. Si un jour l’Enclave venait à me dire que ma mère n’était pas morte, je jure que je couperai des têtes… Je soupirais et ajouter : «  C’est mon père…  » Je voulais ajouter quelques choses, mais je prenais du temps pour savoir comment correctement amener les choses. «  Je ne l’ai jamais rencontré. L’Enclave l’avait déclaré mort quelques temps après ma naissance.  » Oui. Un pincement au coeur était en train de se former dans mon coeur pendant qu’une colère sourde grondait dans mes entrailles en se rappelant la connerie monumentale de l’Enclave envers l’un des siens… Tss..

Se calant dans mon siège et l’observant, je soupirais. Oui. J’allais devoir me faire une raison et tout lui raconter mais quelques parts, je préférais demander à l'intéressé directement son avis. Je pris une nouvelle inspiration de tabac et vint écraser dans le cendrier à disposition, le mégot orangeâtre. «  Tu préfère l’histoire entière ou le résumé ?  ». Si c’était l’histoire entière, je crois que j’allais certainement demander à Lex de nous apporter quelques choses à manger et le café ne serait pas une demi-mesure dans ce cas-si. Je ne savais même pas pourquoi je lui demander. Au fond de moi, je savais qu’il voudrait tout savoir…

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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Mer 11 Oct - 10:48
At dawn I would be there. At midnight too.
Si au début Dimitry a parlé de sa vision des Shadowhunters pour noyer le poisson et s'éloigner de la conversation précédente, ce sont les réactions de Calixte qui lui ont fait mentionner sa rencontre avec le grand brun. Ce n'était pas du tout prévu alors que le jeune loup aime bien fragmenter ce qu'il sait ou ne sait pas, tout comme les rencontres qu'il peut faire. Mais devant la tête du Nephilim c'était trop tentant que d'en parler pour souligner ses propos. Heureusement ou malheureusement, Calixte ne semble pas vouloir réagir dessus et lui en demander plus. Tant pis au final ce n'est pas bien grave, d'autant plus que la conversation dévie sur quelque chose de bien plus intéressant. À savoir les runes que peut porter le Nephilim et ce qu'elles veulent dire. Bizarrement Dimitry s'imagine parfaitement avoir Calixte allongé nu sur un lit et lui au dessus entrain de le regarder et de retracer les runes une par une. Le loup se demandant simplement s'ils arriveraient à faire plus qu'une ou deux runes avant que les choses ne déraillent ? Hum oui lui devrait être capable de freiner les choses pour savoir ce qu'il veut à savoir à quoi chaque rune peut bien servir.

Cette séparation qui devait être courte, juste le temps que le Nephilim se fasse un café et qui s'éternise. Au moins Dimitry a t-il le temps de se calmer, de briser la boucle dans laquelle il s'est enfermé. Mettre un peu d'ordre autour de lui. Écouter les mouvements du Shadowhunter pour être sûr qu'il ne repique pas une crise. Avaler son café et deux aspirines pour son mal de crane et...Brutale est la déconnexion de la réalité qui le prend pendant qu'il se masse les tempes. Il aurait pu se passer quelques minutes comme plusieurs heures que ça n'aurait fait aucune différence. Une absence comme il en a pas eu depuis longtemps, son esprit partant à des années lumière de son corps sans qu'il puisse dire à quoi il a pu songer. Dimitry ne le montre pas mais il est soulagé de constater que le temps se comptent seulement en minutes et qu'il n'a rien fait de dangereux ou stupide pendant ce temps là. Ramené à la réalité par la présence de Calixte dans la pièce, reportant son regard miel sur lui juste à temps pour le voir détourner le regard quelques instants.

Forcément le jeune loup se remet à parler, il aurait simplement pu remercier le Shadowhunter pour la cigarette mais non il se doit d'ajouter qu'il sait ce qu'a fait Calixte avant de venir. C'est à son tour de réagir à la réponse de l'homme, sauf qu'il a la flemme de redresser sa tête de sa main, si bien que le sourire carnassier venant orner ses lèvres ne risque pas d'impressionner qui que se soit. Peut-être qu'il devrait faire luire ses yeux pour ajouter à l'ambiance ? Oui mais non, là encore la flemme. "M'enfermer moi ? Là comme ça ? J'espère que vos murs et portes sont blindés ?" Oui il fait clairement allusion au fait qu'il aurait ravagé la pièce pour se faire une sortie, quitte à passer sous sa forme de loup-garou. "On ne m'enferme pas contre mon gré." Ce qui est valable pour au moins deux choses, on ne le contraint pas à rester là où il ne veut pas et on ne l'enferme pas dans une relation quelconque. Le loup a besoin de cette sensation de liberté, de maîtrise de soi qu'elle soit vraie ou non. "Et puis soyons honnête, si j'avais voulu aller vagabonder dans l'Institut, ça serait déjà fait. J'aurais eu tout le temps nécessaire pour me glisser hors de cette pièce là sans que tu m'entendes." Dimitry ne sait pas si Calixte dit cela parce que c'est quelque chose que leurs foutues règles de demi-ange l'oblige à faire ou si c'est parce qu'il n'a aucune confiance en lui. Non mieux vaut ne pas songer à cette seconde option, elle est désagréable au possible. Avoue surtout que tu veux la confiance de Calixte. Kschhhh je ne t'ai rien demandé sale conscience.

Enfin de toute manière cela n'a même pas traversé son esprit, même s'il n'y avait pas eu tout ça depuis son arrivée et bien que très curieux de nature, Dimitry sait parfaitement qu'il n'est pas sur son territoire et ne le sera jamais. La preuve à part faire des piles de documents, il n'a même pas eu la curiosité d'essayer d'en lire un, un forme de respect sans aucun doute. Ah en parlant de papiers et de rangement. "Oui désolé, promis j'ai rien lu, c'est juste un besoin compulsif d'ordonner des papiers ou des livres et là j'en avais encore plus besoin." Passant sous silence que c'était pour sortir de sa colère, bien que ça soit sous-entendu dans ses propos. Agissant tout en tirant sur sa cigarette tranquillement, ça aussi c'est quelque chose qui le calme et le détend. Suivant le Nephilim des yeux quand il va fermer la porte puis quand il sort la photo et la pose sur la table. Bon une enquête sur un homme, ok, sans doute un Shadowhunter, Dimitry a l'impression de voir une rune. Oh.

Le jeune loup ramène la photo vers lui pour mieux la regarder avant d'écraser sa cigarette, dans le cendrier, pour pouvoir prendre la photo dans sa main. Son regard passant de Calixte à la photo et inversement plusieurs fois, oui il cherche des traits communs chez les deux hommes. Avant de ne garder son regard que sur le Nephilim près de lui, regard qui descend jusqu'à sa main pour voir où en est la blessure. Dimitry sent que quelque chose ne va pas aussi, il l'aurait senti même sans ses sens surnaturels, la tristesse est palpable chez Calixte et ça lui serre le coeur. Préférant dès lors réagir à contre-courant pour tenter d'alléger l'ambiance et ne pas se questionner sur ce qu'il ressent. On peut même dire que c'est par réflexe qu'il offre un sourire plein de malice à Calixte en lui disant "À ton avis ?" parce que oui, bien sûr que oui il veut toute l'histoire. Même s'il comprendrait que le Nephilim ne le fasse pas.
Code par Heaven
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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Dim 15 Oct - 0:21


At dawn I would be there. At midnight too
Calixte & Dimitry


Réellement. Que serait notre monde sans eux ? Que serait-il sans nous ? Nephilim et Créature obscures sont deux groupes intriqués depuis si longtemps. Je ne comprendrais jamais pourquoi nous ne travaillons que si peu ensemble. Pourquoi notre communauté ne veut-elle pas se fier à eux ? Y a-t-il réellement du vrai dans les paroles de Valentin ou sommes nous tout simplement des êtres égoïstes ? Je crains que les deux soient vrais. Ah… Je suis toujours surpris par ce que certains des miens peuvent faire, raconter et acter. Qu'aurait été le monde si nous avions enfin pardonné ce que les deux camps avaient pu faire durant les siècles précédents ? Qu’aurions-nous été ? Je me pose la question…

Du moins je me la repose. Les souvenirs réaffluent estompent la réalité, et doivent se voir pendant quelques instants dans mon regard vide. Sur mes épaules, j’ai la sensation de sentir la neige, celle qui tombait, encore et encore, doucement, sans aucune once de violence. Est-ce le mont Fuji sur lequel je suis ? Le vent chatouille ma peau, les étoiles me tiennent compagnie, Yosuke me regarde, me parle, et pourtant je n’entends rien. C’est comme si j’avais du coton dans les oreilles. Tout cela est étrange… Mon subconscient me montrerait-il quelques choses à travers ce souvenir ? Quoi ? Telle est la question. Je deviens spectateur, ressentant, me mouvant, mais n’entendant rien… Généralement, quand on rêve, un des sens est annihilé, impossible à utiliser. C’est souvent l’odorat ou bien le toucher qui s’efface… Je ne comprends pas, sincèrement pas, aimerais je dire à mon subconscient. Et puis tout s’efface, je retrouve la vision du présent et je le vois. Comment ne pourrais je pas ?

Un frisson parcourt mon corps entièrement. Je le trouve d’ailleurs très désagréable. Comme si celui-ci était accompagné d’une pointe d’électricité, prêt à me faire souffrir pour avoir posé mon regard sur le loup… Bordel… Je pourrais passer le reste de mes jours à l’observer. Ses yeux miels, son regard, sa peau, la forme de son visage, ses cheveux… Un battement de mon coeur c’est fait la malle le temps de l’observation. Je le comprends, je crois. J’esquisse un sourire, subtile, et soupire si légèrement que cela passerait pour une simple expiration pour le commun des mortels. Est-ce que Dim fait partie du commun des mortels ? Je ne crois pas. Il le verra. Ma voix retentit doucement pour répondre à mon partenaire du jour, mon sourire s’effaçant petit à petit. «  Ici, non, ça reste une salle de travail… Par contre… Les cellules… Elles… C’est une autre histoire. » quand je l’entends dire la suite, mon visage doit certainement faire haussé un de mes sourcils, et prendre une moue transmettant un message tel que : Tu crois vraiment que je t’aurais enfermé ici ? Contre ton gré ? Vraiment Dim… Ne me prends pas pour un idiot à ce point là. De toute façon, si j’avais décidé de remonter, crois-moi qu’on ne serait pas descendu travailler… Et mon tee-shirt n’aurait pas été changé pour autant de toute façon. Rien qu’à cette pensée, je crois que ma conscience a fait un beau facepalm et m’a traitée de dépravée...

Je soufflais intérieurement, presque de jalousie. Je savais bien que les créatures obscures, pour la plupart apprécier la liberté et s’offusquer dès qu’on leur demandait de rester à un endroit.. C’était légitime. Il n’avait personne au-dessus de leur tête, pouvait vivre et faire les choix qu’ils souhaitaient. Notre nation militaire qu'était celle des Chasseurs d’Ombres ne nous laissait pas de répit… Je l'enviais grandement. Liberté chéri, liberté. Et pourtant, la loi est là, la loi est dure, car c’est la loi. Qu’est-ce que je pouvais haïr cette phrase. Être un soldat angélique était déjà assez chiant, ne parlons pas des protocoles, encore moins du respect de la loi, dure soit elle pour ma communauté.

Est ce qu’un nerf dorsal vient il de se faire pincer à la réplique du loup. Savoir que le loup pourrait le laisser lui fait à nouveau rater une pulsation. J’étais presque mal à l’aise de savoir que mon interlocuteur était prêt à le laisser en plan sans l’en avertir. Je me reportais sur les dossiers, le temps que ma cervelle décide de se remettre en place. Qu’est-ce qui n’allait pas chez moi ? Tu le sais que tu ne peux pas avoir la confiance de tous en l’espace de quelque soixante-douze heures… Tu le sais ! Oui. Je le sais pertinemment. J’observais d’un oeil distrait les centaines de documents à ma disposition. Le temps avait-il passé si vite pour que je le réentende si rapidement ? Je relevais la tête pour le regarder et… oh bordel, ses yeux… Je retenais ma bouche de s’ouvrir. J’avais déjà assez honte comme ça pour tout une année, n’en ajoutons pas encore. Je souris. Lui aussi était maniaque du rangement ? Tiens, étrange. J’avais entendu que les loups étaient plutôt bordéliques. À croire que moi aussi je rencontre l’exception parmi eux. Je pris une longue inspiration et annonçait de manière neutre : «  C’est tout à ton honneur, mais que lise ou pas ces documents, ça m’est égal… » Je n’avais pas dit ça méchamment. C’était juste la réalité. Le sens analytique du loup pouvait m’aider et quelques parts au fond de moi, il avait déjà la presque totalité de ma confiance.

Mon regard le suit, et je me rappelle avoir eu la même réaction. Moi, à travers un miroir, la photo accrochée sur le verre réfléchissant, cherchant ce qui me rattachait à cet homme que je n’avais jamais connu. J’avais bien passé trois heures dans cette salle de bain, analysant chaque parcelle de cette photographie contre chaque parcelle de mon visage. Je fronçais les sourcils. Où pouvais-tu bien être père ? Grâce à Magnus, peut être que je le saurais incessamment sous peu. La tristesse voile mon regard le temps d’un instant. Je secouais légèrement la tête. Je n’avais pas le temps pour ce genre d’émotions, encore moins maintenant. Je n’avais pas envie que Dim s’inquiète de mon état mental… Je le sens son regard se posait sur moi, puis sur cette main endolorie dont la douleur commençait réellement à s'estomper, je pris une gorgée de café, tirant une nouvelle clope… J’allumais le tabac, prenant une longue bouffée de tabac dans mes poumons. «  Va pour l’histoire entière… », mais avant de continuer, je pris mon portable, envoyant un message à Lex pour lui demander de leur rapporter quelques choses à grignoter ainsi qu’un thermos de café. Le temps que nous allions passer ici allait être plutôt long. Je le sais, mon histoire est longue.

Je posai la tasse, posa mon portable, fis tomber les cendres dans le cendrier et inspirer profondément. «  Il y a un peu plus de dix ans, quinze ans exactement, j’ai quitté Idris, le pays des Néphilims pour Bombay en Inde. Mon premier transfert dans un Institut. J’étais ravi, prêt à prends les armes, prêtes à faire mon devoir… Six mois ont passé, six mois où j’ai fait mes preuves, où j’ai fait parfaitement mon travail. » Je soupirais, craignant d’être loin de ce qu'attendait Dimitry. Racontait sa vie était un exercice particulier.. «  J’ai reçu une lettre, passer sous la porte de ma chambre alors que je me préparer à aller me coucher. Avant même d’ouvrir la lettre, je me suis précipité dans le couloir pour tenter de découvrir le messager de cette lettre… Il était déjà trop tard. Je me suis rabattu sur la lettre, assis sur mon lit, en me demandant si je devais la lire ou bien la brûler. Je me dis encore aujourd’hui que j’ai bien fait de l’ouvrir. Trois pages, écrites par un inconnu, qui m’annonçait que je n’étais pas l’orphelin qu’on voulait me faire croire depuis tant d’années, qui m’annonçaient que j’étais le fils de Luke O’Cahan, vivant, mais désigné comme mort par l’Enclave. » je me revis, entre le choc, la joie et la tristesse de savoir que je n’étais pas seul. La lettre dans la main droite m’allongeant les bras écartés surs le lit, le regard vague vers le plafond décrépi… Je soupirais et continuer mon récit. «  Autant te dire que la nouvelle m’a pris de court… Savoir que mon père était vivant, qu’un membre de ma famille était là, dehors, m’a redonné l’espoir que l’on m’avait ôté à la naissance. J’étais fou de joie et puis… mal. Très mal. En l’espace de quelques minutes de lectures, quelques choses à changer en moi… » c’était la colère, cette chose inexistante en moi qui venait de s’ouvrir. L’énergie inépuisable de la haine qui remua mes os, mes muscles et ma forgé l’envie puissante de retrouver mon paternel.  

J'aspirais une nouvelle bouffée de fumée avant de reprendre : «  J’ait immédiatement demandé mon renvoi à Alicante. Je voulais des explications. Trois heures après la découverte, je passais le portail avec mon sac de voyage pour Idris… L’inquisitrice m’a reçue, le conseille mon reçu, j’ai demandé mes questions en restant d’une neutralité et d’un calme impressionnant d’après mes paires. Et puis rien, seulement que oui, mon père était vivant, mais que cette information était classée confidentiel. Je me suis sentie abandonnée par ma propre hiérarchie. Les questions ont afflué de manière brutale, et j’ai remis à ce moment précis, la loyauté que cette hiérarchie m’avait tant fait faire respecter… Comment pouvait-il me laisser là sans rien d’autre qu’une confirmation ? » la colère sourde de l’époque revint le temps d’un instant, et je pris une longue inspiration pour l’évacuer. Je regardai la porte, entendant des bruits de pas. Lex. Le silence s’installa. J’ouvris la porte, récupéra les deux sacs en papier cartons et le thermos noir, échangeant un regard rempli de remerciements vers mon confrère. Le temps de déposer le tout sur la table, Lex avait refermé la porte pour nous laisser notre intimité. J’entendis distinctement l’ascenseur repartir et je me rassis. J'écrasais la cigarette à peine finie dans le cendrier en verre, et me cala dans la chaise, relevant le regard vers Dim. «  J’ait eu accès aux archives ancestrales d’Alicante, cherchant le moindre indice sur mon père. J’ai découvert mon arbre généalogique, les faits d’armes de mon paternel, de ma mère et de la réputation de nos deux familles. J’ai eu tant de réponses que j’ai dans un premier temps presque oublié ce que je cherchais. Je voulais une preuve récente que mon père était vivant, une explication de pourquoi cette information était confidentiel et pourquoi, moi, son fils, n’avait pas le droit à le savoir… La seule chose que j’ai trouvée, c’est le certificat de décès établis… Établis à partir de rien, car aucun corps n’avait été trouvé… De plus, il n’était pas seul à avoir disparus, son Parabatai lui aussi n’a jamais été retrouvé. » mon pincement au coeur, couplé à la joie des souvenirs me fit un drôle d’effet. J’avais la vision de ses papiers, écrite en écriture gothique, qui disait au monde public de mon monde que mon père était mort, et son meilleur ami aussi. Tss.

Ma volonté de savoir la vérité m’avait fait persévérer plus qu’aucun autre. J’étais déterminé. Je devais continuer à lui raconter, car si je ne le faisais pas maintenant, je n’aurais pas la force de le faire à un autre moment. Ma voix reprit de plus belle, mais je regardais maintenant le plafond blanc de cette salle, les mains calées sur ma nuque. «  A force de chercher, le conseil a commencé à vouloir me mettre des bâtons dans les roues… Pas l’inquisitrice à ma grande surprise. C’est elle qui m’a autorisé à enquêter officiellement sur la disparition de mon père. Celle-ci m’a donné les pleins pouvoirs, les ressources et m’a informé de la vérité sur mon père. Elle m’a défendue et aujourd’hui, elle est la seule à qui je rends des comptes. » Je me redressa et planta mon regard dans le sien, continuant. «  Mon père est un agent double… Un infiltré. Herschel a dû te mettre au courant de notre guerre interne contre Valentin… Et bien l’Enclave à décidé d’envoyer mon père, proche de Valentin dans ses premières heures de révolution afin de récolter des informations… Ce qu’il a fait jusqu’à disparaître des radars, laissant l’Enclave sans aucune nouvelle. La dernière personne à avoir récolté des informations de mon père et l’avoir vu fut Herschel. Si je suis passé chez lui, et ce même si je sais qu’il est porté disparu, c’était pour savoir si celui-ci avait gardé quelques choses de lui, de quoi me relancer, ouvrir une nouvelle piste… Voilà pourquoi j’étais là… » Ma voix se tut. Oui. Le silence s’installa, à nouveau, longuement. Mon pincement au coeur se fit plus intense. Caler dans cette chaise, glissant mon regard sur mes mains. Personne n’avait jamais entendu mon histoire de ma bouche, Dimitry avait la chance d’être le premier, certainement serait-il le seul.


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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Mer 18 Oct - 17:56
At dawn I would be there. At midnight too.
Liberté chérie. Dimitry a toujours aimé être libre et les grands espaces, sans doute est-ce parce qu'il a été élevé au Texas et qu'il passait une grosse partie de son temps libre chez ses grand-parents. Dans leur ranch. Qu'il les a souvent parcourues les centaines d'hectares de terrain, la plupart du temps sur la jument que son grand-père lui avait offert quand il n'était encore qu'un petit garçon. Les grands espaces, la sensation de liberté pleine et entière. Grisant que tout ceci. La liberté à la maison aussi, tant qu'il était respectueux envers ses parents et avait de bonnes notes, Dimitry pouvait faire ce qu'il voulait quand il voulait. Une liberté avec quelques limites certes mais de bonnes limites n'est-ce pas, pas du genre contraignantes. Surtout qu'il est naturellement ainsi, ses parents l'ont élevés pour ça mais aussi pour être serviable envers les gens. La liberté d'être qui il voulait être, de tester tout et n'importe quoi, la liberté de s'assumer comme il est. Liberté aussi de voyager par la pensée, rien qu'en lisant des livres et ça il l'a toujours fait, d'aussi loin qu'il puisse se souvenir. Sa nouvelle nature ne lui a pas donné cette envie de liberté et de rien faire contre son gré, elle l'a exacerbé alors même que d'être un loup l'enchaîne à quelque chose qu'il ne voulait pas, à un monde qu'il déteste. Qui lui a volé sa liberté. Enchaîné oui c'est bien le mot et Dimitry lutte quotidiennement contre ces chaînes invisibles qui le révoltent, le faisant arriver au stade qu'il se déteste lui même. Personne n'arrive à le libérer, le sortir de cet état fait, il se doute qu'il est le seul capable de sortir de ce cercle infernal. Et de toute manière, même s'il le voulait, qui pourrait vouloir de lui maintenant autrement que pour du sexe ?

Calixte. Il le sent et les voit les regards sur lui, ce qu'ils veulent dire, tout comme le frisson et le soupir du Nephilim. Mais il refuse de les voir et d'y accorder de l'attention, tout comme les paroles du Shadowhunter un peu plus tôt. C'est trop gros, c'est ingérable pour lui, surtout alors qu'il ne dort quasiment plus depuis leur rencontre. Tout comme, non cela ne le touche pas bien plus qu'il ne veut le voir. Oui c'est ça, à d'autres. Alors le loup fait ce qu'il sait faire de mieux, faire abstraction de tout ceci, agir comme si de rien était. C'est bon à savoir, effectivement cette pièce ne pourrait pas le retenir, pas comme les cellules. Bizarrement lui qui aime les situations et lieux peu ordinaires, n'a aucune envie de voir ces cellules de près. D'ailleurs la moue qu'il affiche parle pour lui sur ce sujet là.

Dimitry pourrait en avoir un sourire narquois quand Calixte repose les yeux sur lui et qu'il sent planer dans l'air cette attraction en eux. Liée ou non à ses propres pensées sur la confiance, il n'en sait rien mais ce n'est pas utile pour le moment n'est-ce pas. Trouvant utile d'ajouter, tout en haussant les épaules :
"J'ai toujours aimé les papiers, les livres, ce sont les seuls trucs que je range." Comme si le Nephilim n'avait pas déjà vu son appartement et le désordre pouvant y régner même si l'autre jour, le bordel était léger et non massif. Oh oui bien sûr qu'il relève ce que Calixte lui a dit, à savoir qu'il aurait pu lire s'il l'avait voulu. Oui mais non comme il l'a déjà dit, c'est une forme de respect que de ne pas lire ce qui ne lui appartient pas.

Enfin les choses sérieuses arrivent et le jeune loup réfléchit mais ne dit rien sur le moment, se contentant de chercher les ressemblances entre les deux hommes. Un père que le Nephilim ne connaît pas. Comment le Shadowhunter pourrait aller bien ? On pourrait dire qu'il pue la tristesse même. Dimitry ne peut pas se mettre à sa place ayant connu ses deux parents mais il sait ce que c'est de ne plus pouvoir voir sa famille. Deux ans qu'il n'a revu ni ses parents, ni ses grand-parents, ni ses quelques amis d'enfance. Sa propre tristesse n'a pas lieu d'être alors il se concentre encore plus sur Calixte, observant brièvement sa main. Avant de lui sous-entendre qu'il veut l'histoire entière. Le laissant agir et réagir comme il le souhaite, prendre son temps avant de se lancer.

Le loup le quitte encore moins du regard quand le Nephilim prend la parole, se calant un peu mieux sur sa chaise pour écouter l'histoire. Prenant des notes mentales à mesure qu'il parle, bien malgré lui son esprit se met à carburer à tirer des lignes pour essayer de joindre le peu de choses qu'il peut savoir. Le nom d'abord "Luke O’Cahan" le fait tiquer mentalement. On pourrait dire une statue si par moment, Dimitry ne hochait pas la tête pour dire qu'il suit ou s'il ne lâchait pas un "hm" pour inviter Calixte à poursuivre quand il le sent faiblir. Même l'interruption ne le fait pas remuer plus, à peine s'il suit du regard ce qu'il se passe, bien qu'il se tende un peu à l'intrus. Ne se détendant que lorsqu'ils sont de nouveaux seuls. Encourageant le Nephilim à poursuivre avec un léger sourire. "Parabatai" un mot qu'il a plusieurs fois entendus surtout ces derniers temps mais dont il ne comprend pas la signification. Calixte en arrive au passage sur Valentin et la seule chose qui sort de la bouche de Dimitry est un grognement. Oui il en a entendu parler et pas que par Herschel d'ailleurs...

Est-ce un trop plein d'empathie, alors qu'il a senti les différentes émotions de Calixte à mesure qu'il a parlé, ou autre chose mais Dimitry bouge enfin pour se redresser à moitié. Juste ce qu'il faut pour atteindre Calixte et venir poser une de ses mains sur celle du Nephilim. Un geste incroyablement doux et délicat pour lui. Un soutien muet à l'intention du Shadowhunter. Je suis là, je te comprend, tout ira bien, tu vas finir par le retrouver. Cela ne dure qu'un instant avant que le jeune loup ne reprenne place sur sa chaise, s'intéressant au thermos apporté plus tôt. Du café. Amen. Il s'en sert une tasse et propose d'un signe de tête à Calixte de lui remplir la sienne. Quand enfin sa voix se fait entendre.

- Bien. Déjà je suppose que oui mais as-tu pensé à comparer l'écriture de la lettre que tu avais reçu à celle de Herschel ? Est-ce que cela a de l'importance, oui et non, ça aiderait à savoir à quel point le vieux loup pouvait être lié avec le père de Calixte. Disons qu'il y a plusieurs options qui lui viennent en tête "Je sais qu'il a pas mal voyagé et me semble qu'une fois il m'a parlé du Taj Mahal." Mais bon le vieux loup était si discret sur sa vie que Dimitry n'a eu que quelques informations au compte-goutte. "Et du côté de ta mère ?" Calixte n'en a pas parlé mais il a besoin de savoir ce qu'il en est même s'il pressent que ça ne doit pas être joyeux de ce côté là aussi. "Tu as parlé d'un parabatai, j'ai entendu plusieurs fois ce terme mais qu'est-ce que ça veut dire ?" Oh le loup a d'autres choses et idées en tête mais il ne veut pas aller plus loin pour le moment. Surtout que finalement il pose ses questions comme si c'était déjà établit qu'il va aider Calixte dans son enquête. Oui sans même lui demander son avis. Une enquête quoi ! Dimitry ne peut pas passer à côté même si c'est lié à ce putain de monde obscur qu'il n'aime pas du tout. En attendant d'avoir les réponses à ses quelques questions, le jeune loup sort son propre paquet de cigarettes pour s'en allumer une nouvelle. Dans ses yeux, on peut clairement lire que son esprit est déjà au travail.

Avec un questionnement bien plus personnel qui lui vient en tête, est-ce à cause de Valentin ou de ce Luke ou encore de l'Inquisitrice que le vieux loup a disparu du jour au lendemain il y a un an de ça ? Surtout que le pire dans sa disparition c'est qu'il semble l'avoir programmée, sinon pourquoi se serait-il arrangé pour que l'appartement finisse au nom de Dimitry ? Mais alors pourquoi, le vieux loup n'a quasiment rien emporté avec lui ? Une espèce de cavale ? Quelqu'un sur ses traces ?...


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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Jeu 19 Oct - 18:24


At dawn I would be there. At midnight too
Calixte & Dimitry



Y’a-t-il réellement des libertés pour nous. Chaque Chasseur est cueilli, comme un fruit mûr, éduquer de sorte à nous faire devenir des tueurs de démons. Non. Je ne crois pas avoir connu la liberté, celle où personne ne vous surveille. Je m’en approche, chaque jour, chaque heure. Oui. J’ai toujours fait partir d’une unité et celle-ci fait partie de moi, pourtant, de moins en moins. Se faire trahir par ses propres semblables, rien que ça aurait dû me faire partir. Mais au fond de moi, est-ce que je le voulais. Est ce que je voulais me jeter dans un monde, pas si inconnu que ça, sans ressource où être un néphilim solitaire était pire qu’être un démon… À vrai dire non. Je profite agréablement de ma situation. Aldertree ne pouvait rien me faire. L’inquisitrice et le conseil me soutenaient au vu des avancées de mon enquête. Qui sais, j’aurais peut être une place tout en haut, ou deviendrait directeur… Non. La paperasse me faisait chier. De toute façon, quand je l’aurais retrouvée, qui dit que je ne partirais pas… Ce sentiment de liberté, je crois qu’il me dévore. Il veut sa place dans ma vie. Il sort parfois, comme… Comme avec lui. Ce sentiment, il était bien présent. Ne pas penser aux conséquences, faires ce qu’il veut, quand il veut… Avec qui il veut… La sensation est grisante et pourtant on est loin de tout ça. Je n’ai pas encore la possibilité de faire ce choix, réellement. Mais une chose est sûre. Je me foutais totalement d’Idris et de sa politique vis-à-vis du monde obscur. À choisir, je les préfère à cette bande de politique pareil au pire que ceux des terrestres. Peut être que je le choisirais lui… Son monde… Je secoue intérieurement la tête. Recentre-toi Calixte !

Ma conscience vient me jouer des tours. Idris était un monde d’élite où le moindre faible était envoyé à l'abattoir et personne ne faisait rien… Rigueur. Discipline. Organisation. Analyse. Un peuple. Une armée. Tss… Mille ans et aucune évolution, tout cela était effrayant. Vivre comme on le voulait, découvrir ce que l’on souhaite, art, musique, et toute ses choses que les terrestres apprécient… Je les enviais. Après tout, il n’y a que nos runes qui nous différencient d’eux. Aussi vulnérable. Aussi… Faible ? Ouais. Certainement au vu des nombreux Chasseurs incapables d’avoir des émotions et de tirer leur force de celles-ci. J’esquissais un semblant de sourire pour réagir à la révélation du loup. Un point commun, lui aussi était livres et paperasse… Même si moi j’étais littéralement bien plus maniaque au vu de mon éducation sévère, ou tout objet à sa place, où tout doit être rangé. Le vide. L’espace. L’importance de ne pas voir ta personnalité à travers ton lieu de vie… Toutes ses choses qu’on m’avait apprises, qu’on nous avait apprises. Certains garder celui-ci en estime, d’autre évoluer différemment. J’étais plutôt de la première catégorie, penchant même à l’extrême.

La photo était récente pour une personne qui découvrait mon père pour la première fois. Moi. J’avais l’impression qu’elle en avait quatre cents ans de plus. Les questions recommençaient à revenir alors que j’avais réussi a les faires taris. Comment était-il maintenant ? En vie ? Mort. Crevant dans une fosse ? Avec ou sans son parabatai. C’était mon parrain tout de même. Tss… Barbe ? Où pouvait-il se raser ? Mince ? Musclé ? Fatigué ? En forme… Arghh… Je n’en avais plus que marre de sentir ma faiblesse de ne pas le trouver. Un peu d’aide là haut, c’est un des vôtres… Tss. Un sourire discret se créa sur mes lèvres. Sentait-on mon certain malaise face à cette photo et la personne qu’elle montrait ? Certainement. Un loup comme lui, même jeûne devait sentir une différence flagrante. Les secondes se transformaient avec facilités en minutes… Le temps me semblait long durant ce court moment. Est-ce ces mains, son regard, son expression qui m’a sorti de cette boucle ? Ses mains douces sur les miennes, le regard rassurant, l’expression de compréhension. Toute ses choses avaient agité quelque chose en moi de profond, mais mon regard empli d’une certaine mesure de tristesse, se baissa pour observer le geste d’attention, court, mais bien présent. Le frisson qui me parcourra et se logea dans le creux de mon dos ne fut pas agréable… Je me demandais si cette attention était vraie. Méfiance. Quelle connasse celle-ci.. Je redressai la tête, souriant, subtilement, juste pour le remercier, un merci silencieux comme je savais le faire dans ce genre de moment…

Je reculai mes mains quand les siennes partirent rejoindre leur emplacement originel. Je poussai ma tasse du bout de doigts, me redressant en suivant dans ma chaise. Je n’écoutais, presque, pas totalement. Quelques choses d’autres happait mon attention… Pourtant, en entendant d’une oreille distraite ce qu’il avait à dire, je crois, que le loup réussit à me remettre en face, un peu comme toute à l’heure… J’inspirais et repris la parole, déjà pour le remercier et enfin apporter une réponse à sa première question. « Tous les documents sont rentrés dans une base de données, et chaque ajout se recoupe avec ceux déjà enregistrés. Si cela avait été le cas, si cela avait été son écriture, je l’aurais su depuis le début... » je soupirais, sortit de la pile la fameuse lettre, ainsi qu’une autre et enfin l’analyse entre les deux. Je m’avançais, posant mes avant-bras sur la table. Un magnifique rectangle rouge montrait la concordance à quatre-vingt-dix-sept pour cent entre les deux lettres, ainsi qu’un nom. Un nom assez surprenant d’ailleurs. Je tapotai de l’index, montrant le fameux résultat. Je lui tendis les deux documents, me redressant. « Je suppose qu’il l’a écrit et que quelqu’un la glisser dans ma chambre à Bombay…»

Ah oui… Herschel au Taj Mahal. Ce n’est pas étonnant… Les rapports du vieux loup étaient passionnants. Son écriture était tout autant magnifique.... L’attaque du pont avait été une perte si intense pour notre communauté que je ne savais toujours pas quoi penser de ma découverte il y a quinze ans sur lui… Je soufflais. Le vieux loup ne devait même pas lui avoir dit. C’était assez dure pour lui, mais de le dire était une autre affaire. « Avant de travailler directement avec l’Enclave, couvrant mon père durant son infiltration, Herschel était son agent de liaison.» . Je sortis d’un autre dossier, une photo, plutôt vieille, de mon père et de… lui. Herschel. Je l’a glissa sur la table… Herschel et mon père étaient jeunes tous les deux, en tenue noire de combat, le rouquin contre le brun, marqué de la tête au pied, un large sourire sur leur visage. Mon père n’avait que 5 ans d’écart avec Herschel. Je regardai attentivement la réaction du jeune loup. Je savais qu’il ne serait pas plus surpris que cela. J’ajoutais en suivant : « Et avant ça… Ils étaient tous deux Chasseurs… » Je laissais le silence s’installer. Ajouter quelques choses serait néfaste à ce moment précis.

Lorsqu’il me posa la question pour ma mère, le pincement au coeur fut un peu plus intense, la douleur dans le bas de mon dos aussi. Je me mordillais la lèvre par réflexe face à une question déstabilisante… Je devais reprendre le contrôle de mon état qui commençait sérieusement à être négatif. Je souris et annonça : « Jusqu’à preuve du contraire, elle réside dans une urne... » Que dire de plus de toute façon ? Je déviai tout de même le regard. Parler de mon père aller encore, car je n’avais pas la preuve que je devais faire face à un deuil supplémentaire. Non. Je ne le savais pas encore. Je soupirais à nouveau, préférant cette nouvelle question à la précédente. Je pris ma tablette et sortis du codex des runes, celle des parabatai. Je soulevai et vint poser l’écran à côté de la photo de Herschel et de mon père. « Être parabatai c’est être marqué entre deux chasseurs. Ont créé un lien entre les deux personnes, ont devient son égale, son âme jumelle. C’est un acte qui nous fait devenir plus que des frères. Nous ressentons les émotions de notre partenaire. C’est un moment très important et plutôt rare, car seules la mort ou la transformation en une créature obscure annulent la rune du Parabatai. » expliquer cela, c’était tellement difficile.

Pour moi, je trouvais ça magnifique, mais je préférais la solitude. C’était ainsi. De toute façon, je ne pense pas que sur cette terre, un chasseur aurait voulu de moi comme partenaire jusqu’à la mort… Toutes ses questions de la part du loup, je sentais bien la curiosité de celui-ci et son intérêt à m’aider. Je le voyais bien…  


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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ Mar 24 Oct - 14:52
At dawn I would be there. At midnight too.
Maniaque, Dimitry ne l'a jamais été même petit quand ses parents lui demandaient de ranger sa chambre, il y avait toujours un truc ou deux qui traînaient. Déjà à l'époque le jeune loup n'aimait pas que tout soit parfaitement ordonné, il déteste cette sensation de vide et de froid qu'une pièce peut avoir quand tout est à sa soit disant place. Cela manque de chaleur, d'un bout de l'âme de celui qui vit là. Alors oui il y avait toujours quelque chose qui traînaient pour montrer qu'il vivait là, pour montrer un bout ou un autre de sa personnalité. Souvent un livre par ci et par là dans sa chambre et tout aussi souvent un livre ou deux dans le reste de la maison, quand il ne s'étalait pas partout dans le salon pour faire ses devoirs au lieu de le faire dans sa chambre. Un vêtement ou deux aussi, par contre cela, ça rendait sa mère folle. Là dessus il n'a pas changé et ses fringues reflètent toujours son côté je m'en foutiste, il aime ses jeans un poil trop grand, ses tee-shirt en tout genre la plupart avec une impression et ses chemises à carreaux. Même ses cheveux sont toujours en vrac. Bref le jeune loup respire la liberté, la désinvolture et tout ce qui peut aller avec et cela lui va parfaitement puisqu'en général les gens le jugent à ce qu'il daigne montrer de lui.

Tout ça parce qu'il a expliqué à Calixte qu'il n'y a que les livres qu'il range ainsi que les papiers même si là encore il a toujours un livre ouvert quelque part dans son appartement. Trouvant important de souligner qu'il est loin d'être quelqu'un d'ordonné et qu'il ne risque pas de faire mentir ce que l'on dit sur les loups et leur côté bordélique. Contrairement aux Shadowhunters, Dimitry le sait qu'ils sont élevés dans une rigueur pire que militaire et il déteste cette froideur ambiante et nul doute que leur éducation ne les aide pas à ne pas prendre les autres de haut. Rien que là, malgré les papiers sur la table, on la sent cette froideur, cette rigueur ou encore comme tout à l'heure quand Calixte a tout rangé, cela aurait pu attendre mais non bien sûr que non.

Enfin cela n'a plus aucune importance alors que le Nephilim lui montre la photo de son père et bien sûr que pour le loup la photo est récente mais il ne sait pas de quand. Il ne peut pas le définir, il verra cela plus tard d'autant plus quand Calixte se met à lui raconter son histoire. Ou du moins une partie de celle-ci. Et là pour une fois le jeune loup se tient tranquille et écoute tout de bout en bout sans l'interrompre. Triant les informations capitales dans son esprit. Bien sûr qu'il sent le malaise s'étant emparé du Shadowhunter, c'est en réflexe de pure empathie qu'il vient poser ses mains sur les siennes. Lui montrer qu'il le comprend et qu'il est là, que tout ira bien. Oui il peut sentir à quel point retrouver son père est vital pour Calixte. Et ce qui est important pour Calixte, l'est aussi pour toi mec, chantonne son inconscient. Ferme la je ne t'ai rien demandé et ce n'est pas vrai, c'est juste que son histoire me touche. Mais oui, mais oui.

Bien sûr que Dimitry a raison de faire taire la petite voix dans sa tête, après tout il porte aussi le secret nocturne d'un autre loup. Et le jeune loup sera toujours là pour Kaz, pour l'aider dès qu'il en aura besoin, il n'y a rien de différent entre les deux. Bon d'accord il y a une grosse différence entre les deux mais là n'est pas l'important. L'important est qu'il ne peut pas ignorer la détresse qu'il ressent même s'il le voulait, comme Kaz aime le lui répéter "tu aimes aider les autres". Malheureusement le loup a raison. Surtout qu'aider Calixte revêt un attrait particulier puisqu'il s'agit en plus d'une enquête alors forcément son esprit analytique d'ancien futur journaliste prend le dessus. Et Dimitry décrète qu'il aidera le Nephilim coûte que coûte même si celui-ci ne lui a pas demandé officiellement son aide.

Alors Dimitry se lance et pose ses premières questions dans l'ordre qui lui semble le plus important à lui. Ce qui ne serait peut-être pas le cas de tout le monde mais eh il s'agit de lui là. Et bien entendu, il attend les réponses tout en tirant sur la nouvelle clope qu'il s'est allumé. D'abord concernant le vieux loup, Dimitry hoche la tête en écoutant puis en regardant ce que Calixte met sous ses yeux. Oui il voit d'accord. Attrapant sa tasse de café tout juste servi, il la porte à sa bouche tout en observant Calixte, avalant sa gorgée et reposant la tasse...Bordel à deux secondes près, le loup se serait étouffé avec le café ou il en aurait craché partout. Attrapant rapidement la nouvelle photo tendue, il l'observe passant son doigt sur la silhouette bien reconnaissable du vieux loup..."Pardon ?! J'ai mal entendu là ?!" Pitié Calixte dit moi que tu ne viens pas de me dire que mon mentor était comme toi avant. "Remarque....ça expliquerait bien des choses..." Comme pourquoi un putain de loup-garou a autant aimé lui faire la leçon sur les Shadowhunters et l'importance de leurs devoirs. Ou encore pourquoi il était aussi proche de l'Inquisitrice...Putain ! Ce qui ne passe vraiment c'est que Herschel ne lui ait jamais rien dit...

Enchaînant sur ses autres questions pas certains de comment devoir réagir, il ne quitte la photo des yeux qu'en entendant Calixte répondre pour sa mère. Dimitry pourrait en retrousser le nez tellement le Nephilim sent la tristesse. Au moins cela a le mérite de lui faire perdre ce début de colère. "Désolé Calixte." Peut-être que le Nephilim sentira à quel point il est sincère avec ses deux mots. Ou peut-être que non. C'est le moment de poser sa dernière question la plus urgente, ce qu'il fait. Le jeune loup finissant par reposer la photo des deux hommes sur la table, non sans un soupir pour reporter son attention sur le Shadowhunter et sa tablette. C'est plus fort que lui mais Dimitry passe ses doigts sur l'écran, retraçant la rune que Calixte lui montre tout en écoutant sa réponse. Cela semble si intime, si particulier, au dessus de tous les liens existants possibles que le loup connaît. Soufflant assez bas un : "Soulmate" C'est l'effet que l'explication lui donne. Enfin peut-être pas tous les liens, seules les marques lupines semblent similaires. Marquer son partenaire avec ses crocs -ou juste ses dents- le marquer comme sien même si le vrai marquage n'est que dans le cas des couples. Pas comme les marques qu'il peut faire dans l'action avec certains de ses partenaires, comme avec Kaz. Ou comme Calixte lui a fait l'autre jour. Est-ce un des deux souvenirs ou les deux qui lui fait avoir un sourire ? Même lui ne le sait pas. Avant qu'il ne fronce les sourcils et relève la tête. "Tu en as un de parabatai ?" Pourquoi cette question le démange et pourquoi l'idée même de la poser le dérange ? Et pourquoi s'il entend un oui, il sait qu'il va haïr cette réponse ?

Le loup secoue la tête pour chasser cette pensée fugace qui n'a rien à foutre là. Sérieusement qu'est-ce qui lui a pris de poser la question ? Cela n'a rien à faire dans la discussion et encore moins dans l'enquête, ni dans les questions que Dimitry voulait pouvoir poser ensuite. Si bien qu'il ajoute rapidement avant que Calixte ne puisse répondre "Désolé, ma question est trop personnelle, j'aurais pas dû la poser. Donc tu disais que ton père a disparu avec son parabatai, sur celui-ci tu as des informations ou pas du tout ? Je veux dire est-ce que tu as tenté de mener une double enquête ? Je me doute qu'il n'y a que ton père qui compte mais s'ils sont aussi proches, en trouver un peut te faire trouver l'autre. Quant à votre Inquisitrice, je la connais mais elle est franchement bizarre, d'ici qu'elle cache encore des informations sur ce qu'il s'est passé. Non parce que je voudrais pas dire mais te filer carte blanche comme ça, ça pue une raison cachée. Ou alors elle avait un faible pour ton père ou son parabatai va savoir." Ou comment noyer le poisson de sa question mal venue et qui le met mal à l'aise sous un flot de paroles. Même si les dites paroles recentrent les choses sur la disparition de ce Luke. "Donc le vieux loup est le dernier à l'avoir vu, ce qui pourrait expliquer qu'il soit parti comme ça surtout si ton père est infiltré dans ce merdier. Je le vois bien savoir être suivi et partir en lâchant une fausse piste. Vous avez réussi à chopper un des hommes de Valentin et l'interroger ? Je suppose là encore que oui mais bon."

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(#) Sujet: Re: SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too ♦ 
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SUJET #10 DIMITRY ♥ At dawn I would be there. At midnight too
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