& Annalyne | L A T E
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& Annalyne | L A T E
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(#) Sujet: & Annalyne | L A T E ♦ Dim 20 Nov - 12:08
L'alcool ne résout pas les problèmes. Ceci dit, l'eau et le lait non plus.
Annalyne C. Ásgrímonn - 709 mots

 
S
aluant ses deux collègues infirmières, certain de laisser la jeune maman et ses rejetons entre de bonnes mains, Loëvann se dirige d’un pas lourd vers la salle du personnel. Comme dans un immuable ballet, il se lave soigneusement les mains, se débarrasse de sa blouse et la plie parfaitement avant de la glisser dans son casier. Sans même prendre le soin de verrouiller le cadenas – après tout, qu’on la lui vole, sa blouse, elle est trop petite – il attrape son blouson de cuir pour se protéger de l’air frais de la nuit et sort rapidement de la pièce.

En passant la porte de service de l’hôpital, il cligne des yeux, agressé par la lumière trop vive du New York de nuit. La ville qui ne dort jamais. Pourtant, vu son degré de fatigue, il ne dirait pas non à quelques économies d’électricité et à quelques panneaux publicitaires de moins. Juste quelques-uns.
Presque comme un réflexe de survie, il dégaine ses lunettes de soleil de sa poche. C’est peut-être ridicule en pleine nuit, mais après presque 24 heures de garde sans dormir, il est exténué. Gare à celui qui viendra se frotter à lui, tout bien élevé qu’il est, les zones les plus civiles de son cerveau se sont endormies il y a plusieurs heures déjà. Il est plus en pilote automatique qu’autre chose.

Enfonçant ses mains dans les poches de son blouson, il marche vers son chez-lui qui l’attend. Malheureusement pour lui, en choisissant une maisonnette avec jardin pour élever sa fille quelques années plus tôt, il a emménagé loin de l’hôpital. Et c’est dans ces moments de profonde fatigue qu’il regrette le plus ce choix. Ce qui ne l’empêche pas, en se réveillant tous les matins, de se féliciter de cet excellent investissement. Tout est dans la demi-mesure, paraît-il.
Refusant de héler un taxi par peur de s’endormir comme une bûche dedans, il emprunte son chemin quotidien. Il a depuis longtemps abandonné l’idée de se déplacer en voiture dans les rues de la Grosse Pomme ; non seulement il a toujours été nul au volant d’une voiture, mais en plus les trajets ici mettent trois fois plus de temps qu’à pied. Même les bus et les taxis ont droit à leur lot d’embouteillage quotidien. Et c’est bien plus amusant de regarder les grimaces des automobilistes enragés coincés entre deux voitures à l’arrêt. Ça a au moins le mérite d’égayer le trajet du grand brun.

Jetant un coup d’œil à sa montre – un récent achat totalement compulsif, mais rendu possible par presque 40 ans d’économies fructifiantes – il s’avise de l’heure tardive. Ou plutôt matinale. 1h 41. Le monde médical est parfois sans pitié. Souvent, même. Mais au moins, il peut maintenant profiter de ses trois jours de repos, récompenses pour la série de gardes de nuit effectuées en début de semaine. Ce rythme lui a toujours permis de s’occuper correctement de sa Princesse, et c’est tout ce qu’il a jamais demandé.
Sur son chemin, son regard toujours protégé par les verres teintés est attiré par un délicat jeu de lumière, loin de la luminosité agressive de la rue. La devanture d’un bar dont le nom lui dit vaguement quelque chose, certainement un des établissements dont sa fille lui a parlé. Proche de l’âge adulte, c’est elle la professionnelle des sorties dans la famille. Mais pour une fois, il compte bien inverser la donne. Peu importe le regard étonné qu’il récoltera au petit-déjeuner le lendemain matin.

Il pousse la porte et enlève, ravi, ses lunettes de soleil. La lumière est tamisée et pas trop agressive, juste ce dont il avait besoin. L’ambiance, plutôt cosy, n’est pas trop bruyante vu l’heure. Les quartiers de New York sont vidés des touristes, il ne reste que les habitués pour dénicher ce genre de petit bar passé minuit.
Passant une main dans ses cheveux courts comme pour en gommer la fatigue, il s’approche du bar et opte pour un siège. A peine voit-il la serveuse blonde se tourner vers lui, il affiche un franc sourire et passe commande.
Bonsoir, mademoiselle. Je voudrais bien un café. Serré. Et si vous pouviez y rajouter une pointe de rhum, vous me feriez définitivement apprécier cet endroit charmant.
Tout en désuétude et en politesse, comme à son habitude.
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(#) Sujet: Re: & Annalyne | L A T E ♦ Dim 27 Nov - 0:20


"Late"

Je veux croire que les bonnes choses arrivent pour une raison, et que nous ne sommes pas juste un tas de molécules fonçant les unes sur les autres.



Annalyne n’avait pas eut une journée des plus palpitantes. Elle avait passée la matinée à dormir, comme toujours. En même temps, quand on quittait son boulot assez tard, il était clair qu’on avait assez de mal à quitter son lit avant midi, et la blonde ne faisait pas exception à la règle, loin de là même. Elle adorait dormir. Ou plutôt traînasser dans ses draps en repoussant l’instant du lever, chose que les années n’avaient pas changés. Mais bon, même si on aimerait bien, il est malheureusement impossible de rester éternellement au lit, alors du coup, il avait bien fallut qu’elle se décide de se lever. Et de s’enfiler un cupcake comme petit déjeuné. Elle était devenue dingue de ces pâtisseries depuis qu’elle les avait découverte, il y a de cela plusieurs années. Depuis les années 1950 si ses souvenirs étaient exactes. Ça faisait donc plus de soixante ans qu’elle en mangeait pratiquement tous les jours. L’avantage d’être une Créature Obscure, c’est qu’elle ne prenait pas un gramme. Bon après elle ne mangeait pas que ça non plus hein, quand même. Les fraises, c’était son deuxième pêché mignon, et aussi les veloutés de légumes. En fait la blonde n’était pas vraiment difficile côté nourriture. Avec un bon verre de vin, tout pouvait être avalé sans problème. Mais bref, après son petit déjeuné sucré, la sorcière avait reçue quelques clients chez elle pour leur tirer les cartes. Les Terrestres, qu’est ce qu’ils pouvaient être amusants quelques fois. Anna ne savait pas lire l’avenir à proprement parler, mais son amie Solange lui avait enseignée l’art des cartes, qui était accessible à n’importe quel Enfant de Lilith. Il fallait juste savoir les lire, ce qui n’était pas franchement évident. Ça lui avait prit une décennie entière pour tout mémoriser, et même si ses prédictions étaient assez vagues, au final, elles finissaient toujours par se réaliser. Pourtant, elle ne s’était jamais tirée les cartes pour elle même, sans savoir tellement pourquoi. En fait, elle n’était tout simplement pas curieuse de connaître son avenir. Ou peut être qu’elle en avait peur. Il faut dire que ça faisait un moment que les ennuis ne lui avaient pas sautés au cou. Mais avec ce qu’elle entendait dire dans le Monde Obscure, et surtout après sa discussion avec son ami Raphael, les choses étaient sur le point de changer.

Ce n’était pas le retour de Valentin en lui même qui effrayait Annalyne, mais plutôt le fait qu’il était en possession de la Coupe Mortelle. Il fallait le dire, ce n’était pas bon signe du tout. Déjà, il allait semer un nombre inconsidérable de cadavres Terrestres derrière lui, mais en plus, il allait agrandir son armée, ce qui voulait dire, encore plus d’ennemis à combattre. Et encore plus de gens qui pourraient lui tomber dessus à n’importe quel moment. C’était pas pour rien qu’elle avait blindée son appartement de protections et de boucliers magiques, ainsi que le bar dans lequel elle travaillait. Mais ce n’était pas pour autant qu’elle en était entièrement rassurée. Après tout, le Cercle pouvait bien lui tomber dessus quand elle rentrait chez elle, ou lors de ses balades à Central Park, de jour, comme de nuit. Les Terrestres étaient tellement… Aveugles, qu’elle pouvait bien se faire tuer en pleine rue, aucun d’eux ne bougerait le petit doigt. Du coup oui, l’islandaise était constamment sur ses gardes. Mais elle sortait quand même parce qu’il le fallait bien. Et parce qu’elle ne voulait pas faire la même bêtise que la dernière fois, à se retrouver enfermée dans une maison complètement paumée au milieu de l’Islande en attendant que ça se passe. La fuite, c’était pas la solution. Et puis en plus c’était chiant à mourir. Au moins, quand elle travaillait, Anna s’occupait l’esprit, elle se sociabilisait. Et se fondait au milieu des Terrestres, ayant quelques fois même l’impression d’en être une, malgré son accent prononcé et sa façon de parler qui pouvait la trahir. Mine de rien, on avait beau essayer de se fondre dans la masse, avoir vécue à plusieurs époques et dans plusieurs pays différents n’aidaient pas tellement. Enfin au moins quelque chose qui était resté commun à toutes les générations de Terrestres: ils savaient s’amuser. C’était déjà ça!

Ce soir là pourtant, il n’y avait pas eut grand monde au bar. En même temps, c’était le plein milieu de semaine, pas vraiment le soir où les gens sortaient, et ce n’était pas non plus le jour de déboires pour les étudiants. Ça, ce serait dans deux jours, comme chaque semaine. Du coup, la nuit avait été un peu longue, et Annalyne était bien contente de pouvoir rentrer chez elle dans une heure. Mais, il lui restait encore une heure à tuer, et il n’y avait plus grand monde, mis à part un couple qui se roulait des patins depuis trois quarts d’heure dans un coin de la salle, l’un des habitués qui allait bientôt laisser tomber sa tête dans son verre, et une petite bande de jeunes qui se sentaient tout puissant parce qu’ils allaient sécher leurs cours du matin. Enfin bon, pour l’instant, personne n’avait besoin d’elle, alors la blonde s’occupait en nettoyant le bar, rangeant certaines bouteilles, remettant les verres à leur place. La fatigue commençait à se faire sentir, mais pas assez pour qu’elle sorte sa petite potion miracle de son sac. Ben quoi? C’est une sorcière, elle savait se concocter quelques petits trucs sympas quand elle en avait besoin. Il n’y avait pas de raisons pour qu’elle n’en profite pas elle même. Surtout que les boissons énergisantes des Terrestres… Sérieusement, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus efficace. Elle était d’ailleurs en train de ranger les verres à vin, en s’applaudissant intérieurement pour avoir pensée à mettre des talons, cette fois, quand un homme s’installa au bar. Et ce n’était pas un habitué. En fait, Anna était persuadée de ne l’avoir jamais vu. Mais elle pouvait sentir son aura. Une Créature Obscure. Pas quelque chose de franchement étonnant. Après tout, elle n’était pas la seule à se mêlée aux Terrestres.

Elle se dirigea alors vers lui pour lui permettre de passer commande, un léger sourire un peu fatigué tout de même, s’affichant sur ses fines lèvres. « Bonsoir, alors, qu’est ce que je vous sers? » Sa réponse l’étonna. Enfin, ce n’était pas la commande en soit qui l’avait étonné, mais plutôt la façon dont elle avait été faite. Il faut dire qu’Annalyne n’en avait pas vraiment l’habitude. Et c’était plutôt un instant assez plaisant en réalité. La blonde avait l’impression d’être de retour dans les années 20, quand les hommes avaient encore un minimum de respect pour les femmes. Ou de respect tout court en fait, ce qui devenait de plus en plus rare. Les Terrestres savaient peut être toujours faire la fête mais pour le reste… Ça laissait à désirer sur certaines choses. « Je vous sers ça tout de suite! » Anna s’activa alors comme elle en avait l’habitude. Depuis le temps qu’elle travaillait ici, elle savait manier la machine à café comme personne, surtout parce qu’elle s’en servait pour elle aussi, c’est bien vrai. Une gorgée de rhum, un peu de sucre de cannes pour en relever le goût, et le tour était joué. Café servit! « Et voilà pour vous! Vous désirez peut être une pâtisserie? Les parts de tarte sont délicieuses. » Elle avait pas vraiment l’habitude de faire ça, mais elle ne parlait pas non plus souvent avec des Créatures Obscures. Enfin, mis à part Raphael à qui elle rendait régulièrement visite… La plupart du temps, elle était avec des Terrestres. Terrestres avec lesquels elle ne pouvait pas parler librement. Et puis même avec Raphael d’ailleurs… C’était son ami oui, elle lui faisait confiance, mais elle aimerait bien aussi pouvoir avoir une loooooongue conversation avec sa plus vieille amie Solange? Mine de rien, on dit qu’on ne fait pas de privilèges, mais en réalité, c’est pas vraiment le cas. Il y a toujours cet ami qui passe en priorité et à qui on fait beaucoup plus confiance qu’aux autres, c’était comme ça.

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(#) Sujet: Re: & Annalyne | L A T E ♦ Dim 27 Nov - 18:28
L'alcool ne résout pas les problèmes. Ceci dit, l'eau et le lait non plus.
Annalyne C. Ásgrímonn - 834 mots

 
A
fin de protéger sa fille, il a toujours eu très peu de contact avec le Monde Obscur. Pour être franc, il n'a en fait jamais été très proche de ce monde. La fée qui l'a volé à la maternité monégasque ne lui a révélé sa nature qu'à ses 15 ans. Il avait toujours vécu aux côtés des humains normaux, ne s'embarrassant plus de ses petites différences, qu'il prenait simplement pour des traits distinctifs qui avaient au moins le mérite de le rendre unique.
Avec son diplôme, il a toujours travaillé auprès des Terrestres. Il ne s'est jamais protégé de la communauté fée, pas plus à Los Angeles qu'à New York. Pour protéger sa fille, il s'est caché loin de ce Monde. Bien que cela ne suffise plus à la garder à l'abri, il a pris 60 ans de retard, et ce n'est certainement pas en quelques mois qu'il parviendra à rattraper tout ce temps perdu... Si toutefois il en a envie.

C'est donc avec surprise, en détaillant davantage la serveuse - d'un air purement curieux, ce serait mal le connaître que de penser que les charmantes blondinettes sont à son goût - qu'il remarque qu'elle n'est pas normale. Enfin. Pas aussi normale que les trois-quatre autres clients du bar, tout du moins.
Entre Créatures Obscures, on se reconnaît. Pas forcément au premier coup d’œil, pas nécessairement dès les premiers instants, mais une sorte d'instinct vieux comme le monde permet à Loëvann de se rendre compte que la jeune serveuse est toute aussi Terrestre que lui est Président de la République. Si Milénie était avec lui, elle le féliciterait très certainement chaleureusement pour enfin renouer avec ses origines.

Alors qu'il l'observe avec un sourire en coin dompter la machine à café, il a tout le loisir de se rendre à quel point elle semble adaptée à ce lieu. Ce n'est pas une fée, il ne voit nulle trace d'oreilles pointues semblables aux siennes. Pas non plus une vampire, elle a les joues délicatement colorées, et pas seulement à cause de son léger maquillage. Et certainement pas une Chasseuse d'Ombre; il ne se mélange que peu aux Terrestres, ne les estimant que très peu.
Il lui reste donc deux choix : une Sorcière ou une Louve. Sans détacher ses yeux de la demoiselle, il accueille son café avec un sourire resplendissant. Le Saint-Graal, après cette éprouvante journée.

Merci infiniment, mademoiselle. Il est des plus agréables d'être chouchouté de la sorte.
Il porte la tasse à ses lèvres, se décidant enfin sur l'identité de la jeune femme. Sorcière, sans aucun doute. Et au moins aussi âgée que lui. Le commun des mortels le regarde avec des yeux ronds comme des soucoupes lorsqu'il parle. Là, elle a simplement manifesté un léger air de surprise, mais ne le dévisage pas comme s'il venait d'un autre monde. Donc suffisamment vieille pour avoir connu une ancienne époque où les jeunes hommes traitaient leurs homologues féminines de façon correcte.
Et les loups-garous vieillissent normalement. CQFD.
Je vais vous faire confiance, lorsqu'on maîtrise aussi bien les arômes caféinés, on ne peut qu'avoir un goût exquis dans le choix des pâtisseries.
En plus, il est plutôt gourmand. Ayant abandonné l'idée de se nourrir de viande depuis déjà de longues années, il a redécouvert avec plaisir le goût du sucre. Et, plutôt que de se droguer à l'alcool où à d'autres substances illicites, il a opté pour le saccharose. Ce qui est nettement plus politiquement correct.

Lorsqu'elle lui apporte sa part de tarte, il se fend d'un énième sourire. Malgré la fatigue, l'ambiance cocooning de l'endroit a un effet particulièrement positif sur son humeur. D'autant plus qu'il est rarement de mauvais poil, ayant compris avec les années que prendre la vie du bon côté était nettement plus bénéfique que l'inverse.
Il jette un regard alentours. Le bar est presque vide, et la personne la plus proche d'eux semble sur le point de commencer à parler à son verre encore plein d'un liquide ambré empestant l'alcool fort. C'est bien ce qu'il disait. Presque vide.
Cela fait bien longtemps que je n'ai pas vu de sorcière se mélanger autant à la foule New-Yorkaise... Suis-je resté centré sur ma petite vie trop longtemps pour ne pas me rendre compte d'une telle tendance, ou dois-je ajouter l'altruisme à vos nombreuses autres qualités ?
Car, pour Loëvann, c'était précisément d'altruisme qu'il s'agissait. Les Créatures Obscures, et encore plus les Sorcières ou les Fées, munies de puissants pouvoirs, pouvaient parfaitement vivre en autarcie complète. Le fait de se mêler aux humains et de travailler à leurs côtés témoignait à minima d'une farouche volonté de rester proche de toutes ces pauvres personnes aveuglément menacées par les frasques du Monde Obscur.
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(#) Sujet: Re: & Annalyne | L A T E ♦ Mar 6 Déc - 15:24


"Late"

Je veux croire que les bonnes choses arrivent pour une raison, et que nous ne sommes pas juste un tas de molécules fonçant les unes sur les autres.



Cela faisait un moment qu’Annalyne n’avait pas croisée de fée. En fait, ce n’était pas quelque chose de vraiment étonnant étant donné que ces derniers vivaient en communauté dans leur propre monde, si on peut dire ça comme ça. Mais il arrivait d’en rencontrer, en de rares occasions, même si la blonde ne se souvenait pas exactement des circonstances de la dernière fois qu’un tel événement lui était arrivé. Si ses souvenirs étaient exactes, en tout cas, elle se souvenait que c’était une chose qui s’était produite dans les années 40, quand elle s’ennuyait un peu. Et en vérité, elle s’était très souvent ennuyée dans cette décennie. Ce n’était pas celle qu’elle avait préféré, c’était clair. Peut être qu’en fouillant dans ses journaux chez elle, elle arriverait à retrouver ce jour là, avec une description un peu plus exacte. Mais bon, elle n’avait pas ses journaux sous la main alors… Elle pouvait pas tellement se remémorer le passé pour l’instant. De toute façon, il était très rare pour elle de réouvrir ses écrits et se replonger dans son passé. Ça lui arrivait bien sûr, mais dans des circonstances particulières, par exemple, lors de l’Insurrection. Même si elle se trouvait relativement en sécurité à ce moment là, elle n’était pas certaine de survivre au Cercle, et surtout, elle était persuadée que le monde était sur le point de changer. Et oui, elle, cette sorcière immortelle, avait bien crut que son heure était arrivée, alors elle était retournée dans son passé, revivant à travers ses écrits ces événements qui avaient constitués sa vie. Mais la mort n’était pas venue toquer à sa porte, et elle avait finalement rangée tous ses ouvrages qu’elle gardait dans l’une des pièces de son appartement, avec tous les anciens vestiges de son passé. Anna n’était pas certaine que toutes les Créatures Obscures fassent cela, en fait, elle pensait même qu’elle était certainement la seule à faire ce genre de choses, en dehors de son amie Solange, mais garder cette pièce non loin d’elle la réconfortait. Après tout, son passé faisait partit d’elle, et tous les événements qu’elle avait vécue faisait d’elle la femme qu’elle était aujourd’hui. Alors oui, elle ne voulait pas oublier ces choses là, même les moments douloureux. Surtout ceux là en fait. C’est avec les épreuves qu’on se forge le caractère après tout.

Et c’était bien grâce à ces années de vie sur cette Terre qu’elle avait immédiatement repéré que l’homme qui venait d’entrer dans son bar n’était pas un Terrestre. C’était quand même pas mal pratique pour les sorciers cette histoire d’aura, même s’il fallait de l’entraînement pour maîtriser ce genre de choses. Mais c’était un peu comme tout, on ne faisait pas de fumée sans feu. Ce n’était pas pour rien que les sorciers les plus anciens étaient aussi les plus puissants. D’ailleurs, penser à ça faisait dériver l’esprit de la blonde vers ce jeune sorcier qu’elle avait trouvée et recueillit, Iago. Le pauvre, il avait pas vraiment eut de chance dans la vie, comme la plupart d’entre eux d’ailleurs. Et Annalyne ne savait pas si elle s’y prenait vraiment bien avec lui. Elle aurait voulut que son amie Solange soit là pour lui montrer la marche à suivre, après tout, c’était elle la spécialiste des sorciers en détresse. Mais en attendant son retour, Anna devait bien se débrouiller toute seule, et c’était ce qu’elle faisait. En improvisant totalement, mais pour l’instant, il n’y avait pas encore eut de catastrophe, alors elle pensait être sur le bon chemin. Au moins, elle ne craignait pas de partir travailler en le laissant seul chez elle, parce qu’il n’était visiblement pas du genre à détruire en essayant de contrôler ses pouvoirs, ce qui était une bonne chose. Et de ce côté là, il était totalement différent de la blonde. Elle avait mit un sacré bout de temps à éviter les catastrophes avec ses pouvoirs, surtout parce qu’elle était très impulsive, mais aussi parce qu’une grande colère et un immense désespoir sommeillait en elle à l’époque. Mais elle avait finit par vaincre ces sentiments, ou plutôt les affronter, et surtout, prendre en maturité.

Annalyne rapporta son café à son client Créature Obscure avec un sourire. Mine de rien, ça faisait du bien de croiser des gens de son univers au milieu de ce bar toujours bondé de Terrestres. Et oui, ce n’était pas le Pandémonium, alors les sorciers, vampires ou autres Créatures ne passaient pas par là très souvent. Enfin, quelques Shadowhunters venaient la voir de temps en temps, mais la plupart du temps, c’était pour lui demander un service, du genre, concocter une potion ou localiser quelqu’un dans la ville. En gros, c’était pour le boulot, mais la sorcière n’allait pas s’en plaindre, parce qu’elle s’arrangeait toujours pour être grassement payée. Après tout, son loft et toutes les choses qu’elle avait accumulée au fil des années ne s’étaient pas payées toutes seules. « Et bien, c’est quelque chose qui se perd de nos jours, alors j’essaye de perpétuer la bonté des temps anciens. » Oh oui, que la gentillesse et la bonté se perdait de plus en plus. C’était démoralisant d’ailleurs. La violence avait toujours été présente, du moins, depuis qu’Annalyne était née, elle l’avait toujours rencontrée. Mais par le passé, cette violence était compensée par cette galanterie, cette envie de faire le bien que possédaient beaucoup de personnes. Bien sûr, il y avait encore des gens qui agissaient de cette façon, mais malheureusement, ils étaient de plus en plus rares. « Je vous remercie pour le compliment. Mais sachez que le meilleur café que vous pourrez déguster se trouve en France. » Annalyne en connaissait pas mal sur le café, et sur le vin aussi. Il faut dire qu’en 150 ans, elle avait eut l’occasion de pas mal voyager et de découvrir les saveurs du monde entier. Après New York, c’était la ville de Paris qu’elle préférait, et elle s’y rendait régulièrement d’ailleurs, pour un week end, ou même une semaine de vacances, en fonction de son humeur. Elle servit alors une part de tarte à son interlocuteur. Tarte à la myrtille, ce soir là, l’une de ses préférées. Entre temps, elle régla la commande du couple qui les quittait, certainement par ennui, ou par envie de se retrouver seul pour prolonger cette nuit déjà pas mal avancée et qui arrivait bientôt à sa fin.

« Et voilà pour vous. Bon appétit. » Souriant à nouveau, Annalyne s’accouda au bar, non loin du brun, histoire de se reposer un peu, et surtout de soulager ses jambes qui commençaient à devenir lourde. Heureusement qu’elle ne vieillissait pas comme les Terrestres, elle ne savait pas si elle était capable de supporter une telle chose. Même si l’immortalité était considérée comme un fardeaux, c’était aussi un cadeau non négligeable, déjà par le fait de conserver un visage et un corps éternellement jeune, mais aussi pour toutes les choses qu’il y avait à vivre. En une vie, c’était très difficile d’absolument tout faire, en fait, c’était même complètement impossible. Alors quand l’éternité s’offre à nous, ce serait un peu idiot de ne pas en profiter pour découvrir le monde à travers les époques et de se forger des souvenirs aussi extraordinaires les uns que les autres. Annalyne tourna son visage vers l’homme-fée, et laissa un rire lui échapper. « Vous avez une trop bonne opinion de moi. Disons que je passe mon temps comme je le peux, mais rassurez vous, je ne suis pas une parfaite représentation de mes homologues sorciers, loin de là. » Même si elle se faisait payer ses services dès que ses pouvoirs étaient utiles, elle était loin de vivre comme la plupart de ses congénères. Il était très rare qu’un sorcier se mêle aux Terrestres autant qu’elle pouvait le faire. Après tout, il y avait des risques, et même elle en était consciente. Mais elle faisait ça depuis plus d’une certaines d’années maintenant, alors elle y était habituée. Et elle savait quand il était temps pour elle de partir pour se reconstruire une nouvelle vie ailleurs, avant de finalement revenir quelques années plus tard, mais dans un autre quartier. Après, ce n’était pas ce qu’elle préférait faire, et c’était bien pour cette raison qu’elle pensait à acheter ce bar, histoire de faire de New York sa véritable résidence permanente. « Et vous, ça fait longtemps que vous vivez parmi les Terrestres? » Et oui, Anna était curieuse. C’était certainement l’un de ses pires défauts, comme sa gourmandise dès qu’il s’agissait de cupcakes. Mais elle ne pensait pas que sa question soit indiscrète pour autant, même s’il lui arrivait encore d’avoir du mal avec la conception d’indiscrétion des Terrestres. Après tout, certaines questions restaient tabou, mais les gens exposaient toutes leur vie sur les réseaux sociaux alors… C’était assez compliqué tout ça, mine de rien, à comprendre. Surtout pour une femme qui était née à une tout autre époque que celle ci, et où la discrétion était de mise, et pour pratiquement tout.

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